01 juillet 2014

A vanille et framboise

J'arrête tout de suite les esprits les plus médisants : non je ne suis pas inculte, oui je sais que le titre de la chanson de Boby Lapointe est "Avanie et framboise". Mais voyez-vous, j'ai mangé beaucoup plus de glaces à la vanille ou à la framboise que de glaces à l'avanie !

Bref, ce préambule pour vous expliquer qu'en ce début d'été, je vais vous parler d'un incontournable des journées ensoleillées en total cohérence avec le titre ci-dessus: la glace à la vanille.

Rassurez-vous, je ne vais pas fatiguer vos cerveaux déjà complètement ramollis par la chaleur en vous faisant un billet exhaustif sur les glaces à la vanille du marché (nous y serions sinon encore en septembre et je pense que ni vous ni moi ne voulons passer notre été devant un écran !).
Voici donc une présentation complètement subjective de quelques nouveautés, vous verrez il y en a pour toutes les gousses et les couleurs ! (jeu de mots de l'As des As qui tient à sa propriété intellectuelle ...)

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Vanille ... pour les papilles : Vanille noire

Cette adresse de Marseille est une véritable pépite (ou plutôt gousse) pour les amateurs de glace.
Fabriqués de manière complètement artisanale et avec la juste dose de sucre (ni trop ni trop peu), tous les parfums méritent d'être goûtés. A deux (avec Mme Audrey, la mère spirituelle de ce blog !), nous avons pu tester : sorbet abricot, sorbet cassis, glace yaourt, glace vanille, glace fraise et glace amandes (oui, nous étions en petite forme ;-)).
Mention toute particulière pour la glace à l'amande, dont le goût subtil évolue tout au long de la dégustation, et le sorbet abricot qui restitue de manière absolument parfaite la texture de la chair, son parfum et sa pointe d'acidulé.
Et vanille noire pourquoi ? Car il s'agit, en termes de classification de vanille, de la plus qualitative : très humide et grasse, son parfum est exceptionnel (manque de chance, le jour où on y est allé, il n'y en avait plus !).

magnum dolce gabbana

Vanille ... pour les brindilles : Pistachio white

Deux paradoxes dans un même produit : une glace à la vanille nommée "pistachio" et une collaboration entre les couturiers italiens Dolce&Gabbana et une marque de glace ... américaine (sacrilegio !).
Pour les 25 ans de la marque Magnum, le duo de la mode a en effet créé une glace en édition limitée qui réjouira les foodistas : une glace à la vanille avec inclusion de pépites de chocolat et morceaux de pistache, recouverte de la coque caractéristique des Magnum ici en version chocolat blanc.
Disponible a priori dès le début du mois, cette glace est aussi paradoxale dans ses effets : s'en offrir une permet certes de s'acheter un produit Dolce et Gabbana sans avoir à s'amputer d'un bras ; s'en offrir plusieurs réduit cependant la capacité à rentrer dans leur robe ! (et un bras en moins n'y fera rien ...)

carte d'or dame blancheVanille ... pour Camille : Carte d'Or "façon glacier" saveur Dame Blanche

La dame blanche étant un de mes desserts préférés, il était strictement normal que cette glace me revienne.
Je vous rassure néanmoins:
1. Toutes les autres glaces précédemment citées sont AUSSI pour moi (oui, j'étais déjà très partageuse dans la cour de récréation ;-))
2. Cette glace vanille pourrait aussi être pour les familles étant donné que c'est la plus facilement trouvable dans les supermarchés.

En effet, pour cet été, Carte d'Or, l'un des leaders de la glace en GMS, lance une gamme "Façon Glacier" (ah bon, parce que leurs autres glaces avant c'était "Façon boucher-charcutier" ?).
Le propos ? Plutôt des recettes façon coupe de glace que glacier (si le marketing de Carte d'Or me lit ...) mêlant à la glace traditionnelle des inclusions et des sauces. Six parfums en tout sont proposés dont un "Saveur Dame Blanche" (mon préféré ! comme diraient les apéricubes) avec une glace à la vanille enrichie d'une sauce au cacao (et non au chocolat) et d'éclats de noisette et de chocolat.
Ne nous voilons pas la face, il ne s'agit bien évidemment pas d'une dame blanche d'anthologie mais cela peut toujours sauver en cas de fringale glacée quand tout est fermé.

Enfin, pour les esprits les plus chagrins qui même durant les fortes chaleurs ne fondent pas pour la glace, voici, pour vous éviter de faire une tronche de cake tout l'été, une recette toute récente mais qui ne va pas manquer c'est sûr de faire le tour de la blogosphère : le cake à la glace !
Déjà vu ici ou , sa simplicité va vite en faire un incontournable de vos vacances quand les ustensiles des locations ou la motivation viennent à manquer : de la glace + de la farine + un peu de levure + 30 minutes de cuisson et c'est tout bon ! (ça marche aussi avec la lettre du dessous...)

Bon maintenant que vous avez toutes les glaces en main mes petits loulous, je vous laisse, je vais profiter de l'été pour goussiper un peu ! ;-)

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05 mai 2014

Tout nouveau, tout bon ?

En mai, fais ce qu'il te plait ? Que d'optimisme mes petits loulous ! Le mois de mai est au contraire souvent l'heure des questions existentielles : quel(s) jour(s) de congés poser pour profiter au maximum des jours fériés ? Quelle couleur de valise choisir pour bien la repérer sur les tapis de l'aéroport ? Va-t-on enfin pouvoir faire un barbecue ce week-end ? Et surtout, comme tous les ans sur ce blog, LA question que tout le monde se pose : quelles sont les nouveautés de ce printemps au supermarché  ?

Une fois de plus, ne reculant devant rien, j'ai chaussé mes baskets pour parcourir, en long, en large et en travers les rayons du supermarché (le marathon de Paris c'est tellement surfait !) et vous livrer ici les dernières nouveautés. C'est donc parti pour une petite revue de nouveautés où l'on parle plus mayo que maillot !

Rayon "Prends en de la graine"

délice de chanvreSi le kale ou les graines de chia font tomber en pâmoison toute foodista qui se respecte, le it-ingrédient nutritionnel de ce printemps qui a germé des longues séances de brainstorming de l'industrie agro-alimentaire est très clairement la graine. Symbole d'élément nutritionnellement intéressant (car complet et non raffiné - mais pas grossier ! - et source d'oméga - oh my god !), les marques mettent de la graine partout : dans les produits panifiés (ce qui est encore assez logique) mais aussi ... dans les yaourts !
Francine propose ainsi maintenant une farine de blé aux graines de lin issus de la filière Bleu-blanc-coeur (en valorisant les oméga 3) et une farine de blé enrichie de céréales et de graines. La Boulangère commercialise quant à elle désormais des baguettes viennoises aux céréales et graines. Et attention, cerise sur le gâteau ou plutôt graine sur le dessert, Sojade vient de lancer les premiers desserts aux graines de chanvre pour "profiter de tous les bienfaits du chanvre et de son petit goût de noisette" ! (dixit la marque ...) Au choix pour vraiment bien en profiter deux parfums : framboise-fraise ou chocolat ... Je crains que cette idée ne parte vite en fumée !

