Moutarde et Macaron

02 avril 2014

Le Monopoly de la gastronomie

Pour wikipedia, le but du Monopoly "consiste à ruiner ses concurrents par des opérations immobilières. Il symbolise les aspects apparents et spectaculaires du capitalisme, les fortunes se faisant et se défaisant au fil des coups de dés". Là d'un coup j'imagine que vous ne verrez plus du tout le jeu de la même façon la prochaine fois que vous y jouerez avec vos petits neveux ou votre grand-mère !

Je vous rassure, je ne vais pas vous parler aujourd'hui des drames familiaux engendrés par une simple partie de jeu (vous ai-je déjà dit que L'As des As est HYPER mauvais perdant même s'il refuse de le reconnaitre ?), ni disserter sur l'injustice profonde de la carte "aller directement en prison sans passer par la case départ", ni lancer un avis de recherche de l'édition dijonnaise du jeu après laquelle je cours toujours ...
Non, si je vous parle Monopoly, c'est pour vous signifier (uh uh uh) une tendance de plus en plus forte parmi les Chefs : coloniser progressivement une rue entière.

restaurant-monopoly1

Les règles du jeu

- Etre un jeune Chef s'installant dans son propre restaurant
- Attendre 2-3 ans, le temps d'avoir du succès, une reconnaissance de la sphère gastronomique et une liste d'attente chaque soir, puis monter, dans la même rue (donc juste à côté pour ceux qui auraient des problèmes de GPS!), une deuxième adresse plus bistronomique ou carrément tendance street food et sans réservation
- Après avoir de nouveau fait un tour entier du plateau de jeu et touché les 20 000 francs de la case départ (oui, mon Monopoly est toujours en francs), ouvrir, toujours dans la même rue, une troisième adresse plutôt façon bar à vins
- Si vous êtes vraiment très fort, monter aussi un hôtel

Les joueurs

Agés de 7 à 77 ans, avec un talent indéniable pour la cuisine et le commerce c'est sûr, ayant beaucoup voyagé pour s'imprégner des tendances des différentes sociétés. Le phénoméne est international et pas uniquement parisiano-centré (oui, Mlle Moutarde a des antennes déployées worldwide ;-))

Le gagnant

On serait chez les bisounours, je vous répondrais "tout le monde !"
En effet, le restaurateur y trouve naturellement son compte car il peut déployer les différents styles de sa palette culinaire et commencer à bâtir progressivement son empire (je vous rappelle que le Monopoly est un jeu capitaliste ! ;-)) tout en contrôlant au quotidien la qualité des différents établissements. Et, puisqu'on est dans un jeu à la Madoff, on va continuer avec un petit cours de microéconomie, la colonisation progressive d'une rue permet aussi au restaurateur de réaliser certaines économies d'échelle : commande groupée de marchandises, supervision centralisée dans l'établissement originel, une seule plaque de cuisson pour les différents établissements (non, à ce niveau ça devient du camping ...).
Mais, là où ça vous intéresse mes petits loulous, le consommateur aussi est gagnant ! Pourquoi ? Car les établissements secondaires peuvent bénéficier des "chutes" de l'établissement à côté et plus côté (bon ok, ça fait pas envie dit comme ça mais je n'ai pas trouvé d'autres moyens de le formuler ! En gros, si vous mangez - au hasard - du homard dans l'établissement gastronomique, vous pourrez vous régaler dans l'établissement bistronomique d'un délicieux plat à base de bisque de homard). Mais aussi car le consommateur peut, suivant sa bourse et ses envies, aller dans l'un ou l'autre des établissements et surtout, surtout, peut approcher et goûter la cuisine du Chef sans se cogner 4 mois de liste d'attente !! (oui, ça sent le vécu)

Les différentes versions du jeu

- version étoilée : Akrame rue de Lauriston. Le restaurant 2* au 19, le steackhouse Atelier Vivanda au 18 et Brut, la cave à vins et fromages au 22 !
- version foodista : Bertrand Grebaud avec le restaurant Septime (une des plus longues listes d'attente de Paris !) au 80 rue de Charonne, le bar à tapas de poissons Clamato au 81 et la Cave Septime à l'angle rue Basfroi
- version filière entière : Grégory Marchand rue du Nil. Le restaurant Frenchie au 6, le bar à vins juste en face, la version take-away anglo-saxonne (Frenchie to go) au 9 et les commerçants Terroir d'Avenir pour cuisiner chez soi !
- version internationale : à Lisbonne, l'étoile montante de la gastronomie portugaise, José Avillez a lui aussi dans la même rue - tenez vous bien-: un restaurant 1*, une adresse bistronomique, un café, une pizzeria et un take-away. Et comme Mlle Moutarde ne recule devant rien pour vous mes petits loulous, elle va partir en tant qu'envoyée spéciale sur place très prochainement. A suivre bientôt sur le blog ! (la tension est à son comble, le teasing Top Chef à côté c'est peanuts ;-)).

