Samedi dernier s'est tenu le goûter parisien chic n°12 ... Oui mais les onze autres me direz-vous ? Les onze autres ont tout simplement été narrés sur les blogs de Pascale et Stéphanie. En effet, depuis un an, elles se retrouvent une fois par mois pour partager un thé dans de grandes adresses parisiennes chics et intemporelles. Pour clore ce premier cycle de goûter, elles avaient décidé d'inviter quelques-uns de leurs lecteurs (merci encore à elles pour cette initiative !). D'habitude, je ne gagne jamais mais, pour une fois, la chance m'a été favorable et j'ai été invitée, en compagnie de Rose, Eva et Ariane à ce goûter.

Le lieu ?
Un petit indice ...

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Cette façade ne vous rappelle-t-elle rien ? Oui, vous ne rêvez pas ! Le goûter parisien chic n°12 a eu lieu au Plaza Athénée à la rencontre des pâtisseries du très médiatique Christophe Michalak et de son talentueux bras droit Jean-Marie Hiblot.

Et que se passe-t-il quand 6 blogueuses se retrouvent pour goûter ensemble ?

DSCN0961ça popote (de cuisine mais pas que !), ça rigole, ça prend des photos à tout va (Rose en pleine action !) et surtout, ça déguste !
Chacune d'entre nous a pris un thé (leur carte est d'ailleurs assez variée) puis vient le moment tant attendu de l'arrivée du chariot de pâtisseries aussi beau que bon ! Pascale et Ariane ont toutes les deux choisi le mille-feuille à la vanille et au sirop d'érable, Eva la religieuse au caramel au beurre salé, Stéphanie le Red Flower, Rose un entremets de la saison automne-hiver 2011/2012 et moi une part de galette (parce que j'adore ça et que je n'avais toujours pas eu la fève malgré 4 tentatives - mais je dois reconnaitre que la probalbilité d'avoir la fève au Plaza était plutôt faible ...).


Evidemment, gourmandes que nous sommes, nous avons goûté chacun des entremets pour nous faire un avis global (toujours ce sens du sacrifice si caractéristique de la blogueuse ! :-)). Eh bien je dois dire que j'ai été très agréablement surprise. En effet, pour moi Christophe Michalak, c'était un peu le jeune premier de la pâtisserie : un beau gosse très médiatique plus connu pour ses allures de mannequin et ses réalisations spectaculaires visuellement que pour le goût final ... Eh bien je dois reconnaitre que mon jugement était un peu sévère et qu'il mérite d'être connu non seulement pour son look mais surtout pour ses gâteaux ! Dans l'ensemble, tout était vraiment très bon mais, comme je sais que vous l'attendez, voici le détail par pâtisserie !

millefeuille plazza- Mille-feuille vanille et sirop d'érable : présentation étonnante car le mille-feuille est présenté sur la tranche, sans doute pour une découpe plus facile. Un bel ensemble (même si ce n'est pas mon préféré) : une crème délicate à la vanille et au sirop d'érable dont le côté léger et évanescent en bouche contraste bien avec la pâte feuilletée incroyablement croustillante et fondante. Au début, on sent surtout la pâte feuilletée au bon goût de beurre (comme dans un sablé breton) puis la crème s'impose au fur et à mesure pour laisser une note finale de sirop d'érable.


red flower plazza- Red-flower : entremets emblématique de Christophe Michalak ici décliné dans une version pomme cassis. Avant tout, ce gâteau est un petit bijou d'esthétisme. C'est très surprenant car ce dessert a un goût de .. Dragibus ! Ce goût est tellement déroutant (car presque chimique !) que je ne me souviens ni des textures ni des impressions progressives. Pour être très honnête, je n'ai mangé qu'une bouchée mais cela m'a suffit car j'aurais très vite saturé.


gateau collection 2011-2012 plazza- Entremets chocolat/marron/noix de coco (je n'ai plus le nom précis en tête) : très bon mais pas renversant. Les parfums s'accordent bien et le chocolat est excellent mais cela reste somme toute un dessert assez classique sans le petit plus qui fait la différence entre un bon et un excellent dessert !

 

 

religieuse caramel plazza- Religieuse Caramel au beurre salé : là encore, une réalisation emblématique de Michalak. Et là, c'est vraiment "waouh !!". Comme a si bien dit Eva (qui avait pris la religieuse) : "ça ferait aimer le beurre salé à quelqu'un qui n'aime pas !". C'est absolument délicieux : la complémentarité entre la texture du chou et l'onctuosité de la crème est parfaite et surtout le goût est impeccable : un vrai goût de caramel mou (sans le côté amer que peuvent avoir certains caramels un peu trop cuits) et la pointe de beurre salé fait saliver juste ce qu'il faut pour avoir une envie irrépressible d'y replonger la cuillère ! Michalak mérite vraiment d'être connu pour cette religieuse (pour moi, le gâteau le plus abouti de ceux que nous avons mangé)

 
galette plazza- Galette des rois : je suis une inconditionnelle de la galette (surtout de frangipane en fait) donc j'ai décidé de tester celle du Plaza même si c'est un dessert plutôt "classique". Eh bien je n'ai pas été déçue ! Non seulement, comme vous pouvez le voir sur la photo, j'ai eu la fève (après 4 tentatives infructueuses me voilà couronnée - au sens propre du terme - au Plaza, l'apothéose ! :-)) mais surtout la galette est très bonne. La pâte feuilletée a une belle texture (ce n'est pas la même que celle du mille-feuille, la cuisson est moins poussée pour laisser la dominante à la frangipane) et la couche de frangipane est généreuse. Mais surtout le goût est absolument extra ! En effet, la galette est servie à température et non réchauffée ce qui permet à cette fameuse frangipane de développer tous ses déliceux arômes d'amande sans être "écrasée" par le côté beurré de la pâte feuilletée qui a tendance à dominer quand on fait réchauffer la galette. Croyez-moi, c'est une des meilleures galettes que j'ai jamais mangées ! (et je ne dis pas ça uniquement parce que j'ai eu la fève :-)).

Le mot de la fin /faim ?

Délicieux à tous points de vue.

Le cadre à la fois majesteux et intemporel, le service prévenant sans être trop présent, les pâtisseries pour la plupart vraiment très bonnes (même si, pour moi, on ne retrouve pas partout l'excellence et le twist créatif d'un Hermé ou d'un Conticini), les conversations plus que réjouissantes avec mes acolytes, ... Ce fut vraiment une délicieuse parenthèse de quelques heures dans le rythme quotidien souvent effréné.

Affronter la dure réalité de l'avenue Montaigne a été bien difficile après ! ;-)