Rayon "Eat-bag"

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En lecteur assidu de ce blog, vous savez déjà que le segment "snacking" des IAA se développe de plus en plus ces dernières années pour répondre à l'évolution de nos modes de vie actuels. Même si, pour le dire poliment, on est complètement à la ramasse en comparaison avec des pays comme l'Angleterre ou l'Allemagne, la tendance printemps/été de la collection snacking est clairement le bag double effet kiss cool avec non seulement le sandwich ou la salade ... mais aussi le dessert. Avantages ? Simplifier la vie au consommateur (trop dur et trop long d'aller d'abord chercher le plat puis le dessert!) et augmenter le prix de vente moyen.
Différents choix de sac s'offrent à vous en fontion de vos humeurs et de vos envies : façon minaudière avec la formule repas Bonduelle (une salade, un morceau de pain et un dessert en partenariat avec Bonne Maman), façon sac de sport avec le bag de Sodexo (3 sandwichs + 1 cookie) ou façon panier en osier avec la formule Mix Buffet (une salade + un paquet de TUC). Les couverts étant déjà souvent inclus dans l'offre, nul doute que les prochaines nouveautés seront la fourniture de la nappe à carreaux et du rince doigts !

Rayon "Chaud cacao" (Vous allez avoir la chanson en tête toute la journée, ne me remerciez pas, c'est cadeau ! ;-))

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Pour le finish de ce marathon supermarché quoi de mieux qu'un peu de sucres rapides pour fournir un peu (voire beaucoup ...) de carburant ? Ainsi, même si Pâques est passé, voici des nouveautés au praliné et au chocolat en veux-tu en voilà !
Version lactée, avec la marque Cacolac (que les moins de 20 ans connaissent beaucoup moins que les plus de 50 ans) qui, pour fêter ses 40 ans, non seulement s'offre un nouveau look mais aussi une nouvelle déclinaison. Si la version chocolat est toujours autant une petite madeleine, la nouvelle version praliné-noisette espère elle évoquer le paris-brest !
Version glacée et façon "ça s'en va et ça revient" avec Michel et Augustin. Quelques années après avoir été arrêtées, les vaches givrées reviennent cette année en force avec deux parfums : noisette et éclats de meringue ou vanille et coulis de caramel.
Version OVNI (pour ne pas dire WTF...) pour Panzani qui lance des boites de raviolis sucrés. Le principe ? Un ravioli avec un fourrage sucré et une sauce pour compléter. Là encore, vous aurez le choix (si vraiment vous voulez goûter ...) entre ravioli banane/sauce chocolat ou ravioli fraise/sauce vanille. Aucune communication à l'heure actuelle sur le site de la marque pour indiquer le mode et les occasions de consommation. Nul doute que ce soit au petit-déjeuner, au goûter et en dessert tellement c'est bon ! ;-)

Pour finir ce billet en apothéose, en tant que dijonnaise pur jus et vraiment parce que je vous aime beaucoup mes petits loulous, je vous offre une top exclusivité/scoop/breaking news : Amora se diversifie et se lance dans la confiture ! ;-)

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20 mai 2013

Collection supermarché printemps/été 2013

Heureusement que mon blog n'est pas un blog météo sinon le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il prendrait l'eau !

Alors aujourd'hui, à défaut de rayon de soleil on va faire une veille de rayon ! En effet ce blog (et son auteur par la même occasion), malgré une fâcheuse tendance à dériver essentiellement vers la gastronomie ne se nourrit pas que de homard, restaurants étoilés ou produits de foodista seulement référencés au Bon Marché. Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, moi et mon blog on mange aussi des petit-suisses, des légumes surgelés ou des tablettes de Milka ! Et donc, comme environ une fois par an, je vous propose aujourd'hui la balade touristique la plus exotique qui soit : une promenade au supermarché à la découverte des nouveautés !

Bien entendu, je ne vais pas ici vous faire la liste exhaustive de toutes les nouveautés (sinon, c'est plus d'un jour férié qu'il vous faudra pour lire ce billet !) mais plutôt vous proposer une petite sélection des nouveautés et tendances à surveiller de près.

Au rayon "Les deux font la paire"

La-boite-petit-camembert-mais-gout--48665-1     milka tuc 

Prenez deux produits qui se vendent bien, mélangez longuement, laissez reposer 5 minutes et dégustez !
En effet, le produit 2-en-1 est une des grandes tendances de ce début d'année. Pour plaire au porte-feuille des consommateurs (effet crise oblige ?) ou pour être sûr de lancer une nouveauté qui marche, de plus en plus de marques créent des produits "tout-en-un" ... parfois surprenants !
Vous pouvez ainsi maintenant manger du camembert au bleu, des crêpes (et des gaufres !) Savane, du brownie St-Michel aux bons oeufs de Loué et attention du Milka aux petits-beurres (là, ça passe encore) ou ... aux Tuc. Vous pensez bien que Mlle Moutarde (et l'As des As) ont testé pour vous cette dernière tablette. Si l'idée révélait un certain potentiel (le côté salé et sablé des Tuc pour souligner le chocolat), la finition est loin d'être concluante : les mini-tuc incrustés sur et sous la tablette ne tiennent pas et surtout l'ensemble est en bouche sans aucun intérêt ...
Moi je propose que l'on développe dans ce rayon, pour bien pousser le concept à son extrémité, des yaourts à la knacki Herta ou des haricots verts farcis aux petit-pois !

Au rayon "Manger bien manger sain"

 

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Il ne s'agit pas ici d'un nouvelle tendance mais bien d'un mouvement de fond qui, chaque année, prend un peu plus d'ampleur, à savoir l'importance croissante de la "conscience nutritionnelle" dans nos choix alimentaires.
Certaines marques ont bien compris ce phénomène et développent donc de nouveaux produits correspondant à cette attente "nutrition" des consommateurs.
Soignon lance ainsi les yaourts au lait de chèvre à 0%, Président (décidément très actif !) propose désormais un emmental râpé à teneur réduite en sel et d'autres marques utilisent les recommandations du PNNS (programme national nutrition santé pour ceux qui seraient plus porté sur le bacon frit que sur la nutrition !) pour marketer des produits correspondant à des portions de légumes : Knorr propose ainsi des briques individuelles de soupe intitulées "ma soupe du jour" et Bonduelle vend notamment des boites individuelles de salsifis avec la mention "ma portion de légumes" (d'un autre côté je ne suis pas sûre que les salsifis soient la bonne option pour faire manger des légumes aux plus réticents !).