Le jeu alternatif

Un projet un peu dingue qui consiste à transformer complètement d'ici mai un quartier de Paris structuré autour de trois rues et à y implanter les boutiques de jeunes créateurs/chercheurs de mode, design, alimentation ou écologie. Le nom du projet ? Je vous le donne en mille : la Jeune Rue...

Je pense que vous avez compris où je voulais en venir, avec tous ces projets rusés, rupturistes et rutilants, pour être à la page, il faut désormais être à la rue ... On pourra simplement leur conseiller de ne pas franchir la rue-bicon ! ;-)

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28 février 2014

Roule boulette !

"Alors ouais j'me la raconte  
ouais ouais je déconne  
nan nan c'est pas l'école qui m'a dictée mes codes  
on m'a dictée mais le rap voila de la boulette  
sortez les briquets fais trop tact dans nos tetes"
(Diam's, "La boulette" extrait de l'album Dans ma bulle, 2006)

Alors oui, certains commencent en citant Hannah Arendt ou Pline l'Ancien, moi je commence avec Diam's, ça fixe tout de suite le niveau ...D'un autre côté, si l'un des deux premiers avait eu la bonne idée de parler des boulettes ou de faire un trait d'esprit à leur sujet, j'aurais été ravie de les citer !

Etrangement, si la boulette est encore loin d'être un sujet d'intérêt pour la littérature ou les Nobel, elle est actuellement sur (ou plutôt dans !) la bouche de tout bostro (bourgeois gastronome - petit rappel pour ceux qui ne m'auraient pas lu depuis quelques temps) qui se respecte. Car, Mesdames, Mesdemoiselles (ah non, on n'a plus le droit !), Messieurs, je vous l'annonce solenellement, la boulette, telle un jokari alimentaire, fait son grand retour dans notre paysage culinaire.

Pourquoi ? Parce que c'est complètement dans la tendance "pas de gaspillage alimentaire" (à l'origine les boulettes sont un moyen de recycler des restes de viande ou d'utiliser les bas morceaux), parce que c'est un principe aux déclinaisons multiples et parce que c'est ludique et donc un bon moyen de pacifier la tablée (enfants compris !) lors du diner.

Alors dans un souci sincère de vous éviter d'être complétement à l'ouest lors de vos prochains dîners mondains, voici le avant/après de la boulette sous tous ses angles (petite précision pour ceux qui auraient laché la géométrie en même temps que Sophie La Girafe, il s'agit d'un oxymore !)

La boulette au restaurant

as fallafel

Avant : on allait s'encannailler rue des Rosiers pour manger des boulettes de pois chiche chez l'indétrônable As du Fallafel (qui n'a d'ailleurs aucun lien de parenté avec notre cher As des As). C'était bon, c'était exotique mais toujours un peu (voire beaucoup) identique.

Après : boulette par ci, boulette par là, ah ça ira, ça ira !
Les chefs réputés l'ont réintroduite à la carte de leur restaurant sans avoir peur d'être taxés de repasse ou de radinisme (allez donc goûter la boulette fondante d'agneau du Limousin, côte snackée, jus d'un couscous, semoule de brocolis et de chou-fleur de Jean-François Piège chez Thoumieux : ça vous change la tristoune boulette en une rutilante boule à facettes!). 
Tendance actuelle à la boutique mono-produit oblige, un restaurant entièrement dédié à cette petite bille vient d'ouvrir dans le 11ème arrondissement de Paris. Sobrement intitulée "Balls" cette enseigne a, si l'on résume, une promesse simple et courte : "vous allez bouffer de la boulette !". Au  menu ? Uniquement des boulettes façon lego : on choisit sa boulette (poulet, porc, boeuf ou veggie), sa sauce (yaourt, tomate, ...), ses accompagnements et ... roule ma poule ! La table est vite devenue le nouveau repère de tous les bostros, confortant ainsi la boulette dans son statut de nouveau graal culinaire.

