Comme je vous l’expliquais dans mon billet précédent (juste en dessous de celui-ci pour ceux qui auraient loupé un épisode ! :-)), on observe une tendance générale vers d’avantage d’épure et de simplicité en cuisine.

Le billet précédent faisait un focus sur cette tendance dans la gastronomie, celui-ci s’intéressera aux industries de l’agro-alimentaires (IAA pour les intimes !).

S’il est facile pour un palace de valoriser un produit aux qualités organoleptiques exceptionnelles (mais avec un prix lui aussi souvent exceptionnel …), on peut se demander comment font concrétement les industriels pour concilier deux attentes parfois antinomiques des consommateurs, à savoir qualité du produit et prix raisonnable.

Cette tendance à d’avantage d’épure et de simplicité dans l’industrie agro-alimentaire se manifeste de deux façons majeures.

1)      Développement de recettes « propres »

Recettes propres parce qu’avant elles étaient sales ? ;-)

Non, je vous rassure, les normes d’hygiène ont toujours été très strictes ! On entend par recette « propre » une recette avec une liste d’ingrédients courte et simple à comprendre (en gros, comme le ferait la fameuse « ménagère de moins de 50 ans » chez elle !).
On tire donc un trait sur tous les ingrédients obscurs (E bidule, émulsifiant, arôme artificiel et autres consorts) et on valorise le peu d’ingrédients utilisés dans la préparation : on va à l’ESSENTIEL !

La prochaine fois que vous irez dans votre supermarché, vous pourrez ainsi regarder comment Marie rédige sa liste s’ingrédients, comment Yop met en valeur sa nouvelle formule ou comment Fleury Michon a carrément appelé son nouveau produit « 5 essentiels » avec un pack qui met bien en avant les 5 ingrédients principaux de la recette.

 

 pub Marie

pack essentiels

 

 

 

 

 

 

2)      Mise en valeur de la matière première

Eh oui ! Montrer qu’on travaille avec des ingrédients de qualité n’est pas réservé qu’à la gastronomie ! Les industriels aussi essaient de rassurer sur la qualité de leur produit (tant organoleptique que « nutritionnelle ») en affichant clairement la provenance de leur matière première (comme le font, à une autre échelle, les grands restaurants en indiquant sur leur carte par qui l’agneau a été élevé ou par quelles mains attentionnées les légumes ont été sélectionnés – Joël Thiebault si tu m’entends … :-)).

Et concrètement dans votre caddie ? Taillefine pour ses nouveaux fondants ne parle plus de 0% ou de calories mais met en valeur son « cacao de Tanzanie » ou « sa vanille de Madagascar ». Dans la même veine, la biscuiterie Saint Michel rassure sur la qualité des produits de sa nouvelle gamme en précisant que tous les ingrédients viennent de France. Enfin, plus récemment, on a vu se développer la Marque « Mon petit producteur » (aussi bien au rayon des fruits et légumes que des produits laitiers) qui nous précise carrément par qui et où les produits ont été cultivés, photo à l’appui !

 taillefinepetit producteur