Toujours dans ce domaine du "je suis ce que je mange", certaines marques ont tenté de commercialiser des aliments agissant comme des produits de beauté, d'ailleurs souvent sans succès. L'échec cuisant de Danone avec ses yaourts-beauté "Essensis" n'a cependant pas rebuté la très branchée marque Kusmi Tea qui propose, attention les yeux, un BB-thé ! La promesse ? A l'image de l'effet 3-en-1 des BB crèmes sur nos peaux (messieurs, accrochez-vous, vous allez comprendre !), ce thé nous promet une mine radieuse.

Au rayon "Etait-ce vraiment utile ?"

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J'aurai aussi pu intituler cette rubrique "Y-a-t-il une pénurie de couteaux en France ?". En effet, je reconnais et j'apprécie que les marques développent certains produits pour nous faire gagner du temps mais il y a quand même une limite à ne pas franchir ! Quand on voit ainsi que Ker-Kadelac est fier de lancer le "Premier quatre-quart tranché de France" ou que le Le Gaulois lance aussi comme une innovation absolue ses "filets de poulet tranchés" (pourquoi ne pas prendre des auguillettes dans ce cas ?) on peut se dire que Laguiole ou Opinel ont du souci à se faire !

Enfin, pour conclure ce voyage touristique par une touche d'ailleurs, voici quelques produits dénichés dans un supermarché italien et, pour l'instant, encore introuvables en France : du lait de bufflone en brique, des Pringles au romarin et à l'huile d'olive, du Philadelphia au jambon blanc et du guanciale (pour faire la vraie carbonara !)

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Comme dirait mon ami Joël : "Bon appétit bien sûr !" :-)

11 mars 2013

Patate toi-même !

patateJe vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises (je le précise pour que vous ne pensiez pas que je radote !), le dilemme actuel auquel doivent faire face (presque) tous les consommateurs se résume en un choix digne du Cid (pas du cidre pour ceux qui liraient un peu vite) : est-ce que je mange par plaisir de gourmandise ou pour satisfaire ma bonne conscience nutritionnelle.
La reformulation plus pragmatique de cette problématique très philosophique pourrait se résumer ainsi : à midi, je prends une micro-salade qui tient dans une tasse à café parce que vous-savez-qui m'a dit que c'était bien pour mon corps de manger léger et des légumes ou est-ce que je prends au contraire le big-burger frites avec supplément fromage parce que mon dieu que c'est bon !
Troisième et dernière variation pour que ça soit bien clair mes petits loulous: je mange pour faire du bien à mon moral (miam!) ou pour faire du bien à mon organisme (fibres, vitamines, ...)

Dans un monde idéal, où Dijon serait la capitale du monde, où la pluie ne ferait pas friser les cheveux et où les sacs Chanel ne coûteraient pas un bras (voire deux !), on arriverait à réconcilier plaisir de gourmandise et bonne consciense nutritionnelle et on s'éclaterait comme jamais avec une demi tomate cerise assaisonnée comme les habits neufs de l'empereur. Bon, vous l'aurez compris, Dijon n'est pas la capitale du monde et en attendant, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a !

Les industriels ont néanmoins bien compris ce dilemme que doivent résoudre les consommateurs à chaque repas et cherchent donc à leur simplifier la vie soit en rendant plus "gourmands" des produits diététiques (youhouh les yaourts Taillefine au chocolat de Tanzanie !) soit en rendant plus raisonnables des produits "gourmands" (camembert à -25% sel ou 100 calories pack Milka).

pom'plumesToujours dans cette tendance, vient de sortir un produit qui, je l'avoue, me pose question : la pom'plume soit la pomme de terre avec 30% de calories en moins ... On ne parle pas ici des frites à teneur réduite en matières grasses mais bien de la pomme de terre "brute" qui est allégée en calories.

D'où plein de questions dans ma petite tête :
1) Comment c'est fait ? (on introduit quelque chose dans la patate pour l'alléger ou au contraire on retire quelque chose ?)
2) Quel goût et quelle texture "ça" a ? (est-ce que la pomme de terre s'écrase à la cuisson ou au contraire est-elle plus ferme ?)
3) Quelle quantité en mange-t-on ? (en mange-t-on plus pour compenser ou en mange-t-on finalement la même quantité ?)
4) Combien ça coûte ? (parce que j'imagine que les 30% de calories en moins sont compensées par 30% du prix en plus !)
5) Qui est la cible ? (les femmes jeunes et soucieuses de leur ligne ? Je ne suis pas sûre que la pomme de terre fasse partie de leurs habitudes de consommation et qu'elles auront donc le réflexe d'en acheter ...)
6) Quelle sera la prochaine étape ? (alors là, faites vous plaisir, tout est imaginable !)

En fait, je vais vous révéler ici une top exclusivité mondiale : ce ne sont pas les féculents en tant que tels qui font grossir mais plutôt la façon dont on les cuisine. Ainsi, ce n'est pas la pomme de terre (avec 100% de calories !) qui fait grossir mais plutôt de la couper en allumettes et de la plonger dans un bain d'huile bouillante. De même, ce n'est pas les pâtes qui font prendre du poids mais plutôt la sauce crème/lardons et montagne de fromage dans laquelle on les noie ...

CIMG4238Alors pour finir ce billet plus en point d'interrogation qu'en point d'affirmation, je vous mets la photo des Mister Patate, tout à fait inoffensifs et très très bons, que faisait l'As des As (est-ce que vous voulez savoir son âge quand il a fait ça ? ;-))

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04 décembre 2012

Back is beautiful !

Aujourd'hui, finis les contes de fées, vive le retour à la réalité ! Oui ... mais en quelle année ? (non, je vous rassure, je ne perds pas complètement la tête, lisez la suite et vous comprendrez !)

En effet, depuis quelques temps (phénomène Mad-Men oblige ?), les promenades dans les rayons de supermarché relèvent parfois d'un vrai voyage (initiatique pour les plus jeunes !) dans le passé et les industriels, tout comme les consommateurs, y trouvent leur compte.
Alors petite revue au pas de course (dans tous les sens du terme :-)) de cette tendance !

Concrètement ça se passe comment ?
Comme disait Lavoisier, "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". Oui... c'est-à-dire ... Après vous avoir fait la version scientifique, je vous propose la version domestique "on fait du neuf avec du vieux !". En pratique, on voit apparaître, au fil des rayons des GMS, des marques ou des produits présentés comme "nouveaux" et qui ne sont, en fait, que des "liftings" de produits qui existaient déjà il y a, non pas 1 ou 2 ans, mais bien 20 voire 50 ans ! (oui, je sais ça ne nous rajeunit pas ...)