La boulette au supermarché

ball in box

Avant : grâce à Herta on le savait, "c'est bon d'avoir les boules !". La knacki (chef-d'oeuvre de naturalité au passage qui même après avoir passée 15 jours cuite au frigo a toujours le même aspect aussi lisse - plutôt que de s'injecter du botox, il faudrait s'injecter de la knacki !) en format bille est apparue (précision importante, c'est vraiment une bille et pas une saucisse cocktail). Grâce à elle, on transformait une soirée de loose en soirée de ... mega-loose ! (L'As des As, ô grand amateur de knackis devant l'Eternel, cadeau, c'est pour toi ! ;-))

Après : Fleury Michon investit le segment du snacking chaud et lance ses "Ball in box" ! Là encore, même principe que le restaurant Balls (en version un peu moins gastronomique quand même ...) : des boulettes à réchauffer, de la sauce, une petite fourchette et ça trempouille ! Raffinement ultime : deux goûts par boite (jambon/pomme de terre, boeuf/pomme de terre, kebab/pomme de terre - oui, il faut aimer la pomme de terre) pour une explosion de saveurs ...

La boulette pour les becs sucrés

Avant : le matin, on regardait le Manège enchanté, les Power Rangers ou les Pokemon (tout dépend de l'âge !) en mangeant des miels pops dans un grand bol de lait. Avec un peu de chance, on était tellement pris par le suspense insoutenable qu'on finissait avec une vague bouillie plus proche du Gloubiboulga que de joyeuses perles d'or dansant dans leur voie lactée.

Après : la boulette passe de la matinée au goûter et du français à l'anglais ! La folie des cake pops déferle sur la France vitesse grand V. Au début on roulait soi-même les cake pops dans ses petites mimines mais des moules à cake pops ont fleuri sur le marché, permettant ainsi de garder complètement impec' sa manucure Chanel. Plus amusant visuellement que gustativement mais parfait pour occuper les enfants !

La boulette au ciné

Avant : les doubitchous, c'est culte, on les revoit tous les ans et on les aime toujours autant (même Christophe Michalak en propose une recette !)

Après : L'Ile des Miam-nimaux, avec sa tempête de boulettes géantes et la voix de Cyril Lignac est LE dessin animé de ces vacances de février pour réconcilier parents foodista branchés et enfants gourmands.

Pour finir sur une note positive (plutôt rare en ces temps-ci ...), le moins que l'on puisse dire en 2014, c'est que ça marche comme sur des boulettes !

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01 février 2014

Est-ce vraiment mug-lich ?

Ne nous voilons pas la face, le mois de janvier est loin d'être le plus riant de l'année : l'euphorie des fêtes est passée, la 20ème part de galette sans avoir une seule fois la fève reste un peu en travers de la gorge, les oiseaux sont encore loin de chantouiller le matin et il est quand même un peu trop tôt pour compter les jours jusqu'aux ponts de mai.
Même les soldes, qui constituaient la seule perspective vraiment réjouissante de ce début d'année, ne sont plus vraiment ce qu'elles étaient à cause du principe des soldes flottantes ...

Mais on ne va pas se laisser abattre pour autant mes petits loulous ! Pour lutter contre la morosité ambiante il nous faut du confort sans effort mais aussi un peu de nouveauté. Donc on oublie la raclette ou la pizza supplément crème fraiche - certes réconfortantes et sans effort mais pas vraiment nouvelles - et on se concentre sur le mug cake !
Mug cake-sako ? Je vous rassure, pas de bug neuronal chez moi, le mug cake pourrait, dans un effort surhumain de francisation (je soigne ma candidature à l'Académie Française ! ;-)), se renommer mug-âteau.