Quel intérêt ?
Forcément, pour que ce "retour vers le futur" fonctionne, il faut que chacun s'y retrouve, industriel comme consommateur. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'intérêt est partagé !
- Côté agro : ressortir des archives de la marque des produits ou des formules déjà existants présente un intérêt financier légèrement (voire carrément !) non négligeable. En effet, relooker des produits ou des packs déjà sortis pour les présenter comme "nouveaux" coûte moins cher que de créer complètement de A à Z (petit parallèle mode pour bien comprendre : retailler le bas d'une anciene robe pour la remettre au goût du jour coûte a priori moins cher que de coudre une robe entière à partir d'un bout de tissu, parole de Karl!). En cette période de restriction budgétaire, les marketeurs ont ainsi trouvé le moyen d'innover à moindre frais.
- Côté conso :  deux mots pour résumer pourquoi ça plait : nostalgie et rassurance mes petits loulous ! Nostalgie d'abord car tous ces produits jouent sur notre corde sensible dite "de la petite madeleine". Qui n'a pas envie de donner à ses enfants (ou d'acheter pour lui aussi !) quelque chose qu'il a lui même mangé chez sa mamie étant petit ? Pour rester jeune, mieux que tous les anti-rides hors de prix, les bouchées d'enfance ! Et puis, il faut aussi reconnaitre que, dans un climat de stress et d'incertitude face à l'avenir, on a parfois tendance à pencher inconsciemment vers des produits qui nous rappellent des jours plus insouciants avec cette petite rengaine du "c'était mieux avant".

Des noms ! Des noms !
Bon, Mlle Moutarde n'est pas trop du genre à faire de la délation mais il va quand même bien falloir illustrer ce billet pour que vous compreniez ! Voici donc trois exemples, choisis dans trois catégories de produits différentes, et qui représentent plutôt bien cette tendance du "back is beautiful".

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- Au rayon "épicerie", le retour de la marque Rivoire et Carret ! "Des pâtes, des pâtes, oui mais des Panzani"? Plus si sûr... En effet, le groupe Lustucru, propriétaire de Rivoire et Carret a décidé de relancer cette marque (disparue dans les années 90) en constatant que sa notoriété chez les adultes était encore forte et surtout que l'imaginaire associé était très positif (les pâtes au beurre du dimanche soir par exemple !). Pour concurrencer les mastodontes Barilla et Panzani, Lustucru décide donc de ne pas jouer sur leur terrain financier mais sur le terrain émotionnel.
- Au rayon "biscuiterie", la réédition des biscuits "REM". Pour les rémois (mais pas que !), les biscuits REM sont une institution. Fabriqués initialement par la Maison Fossier (oui oui, la même que pour les biscuits roses), la marque a ensuite été rachetée par Lu qui continue à les commercialiser. Néanmoins, la Maison Fossier a décidé de les relancer en interne sous le nom "Le Rémois" est, le moins que l'on puisse dire, c'est que la filiation est plus que largement assumée comme le montre ce texte de présentation extrait de leur site web "C’est le Déjeuner REM d’autrefois : la recette et la forme rectangulaire sont inchangées".
- Au rayon "produits laitiers" : l'exemple le plus criant de cette tendance est sans doute celui-ci. Danone change en effet ses pots inchangés depuis plus de 40 ans ... pour prendre une forme, certes nouvelle et plus élancée, mais surtout pour reprendre l'inscription "Danone" en bas des pots comme, je vous le donne en mille, le pot originel inventé par Daniel Carasso !

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette tendance naissante a tout pour perdurer ... Alors à quand l'arrivée au supermarché de produits "nouveaux" tels que la triscotte, les berlingots de lait Tik et Tak ou ... les céréales Apple-Minis ? (allez, vous n'allez pas me dire que vous les aviez oubliés ? ;-))

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07 novembre 2012

Dans ma boule de crist'SIAL ...

Le SIAL, c'est un peu mon Disneyland à moi. Vous imaginez bien en effet que, quand on fait du "tourisme" dans les supermarchés, aller au Salon international de l'innovation agroalimentaire qui a lieu seulement tous les 2 ans, c'est un peu comme proposer un semi-remorque de carottes à Bugs Bunny  : le paradis tout simplement !

Le SIAL, salon réservé aux professionnels, propose sur pas moins de 8 gigantesques halls tout ce que nous trouverons dans nos rayons de supermarché très probablement dans les années à venir : produits laitiers, boissons, pain, biscuits et tutti quanti ! Tout bon "SiALeur" qui se respecte arpente donc normalement pendant au moins 3 jours les allées en long en large et en travers pour traquer la moindre nouveauté. Rose et Ariane vous ont notamment fait le résumé de "leur" SIAL ici et .

Cette année, pour des raisons professionnelles, je n'ai pu rester qu'une journée sur le salon avec un focus particulier sur les produits frais laitiers et la biscuiterie. Et le SIAL, le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est plus fort que le rhum : en moins d'une journée j'étais déjà ivre de nouveautés ! :-)

Alors plutôt que de m'amuser à vous montrer les produits les plus improbables, je vais vous présenter les extensions de gamme (pour faire simple, les nouvelles variétés de produits existants déjà) qui ont de très grandes chances d'arriver dans nos supermarchés non pas dans 2 ou 3 ans mais très prochainement !

Au rayon "les produits laitiers sont nos amis pour la vie" (et les desserts aussi !)

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- le Petit Billy en format "tranches" pour les sandwichs (bon, par contre, je crains que le produit ne soit très fade ...)
- le yaourt à la grecque "Michel et Augustin" (là, j'ai nettement plus envie de tester !)
- dans la gamme des Swiss délices (Truffalo pour les intimes), une nouvelle sorte "premium": truffe et banane
- des yaourts avec une caution "Meilleur ouvrier de France" (on voit ici clairement la tendance de recherche de "signes officiels de qualité" pour rassurer les consommateurs)
- le Milkshake Shakeria (les premiers avaient été présentés en avant-première au SIAL en 2010) à la ... banane (goût très chimique pour l'As des As)

Au rayon " Manger bien, manger sain"

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- les Croc'légumes, des gaufrettes de légumes parfaites et légères pour l'apéritif, pas moins de 3 nouvelles variétés : tomates/herbes de provence, oignon/thym et pommes/cranberries pour une version sucrée/salée. A chaque fois, un texture délicatement croquante puis fondante et surtout une belle longueur en bouche de goût ! (vous l'aurez compris, j'aime beaucoup !)
- des pâtes à tarte aux fruits (fraise, orange, banane, ...) ou aux légumes (betterave, céleri, carotte, ...) toujours dans une optique d'alléger des préparations souvent grasses (par contre, désolée de vous décevoir, mais je ne suis pas vraiment sûre qu'on puisse les compter comme une portion de fruits ou légumes !)
- Charles et Alice se lancent dans le salé et passent de la compote ... à la compotée ! Aubergines confites, courgettes au piment d'espelette ou meli-melo de légumes aux olives, là vous l'avez votre portion de légumes ! :-)