Mug-cake : la génoise genèse

Cette mode, bien évidemment venue tout droit des Etats-Unis (y'a pas à dire, ils sont quand même assez champions dans ce créneau !), a l'avantage énorme d'en cumuler plusieurs :
mug-cake-le-livre- Gain de temps : grâce à la judicieuse combinaison du principe du "je fous tout en vrac dans la tasse" + cuisson au micro-ondes, le gâteau est prêt en 5 minutes top chrono (6 à la rigueur si vous habitez le château de Versailles et que votre micro-ondes a sa pièce dédiée à 10 kms de votre cuisine ...). Il faut bien reconnaître que, à côté, l'opéra ou le bavarois peuvent aller se brosser avec leur temps de montage et de repos !
- Economie de vaisselle : le principe du mug-cake étant de mettre tous les ingrédients dans une tasse, de remuer avec une cuillère, de faire cuire au micro-ondes et de manger avec la même cuillère que celle utilisée en étape 2, la partie "vaisselle" de la recette (souvent pas la plus réjouissante avouons-le ...) est réduite à portion congrue. Pour faire simple, même un homme peut faire un mug cake sans remplir l'évier d'une montagne de vaisselle et ça, c'est un petit pas pour l'homme mais un grand pas pour l'humanité !
- Plaisir : la version originale étant celle d'un gâteau mi-cuit au chocolat, soyons honnête, ça ne peut pas être dégueu ! (l'Académie française me pardonnera je l'espère cette trivialité ...).

Le mug-cake, comme l'immense majorité des tendances pâtissières venues des USA, n'a aucunement la prétention de nous proposer un plaisir élaboré et virtuose mais au contraire un plaisir régressif et réconfortant. "Straight to the point !" (bon là, je crois que l'Académie m'a définitivement radiée de ses listes, d'un autre côté, le vert académique ne me va pas au teint !)

La mugée en puissance

alsa mug cakVous pensez bien que quand la bise fut venue, cette recette triple A-vantages a conquis nombre de blogueurs, blogueuses et autres foodista. Et on a donc retrouvé ici le cycle de vie de chaque nouvelle mode "confort-food"

1. Naissance aux USA
2. Diffusion sur les blogs anglo-saxons puis français
3. Parution de livres consacrés au sujet (celui-ci en sucré ou celui-là en salé et même en version coffret ou livre-forme ...)
4. Industrialisation du produit (cette fois-ci c'est Alsa qui a dégainé le premier avec une préparation prête à cuire même s'il faut reconnaitre qu'ici la valeur ajoutée de la simplification est retreinte étant donné l'extrême simplicité initiale ...)

Ne manque à ce cycle que l'ouverture de la boutique mono-produit ou la reprise par une chaine de restauration rapide pour que l'on ait la totale !

La diversification (alimentaire bien sûr !) du mug-cake

Si la recette initiale était plutôt celle d'un gâteau mi-cuit (au chocolat, au praliné, au chocolat+beurre de cacahuètes+praliné pour les plus déprimés !), l'éternel esprit révolutionnaire français a bien entendu vite pris le dessus pour en proposer d'autres variantes sucrées et même salées.
Le principe reste le même (aucune vaisselle + cuisson au micro-ondes) mais les déclinaisons sont multiples.
Sous forme de crumble (comme ce mug-crumble) ou sous forme d'omelette (comme cette mug-omelette). Passez-les bornes y'a plus de limites alors nul doute que les plus téméraires se risqueront bientôt à d'autres classiques réinventés avec la combinaison gagnante : pas de vaisselle + cuisson au micro-ondes.
On parie que dans quelques années, la blanquette de Mamie (qui avait déjà connu un révolution avec la cocotte-minute) deviendra so easy sous forme de mug-blanquette ?

Le mot de la faim

Enfin, avant que vous ne vous régaliez vous aussi de vos mug-préparations, petite précision linguistique pour éviter les incidents diplomatiques : certes "mug" en anglais signifie aussi bien "tasse" que "tronche" en langage courant.
Néanmoins, mug cake n'a jamais signifié "tronche de cake' ! ;-)

NDLA pour les courageux qui ont fait l'effort de lire ce billet jusqu'au bout : le titre est un jeu de mot germanophone (et donc je suppose incompris par la grande majorité de la population mais je m'en fiche c'est mon blog, je fais du nivellement par le haut si je veux!). "
Möglich" (prononcé meuglich) signifie en allemand "possible". Donc en gros, le titre c'est : "le mug-cake est -ce vraiment possible ?" Je vous rassure, vous avez environ un mois pour vous remettre d'un tel jeu de mots !