Au rayon "Pure gourmandise"

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Bon honnêtement, sur ce thème c'est un peu open-buffet au SIAL où l'on observe encore, malgré tous les discours ambiants, une multitude de produits estampillés "plaisir". Néanmoins, si je ne dois vous en montrer qu'un, c'est lui : Super cookie coeur fondant de Michel et Augustin qui me rappelle les biscuits Guet-apens que je dévorais chez ma Mamie quand j'étais enfant ! :-)

Au rayon "On n'arrête pas le progrès"

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J'ai beau avoir travaillé dans l'agroalimentaire et défendre une catégorie souvent injustement montrée du doigt (j'ai nommé mes confrères les marketeurs), il faut bien avouer que des fois les réunions de brainstorming doivent un peu leur monter à la tête pour accoucher de telles idées ! Voici donc ... le yaourt pour chat ! A teneur réduite en lactose s'il vous plait, au cas où nos petites bêtes auraient du mal à digérer le lait ...

Enfin, je ne pouvais finir ce billet sans saluer le MAGNIFIQUE stand de Dijon, ville candidate pour devenir la cité de la gastronomie, et qui, il faut le reconnaitre en toute impartialité, est la ville idéale pour ce genre de projets ! :-)

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21 août 2012

Mlle Moutarde en reportage dans un supermarché autrichien

Suite et fin du périple autrichien avec une visite jamais prévue dans les guides touristiques mais pourtant ô combien instructive sur les modes de vie d'un pays : la visite d'un supermarché ! L'avantage : beaucoup moins de touristes prêts à mitrailler à tout bout de champ. Le risque ? Repartir avec les bras chargés de nouveautés à tester ...

En partant, tel Indiana Jones, à l'exploration d'un supermarché à Vienne, j'avais un peu peur de revenir .. bredouille, proximités culturelle et géographique de l'Allemagne oblige.

Eh bien pas du tout mes petits loulous ! Au contraire, comme vous allez le voir, les nouveautés étaient encore nombreuses et, assistée de Mr. Black Food pour les photos, l'exploration a été rondement menée.

Au rayon "Typisch Österreich, même chez les Allemands, y'en a pas autant"

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- un produit standard chez eux que l'on ne trouve pas chez nous, le "Topfen". Alors, comment vous décrire ça simplement ? C'est un produit laitier (jusque là tout va bien), c'est un peu comme de la faisselle mais en beaucoup plus dense, ce n'est pas compact mais un peu granuleux : vous suivez ? Pour essayer de faire simple, on pourrait dire que c'est un fromage en train de prendre mais vraiment au tout début (ce n'est ni du Philadelphia ni du St-Morêt)... Bref, toujours est-il que cette faisselle-fromage se décline à toutes les sauces : version bio, version 0%, version artisanale ou industrielle : même Danone en propose ! Les déclinaisons dans la cuisine autrichienne sont ensuite nombreuses : Topfenkuchen (équivalent du cheesecake ou du käsekuchen), Topfeneis (équivalent de la glace au yaourt), Topfenbrot (pain tartiné de fromage frais), ...
- des pâtes, des pâtes, oui mais des Panzani ? Eh non, des Barilla ! Bon vous allez-me dire que les pâtes Barilla on en trouve aussi et que je ferai bien de retourner faire mes courses au supermarché ! Sauf que les Barilla en forme d'étoile, chez nous, y'a pas ! A mon humble avis (mais là, rien n'est garanti), les étoiles rappellent un objet culte de la culture autrichienne : les étoiles en diamant dont Sissi ornait sa longue chevelure.
- de la Linzertorte et des "Linzer Augen" : pâtisseries typiquement autrichiennes avec comme dénominateur commun (outre le nom "Linz" !), la confiture de framboises! Les Linzeraugen sont la version "King Size" des petits sablés à la framboise que l'on fait à Nöel
- les graines de courge, ingrédient plutôt typé "bobo" en France, sont un ingrédient ultra-courant en Autriche et que l'on retrouve donc dans de nombreuses préparations : le pain de n'importe quelle boulangerie de quartier, les salades toutes faites, à parsemer sur tous les plats, l'huile et, comme ici, même la glace !

Au rayon "Déjà en Autriche et bientôt en France" ?

Côté produits plaisir

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- du Chavroux mais décliné à toutes les sauces (ou plutôt à tous les parfums !) : nature of course, thym-romarin ou fines herbes façon Boursin
- du chocolat en poudre Lindt
- une large gamme de biscuits Milka (les biscuits Milka ayant été lancés en Allemagne avant d'arriver en France, on peut supposer que nous ne tarderons pas à voir arriver ces nouvelles variétés : Milka façon fingers, Milka façon cookies ou Milka façon granola !
- Des pringles au ketchup (et des biscuits apéro à l'effigie d'Astérix et Obélix) : on le sait, les déclinaisons de Pringles sont propres à chaque pays et visiblement c'est cette saveur qui plait là-bas ...

Côté "esprit sain dans un corps sain"

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- des yaourts Danone sucrés à la stévia. Il ne s'agit pas de l'équivalent autrichien des yaourts Taillefine qui sont allégés en tout, il s'agit ici de yaourts au lait entier mais dont l'agent sucrant est la stévia.
- de l'activia à boire : après l'activia à manger et l'activia à verser, à quand l'arrivée de l'activia à boire pour consommer en ambulatoire ? (le format est un peu plus grand qu'un yaourt à boire type P'tit Yop ou Michel et Augustin)
- des pépites de viande séchée à grignoter comme un en-cas (oui, pourquoi pas, goût de viande des grisons et texture agréable, pas trop chewing-gum)
- le clou du spectacle : le jambon pour sportif ! La promesse ? Enrichi en magnésium, seulement 2% de matières grasses, riche en protéines, sans gluten, sans lactose (en fait, à part l'enrichissement en magnésium, toutes les autres promesses sont normales pour un jambon !). J'ai testé pour vous voir si l'enrichissement en magnésium donnait un goût au jambon (oui je sais, je suis téméraire comme Charles Duc ô combien regretté de Bourgogne !) mais non. Ce jambon a exactement le même goût et la même texture que tous les autres jambons industriels, c'est à dire ... aucun !

Au rayon "Même au supermarché, on peut rigoler" !