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05 janvier 2014

Mes (vraiment) bonnes résolutions

Comme au début de chaque année, il est de bon ton de prendre des résolutions, j'ai envie, pour ouvrir 2014, de prendre moi aussi de bonnes résolutions. Sauf qu'il faut être honnête, je ne les tiens en général JAMAIS plus de 15 jours ... (vous imaginez sinon combien je serais parfaite si depuis 27 ans je m'améliorais chaque année un peu plus ? ;-))

Alors ok pour prendre de bonnes résolutions mais cette fois-ci de vraiment bonnes, savoureuses et délicieuses résolutions, bref, de celles que je n'aurai pas (trop) de mal à suivre ;-)

1. Ne plus dire "pâté croûte" mais bien "pâté EN croûte" (c'est les années "gones" qui ont laissé des traces...)
2. Aller tester la pâtisserie de Jean-François Piège (oui - shame on me, je n'ai pas encore eu le temps d'y aller. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître ça m'arrive de travailler de temps en temps !)
3. Arrêter de prendre un air dégoûté quand l'As des As mange ses knackis froides en parlant de "gourmandise" (dire qu'on a le même patrimoine génétique...)
4. Ne plus prendre systématiquement le même plat que j'aime et que j'adore quand je vais plusieurs fois dans un même restaurant mais tester aussi les autres plats (faire ressortir mon côté aventurière quoi !)
5. Laisser une chance aux autres de manger du Ritter Sport Alpenmilch et ne pas faire une OPA systématique sur toutes les tablettes (si j'étais honnête, je devrais prendre la même résolution avec les escargots Lanvin ... mais faut pas pousser non plus !)
6. Manger un peu plus de viande rouge (oui, je sais, ce n'est pas vraiment le discours mainstream mais croyez-moi, au regard de mon volume de consommation annuelle, je peux LARGEMENT doubler !)
7. Laisser une chance de survie aux homards au lieu d'avoir systématiquement les papilles en furie à la vue de mes petits amis (vu la couleur de la carapace, ça compte comme une viande rouge ?)
8. Réfléchir à deux fois avant de manger une grosse glace dehors en plein hiver alors que je suis déjà enrhumée simplement parce que "c'est trop bon" (et le Toplexil et l'Advil après, c'est trop bon aussi ?!)
9. Être un peu moins maniaque des miettes (non, ne nous voilons pas la face, ça ce n'est vraiment pas possible)
10. Continuer à croquer la vie ! :-)

Et vous mes petits loulous, que vous souhaitez en ce début d'année ?
Une bonne louche d'optimisme, quelques cuillères de rire et de bonne humeur, un zeste d'audace, une pincée de réussite et, à plus court terme et plus concrètement, ... la fève dans la galette !

Petit bonus pour bien commencer l'année (décidément, ma générosité me perdra !), 10 photos correspondant à 10 souvenirs gourmands de 2013 et dont je ne vous ai pas forcément parlé sur ce blog avec, de gauche à droite et de haut en bas :
1. Une excellente Gelateria (découverte grâce à Edda) avec notamment une glace ricotta et zestes d'agrume absolument extraordinaire d'équilibre (à en manger des hectolitres !)
2. Un gaspacho chez Thoumieux couronné d'une quenelle de glace à la moutarde
3. Un jambon persillé home made (avec ce qu'il faut de chablis, de persil et d'ail parce qu'on est bourguignon ou on ne l'est pas !)
4. Un agréable déjeuner au Jardin de Plumes d'Eric Guérin à Giverny avec ce bel oignon comme un clin d'oeil aux fleurs des jardins de Claude Monnet
5. Une glace au thé matcha chez Toraya qui n'a rien à voir avec tous les trucs colorés vaguement en vert et qu'on appelle "matcha"
6. La traditionnelle marinade des fruits secs du Berawecka qui marque le coup d'envoi des préparations des festivités de fin d'année
7. Une omelette norvégienne pour 5-6 convives mangée à 3 parce que "faut finir, on ne peut pas la garder jusqu'à demain !"
8. Un homard qui ne doit pas vraiment se rendre compte du piège dans lequel il est tombé ...
9. De la vraie eau de coco, pour un apéro d'été dans le jardin (Vavaï peut aller se brosse !)
10. Une profiterole chez Roellinger avec une glace vanille absolument hallucinante. Du lait cru, un mélange de vanilles dont Roellinger a le secret : la meilleure glace vanille jamais mangée à ce jour !! (et pourtant, j'en ai goûté des glaces !)

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