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- en Autriche, la marque "Gü" s'appelle "Gü London". On peut supposer que la mention anglaise a été retirée en France car, vu le peu d'estime que nous portons à la cuisine anglaise, la mention de "London" n'était pas très cohérente avec un positionnement culinaire haut de gamme !
- la moutarde, sujet légèrement sensible pour moi comme vous pouvez l'imaginer, m'a laissée quelque peu .... perplexe. Déjà, globalement, la moutarde dans les pays étrangers je suis sceptique : souvent un peu douce, même quand elle est censée être extra-forte. Mais là, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il existe certaines variétés vraiment hybrides comme la moutarde à la bière (c'est du tout en un, manque plus que le petit pain et la saucisse !) ou la moutarde au tabasco ! De joie de trouver une moutarde un tant soit peu forte (moutarde + tabasco : waouh!), je me suis empressée de tester. Verdict ? Une moutarde ... sucrée ! En effet, on sent certes bien le piquant de la moutarde en première attaque et le tabasco qui prend la relève dans un second temps mais, pour contrer une éventuelle explosion de narines d'Autrichiens douillets, l'ensemble a été très fortement atténué à grands renforts de sucre. Conclusion : la moutarde, la vraie, c'est Dijon point à la ligne !
- la tarte au chocolat "à la française" vue de l'Autriche ! Ou les joies d'une traduction râtée ... En effet, la France étant réputée pour sa gastronomie, il est plutôt flatteur de vendre une préparation toute faite en garantissant l'origine française de la recette (gage de qualité pour le consommateur). Sauf que pour nous, ce n'est pas vraiment une tarte mais plutôt un gâteau au chocolat qui est ici proposé ! En fait, les germanophones désignent par le mot "torte" tous les gâteaux (car la tarte telle que nous la concevons en France : pâte en dessous + fruits au dessus est vraiment un concept typiquement français !). Je serais donc curieuse de voir de quelle recette "typiquement française" la marque s'est inspirée ! ;-)

Vous imaginez bien qu'après une telle exploration, truffée de pièges (les fausses nouveautés qui existent en fait déjà dans d'autres pays) et de dangers (les agents de sécurité qui vous interdisent de prendre des photos), on avait besoin d'un petit réconfortant !
On est donc allé chez Sacher (un petit café pas très connu ;-)) prendre une pâtisserie complètement nouvelle : un gâteau au chocolat avec une couche de confiture d'abricot au centre et un glaçage au chocolat par-dessus. ça c'est une nouveauté qui, foi de Mlle Moutarde, aura du succès ! :-)

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17 juin 2012

Chipotle : le tex-mex qui laisse perplexe ...

Comme je vous l'expliquais dans ce billet, le Mexique est dans l'actualité gastronomique de cette année et notamment grâce à l'ouverture fracassante ces derniers jours du premier Chipotle sur le continent européen à Paris.

DSCN1649Je ne vais pas revenir sur le statut quasi-culte de Chipotle aux USA ni sur leur positionnement de tex-mex certes rapide mais plutôt haut-de-gamme. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ouverture a déchainé les foodista parisiens et que les files d'attente s'allongeaient au delà du raisonnable : pour aller tester, il fallait être motivé ! Néanmoins, toutes les critiques étant globalement assez positives, j'ai donc décidé d'aller tester par moi-même (et en compagnie de l'As des As que j'avais visiblement réussi à convaincre en lui vendant à mort le concept !). Vendredi soir, nous nous y sommes donc rendus affamés (j'avais lu que les portions étaient très copieuses) mais prêts à patienter.

 

La découverte
L'équation mauvais temps + match simultané de l'équipe de France a joué en notre faveur et, ô surprise, l'enseigne était presque vide et nous avons donc pu commander immédiatement (bon, entre temps, j'ai eu le droit à quelques railleries de mon acolyte sur ma capacité à exagérer tout ...)

La commande
Conscience professionnelle oblige, nous décidons de ne pas prendre la même chose pour avoir un aperçu des différentes offres. Je choisis donc l'option 3 tacos et l'As des As l'option burrito. Quelque soit le mode de roulage, le principe reste ensuite le même (même mode opératoire que chez Subway) :
- on choisit la base : riz et/ou haricots rouges au naturel et/ou haricots blancs au bacon
- on envisage ensuite la viande : poulet label rouge, boeuf au grill, boeuf braisé et effiloché ou porc
- on passe au colorama des sauces : douce (rouge), moyenne (verte) ou forte (rouge foncé)
- on craque enfin sur les toppings : crème, guacamole, fromage rapé ou salade

Alors, que ressort-il de cette série de choix difficiles ?
Un burrito avec riz, haricots au bacon, poivrons, porc, sauce moyennement piquante et gruyère rapé pour les 1m92 de l'As des As (d'où le choix d'un burrito blindé en riz et haricots ! ;-)), des tacos variés avec haricots blancs et noirs, boeuf et poulet, sauce moyennement piquante, salade et guacamole pour moi.
Petit détail qui aura son importance par la suite, il est possible de rajouter soi-même une des trois variétés de Tabasco (le vert-doux, le rouge-normal et le marron spécial Chipotle extra-scharf). Comme je bois le jus de tomate avec plus de 20 gouttes de Tabasco dans mon verre, je choisis - même pas peur - le plus fort qui ne tombe pas au goutte-à-goutte comme on pouvait s'y attendre mais en grande rasade ...

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Une fois l'ensemble payé (par moi, faut pas croire que l'As des As soit toujours généreux !), on a déjà 3 remarques qui contrastent un peu avec l'ensemble des louanges :
1) Aucun dessert n'est proposé (pour un bec sucré comme moi, c'est dingue qu'il n'y ait pas un seul truc sucré pour finir le repas !)
2) L'eau est à 2.50 € la petite bouteille, plus chère que dans les gares !
3) Pour une raison que nous n'expliquons pas, le guacamole est en supplément dans les burritos et pas dans les tacos ...

Bon, on ne va pas s'arrêter à ces petites "boulettas" et on attaque donc à pleines dents nos petits paniers !

La dégustation 
Euh ... Le burrito comme les tacos sont tièdes/froids, ça commence plutôt mal ...
Mais le goût me direz-vous ? Eh bien honnêtement, on a été très déçus. Le burrito, en plus d'être tiède, est assez fade, les haricots blancs l'emportant sur toute la composition. Pas mieux pour les tacos où l'ensemble n'avait pas beaucoup de goût exception faite du guacamole qui était vraiment très bon et avec de la mâche. Les viandes, que l'on nous vend comme longuement marinées dans une recette secrète Chipotle, ne se démarquent pas particulièrement. En fait, au lieu d'avoir un burrito ou des tacos riches de multiples saveurs qui se répondent et s'entre-choquent avec toute la chaleur du Mexique, on mange quelque chose proche du "gustatogramme" plat.
Si vous n'avez pas une mémoire de poisson rouge, vous vous souvenez que j'avais, en plus, versé une giclée de tabasco ultra-fort (au lieu de quelques mignonnes petites gouttes). Résultat : je me suis littéralement tué les papilles, limite j'avais l'impression que mon palais allait se décoller !

Le mot de la faim
Je pense que vous l'aurez compris, nous n'avons eu absolument aucun plaisir à manger ce tex-mex tiède, fade et pas non plus très bon marché (9€ le burrito !). La déception fut d'autant plus grande qu'on se réjouissait vraiment de manger un bon tex-mex !
Seul point positif ? Chipotle est situé juste à côté d'un Häagen-Dazs, parfait pour aller se consoler, avoir une petite touche de sucré (bon ok, une grosse touche !) et surtout apaiser les papilles en feu ! (pour l'As des As, même la glace n'a pas compensé la déception mexicaine ...)

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22 avril 2012

Mac Donald's : fast-food américain ou troquet parisien ?

Attention, question flash ! Quelle est l'enseigne symbolique du fast-food à l'américaine ? A mon avis, 99.9% d'entre vous ont répondu Mac Donald's (je prends en compte le 0.1% qui pourrait arriver sur mon blog complètement par hasard avec une connexion depuis l'Ouzbékistan !).

mac-do-louvre-L-1Il faut bien le reconnaitre, Mac Do (commme on l'appelle de son petit nom !) a été le premier fast-food à s'implanter en France dans les années 70 et reste depuis le symbole de ce style de restauration rapide, pas chère et souvent qualifiée de "junk". Face aux critiques adressées aux fast-food et pour faire oublier son origine américaine à une époque où le "bien-manger" à la française est presque sacralisé, Mac Do, lentement mais sûrement, bouge ses pions et intègre de plus en plus les codes d'une alimentation à la française. (photo trouvée sur ce site)

 

 

Première étape : Intégration d'ingrédients typiquement français dans les recettes américaines.
Pour plaire aux palais quand même bien particuliers des Français, Mac Donald's dans sa politique du "Think global, act local" (en gros, on définit une ligne de conduite mondiale qui peut ensuite être adaptée aux particularismes de chaque pays), a proposé des hamburgers mettant en valeur certains des produits du terroir français. On retrouve ici toute la série des "Grandes Envies de fromage" (Cantal AOP, chèvre, Saint Nectaire AOP et Fourme d'Ambert AOP) ou le hamburger "Le Charolais" qui mettent à chaque fois bien en avant l'ingrédient pour rassurer sur la qualité de la nourriture servie.
(Petite parenthèse : je préfère vous préciser que je ne suis absolument pas une experte Mac Do comme vous pouvez en trouver sur le site Fast&Food et que je n'y vais qu'une fois par an maximum !).
Objectif de ces produits ? Amadouer le consommateur français en flattant son chauvinisme en matière de gastronomie et commencer à lisser l'image américaine de la marque.

Deuxième étape : Intégration de produits directement issus de la culture alimentaire française
Premier produit typiquement français à avoir intégré la team Mac Do : le macaron. Vous commencez à me connaitre, en matière de macaron je suis TRES exigeante donc je n'ai même pas osé les tester. Deux points à noter toutefois : on est bien ici sur un produit qui a été lancé pour répondre à une demande typiquement française (toutes les boulangeries proposent des macarons, pourquoi pas Mac Do ?) et les macarons Mac Do sont fabriqués par le groupe Holder, société propriétaire des boulangeries Paul et de Ladurée (même si, bien évidemment, ce ne sont pas exactement les mêmes produits qui sont élaborés pour chacune des trois enseignes !).
galettes mac doEn janvier dernier, ce sont les galettes de l'Epiphanie (à nouveau issues d'une tradition typiquement française et pas commercialisées dans les autres pays) qui ont pointé le bout de leur nez dans les vitrines des Mac Café, toujours pour concurrencer les boulangeries traditionnelles cette fois-ci sur leur offre de galette individuelle.



Et enfin, pour ceux qui n'auraient suivi que l'actualité de la présidentielle cette semaine, sachez que mercredi 18 avril est apparu un produit totalement révolutionnaire : le hamburger à la baguette !! (toute ressemblance avec un traditionnel sandwich baguette n'est bien évidemment pas du tout fortuite ! :-)). Ce "Mac Baguette" (initialement baptisé French Baguette pendant la phase de test) a suscité de nombreuses années de recherche (la NAVSA à côté c'est peanuts !) et le groupe est très fier de cette innovation présentée comme le "sandwich baguette façon McDo" composé "d'un pain baguette cuit sur pierre", "d'emmental français", "d'une sauce moutarde" et de "salade croquante". Vous pensez bien que je me devais d'aller tester pour vous ce fameux sandwich (ça a été ma sortie annuelle au Mac Do ! ;-))!

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Alors concrètement, ça donne quoi ce "Mac Baguette" ? Comme a dit fort bien l'As des As pour résumer, c'est le "Mac Baguette" pas magique ! Si on détaille plus, il faut reconnaitre que ce pain baguette (qui est quand même l'innovation majeure) est pas mal : croustillant à l'extérieur (même si la mie est un peu trop dense), on en trouve des moins bons dans certaines boulangeries. Ce qui pose plus problème c'est la garniture : la sauce moutarde (à nouveau un terrain sensible chez moi !) est certes bien relevée mais développe une acidité désagréable, le steak est doublement présent physiquement mais relativement absent gustativement, la salade est molle et cuite et l'emmental n'est là que pour la texture (il n'a aucun goût). Vous l'aurez compris, nous avons été relativement peu emballés par ce produit qui ne présente aucun intérêt particulier, pas même celui de satisfaire une envie pressante de gras et de junk comme peuvent le faire un vrai hamburger ou des frites ! En gros, quand on va chez Mac Do, autant l'assumer pleinement et commander un vrai hamburger plutôt que de prendre un produit OVNI à mi-chemin entre le sandwich traditionnel et le hamburger !

Troisième étape : Intégration des codes du service à la française
A mon avis, c'est là qu'est la plus grosse révolution. Après un test (visiblement positif) dans quelques restaurants l'année dernière, Mac Do propose désormais dans certains de ses restaurants un service en salle ! Ce service est ainsi décrit sur le site de l'enseigne "ne bougez pas, votre restaurant Mac Donald's s'occupe de tout et vous apporte votre plateau en salle". (on note au passage que l'on parle bien de "restaurant"!).
Certes, ce changement pour l'instant est le moins visible mais c'est pourtant bien le plus profond car il remet en question le modèle économique au fondement même du groupe (un service rapide et réduit à son minimum). Via ce nouveau service, la chaine souhaite, entre autres, recruter de nouveaux consommateurs (si c'est encore possible !) en se rapprochant des traditions de la restauration française. Pour synthétiser grossièrement, Mac Do, après avoir concurrencé les boulangeries de quartier, essaie maintenant de concurrencer les petits restaurants de quartier notamment pour le repas du midi !

Vous le voyez, lentement mais sûrement, Mac Donald's essaie d'intégrer le moule de la restauration française. Et qui nous dit que, à beaucoup plus long terme, ils ne proposeront pas un steak tartare et un petit verre de rouge au comptoir ?

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10 avril 2012

Panés de la dernière pluie !

Après la friture en chocolat de Pâques, nous allons aujourd'hui parler de la friture, la vraie et surtout de la panure qui l'accompagne quasiment systématiquement !

En effet, alors que les techniques culinaires ont beaucoup évolué ces derniers années, la panure était jusqu'alors restée relativement "classique" dans l'industrie agroalimentaire. Les poissons panés (côté mer) et les cordons-bleus (côté terre) étaient plus ou moins tous les mêmes, les ingrédients de la panure relativement similaires (on ne voyait la panure que comme un moyen d'apporter de la croustillance mais pas comme un moyen de jouer sur les goûts) et la technique de cuisson immuable (un grand bain d'huile très chaude, y'a que ça de vrai !).
Mais, comme je vous l'ai déjà expliqué dans de précédents billets, les envies des consommateurs évoluent vers des produits plus sains et plus savoureux. Alors, pour qu'il n'y ait pas de friture sur la ligne avec les consommateurs, les marques ont su faire évoluer leur offre !

Champ de bataille n°1 : le profil nutritionnel

croustibat     iglo

On peut le voir un peu partout, l'huile de palme n'a pas bonne presse. Or, vous vous en doutez, les panés étaient majoritairement pré-frits dans de l'huile de palme ! Pourquoi ? Aussi bien pour des raisons économiques (l'huile de palme est une des huiles les moins chères du marché) que pour des raisons organoleptiques (l'huile de palme apporte une "croustillance" que n'apporte pas les autres huiles). Si vous voulez en savoir plus sur l'huile de palme, allez-voir les billets de Rose.
Face aux polémiques, les industriels ont donc du retravailler toutes leurs recettes et le "sans huile de palme" est presque devenu un standard pour les grandes marques nationales. Ainsi, Findus affiche clairement ses engagements en expliquant que tous ses produits sont, depuis le 1er janvier 2012, sans colorant, sans conservateur et sans huile de palme. De même, Douce France sort une nouvelle gamme de bouchées panées pour l'apéritif (les Minis Croc' party) garantie sans huile de palme pour "allier plaisir et naturalité". Dans la même veine, Père Dodu s'engage à ce que tous ses panés ne contiennent ni huile hydrogénée ni huile de palme.
De plus, l'amélioration du "profil nutritionnel" des panés passe aussi par la réduction du taux de matières grasses dans le produit fini. Findus (le fer de lance !) adopte un picto "Cuisinez léger" sur les paquets de ses produits pour indiquer que le taux de lipides a été pensé pour permettre de les cuire sans ajout de matières grasses tout en gardant le goût et la croustillance typique des panés. D'autre part, certaines marques ont mis en place une politique d'accompagnement nutritionnel sur leur site web pour accompagner les consommateurs dans leur recherche d'équilibre alimentaire.

Champ de bataille n°2 : le goût

le gaulois     père dodu     Croustibat-Saumon-Rose-Pacifique

Vous l'avez bien compris, le consommateur commence à se lasser un peu du poisson pané fade et de l'escalope cordon-bleu sans goût vraiment défini. Pour lui plaire, il faut donc désormais être plus sain (c'est l'objet du premier paragraphe pour ceux qui n'auraient pas suivi ! ;-)) mais aussi ... plus "cuisiné" !
Trois stratégies sont déployées pour répondre à cette attente de goût du consommateur.

Option n°1 : agir sur la garniture. Ca peut sembler basique et évident mais ça a quand même été long pour y arriver ! Désormais, les industriels ont compris le principe (et flairé le bon filon économique !) et c'est désormais une abondance de variétés de panés que l'on trouve dans nos rayons de supermarché. Côté mer, Findus propose désormais ses mythiques Croustibat au saumon "pour faire découvrir de nouvelles espèces aux enfants" (personnellement je ne suis pas sûre que ça soit le meilleur moyen !). Côté terre, il est impossible de citer toutes les variétés tant l'offre est large ! Vous pourrez par exemple, à la place de vos cordons bleus classiques, choisir la prochaine fois le pané de poulet chèvre-épinards (Le Gaulois), l'escalope au curry (Père Dodu) ... ou carrément le croc'pizza de Le Gaulois (la promesse est quand même merveilleuse : "la pizza façon pané")!

Option n°2 : travailler la panure. En effet, comme je vous l'expliquais au début du billet, la panure était jusqu'alors simplement vue comme un vecteur de texture mais pas comme un vecteur de goût. Or les industriels se sont rendus compte que l'on pouvait aussi varier les panures pour apporter un intérêt et une dimension supplémentaires au produit en terme de goût. Au rayon poisson, Findus propose donc des Croustibat panés aux céréales gourmandes (à base, entres autres, de blé complet, avoine, grains de blé et de seigle grillés et flocons d'orge - censés apporter plus de croustillance et une note légèrement torréfiée) et Capitaine Iglo propose des bâtonnets avec une panure aromatisée au citron (qu'est ce qu'on n'invente pas pour "simplifier" la vie du consommateur !). Côté viande, vous avez le choix entre les cordons-bleus frais au blé complet de Douce France ("au bon goût de pain complet") ou ceux de Le Gaulois, les filets de poulet panés aux gros grains croustillants et fines herbes de Père Dodu ou les escalopes milanaises à la chapelure tomate-origan de Le Gaulois. Dans la majorité des cas, on se rend compte que l'on va vers une panure moins industrielle, plus naturelle, bref, plus proche du fait-maison.

Option n°3 : s'associer avec un chef. Le duo chef-IAA n'est pas nouveau mais fonctionne toujours pour donner un crédit "gourmet" à un produit. La marque Iglo l'a bien compris et s'est donc associée au chef Christophe Hay pour développer des recettes à partir de sa nouvelle gamme "poulet croustillant". L'objectif ici est double : recruter de nouveaux acheteurs (en se différenciant des concurrents au rayon surgelés) et augmenter les quantités achetées en multipliant les occasions de consommation (en effet, grâce aux recettes proposées par le chef, les consommateurs peuvent varier les préparations à base de panés ... et donc en manger plus souvent sans avoir l'impression de manger toujours la même chose !).

Vous l'avez compris, le pané fait sa révolution pour passer d'aliment fade et grassouillet (souvent de cantine !) à aliment savoureux et (relativement) sain !
Et comme la révolution ne doit pas avoir lieu uniquement dans les rayons mais aussi dans nos maisons, je ne peux que vous recommander le dernier (et excellent) livre d'Estérelle Payany "Panés gourmands" qui, grâce à ses recettes nombreuses et inventives (saint-jacques panées aux épices douces, radis panés aux miettes de pain noir, ananas pané à la noix de coco et au curry, ...) changera définitivement votre vision des panés !