05 mai 2014

Tout nouveau, tout bon ?

En mai, fais ce qu'il te plait ? Que d'optimisme mes petits loulous ! Le mois de mai est au contraire souvent l'heure des questions existentielles : quel(s) jour(s) de congés poser pour profiter au maximum des jours fériés ? Quelle couleur de valise choisir pour bien la repérer sur les tapis de l'aéroport ? Va-t-on enfin pouvoir faire un barbecue ce week-end ? Et surtout, comme tous les ans sur ce blog, LA question que tout le monde se pose : quelles sont les nouveautés de ce printemps au supermarché  ?

Une fois de plus, ne reculant devant rien, j'ai chaussé mes baskets pour parcourir, en long, en large et en travers les rayons du supermarché (le marathon de Paris c'est tellement surfait !) et vous livrer ici les dernières nouveautés. C'est donc parti pour une petite revue de nouveautés où l'on parle plus mayo que maillot !

Rayon "Prends en de la graine"

délice de chanvreSi le kale ou les graines de chia font tomber en pâmoison toute foodista qui se respecte, le it-ingrédient nutritionnel de ce printemps qui a germé des longues séances de brainstorming de l'industrie agro-alimentaire est très clairement la graine. Symbole d'élément nutritionnellement intéressant (car complet et non raffiné - mais pas grossier ! - et source d'oméga - oh my god !), les marques mettent de la graine partout : dans les produits panifiés (ce qui est encore assez logique) mais aussi ... dans les yaourts !
Francine propose ainsi maintenant une farine de blé aux graines de lin issus de la filière Bleu-blanc-coeur (en valorisant les oméga 3) et une farine de blé enrichie de céréales et de graines. La Boulangère commercialise quant à elle désormais des baguettes viennoises aux céréales et graines. Et attention, cerise sur le gâteau ou plutôt graine sur le dessert, Sojade vient de lancer les premiers desserts aux graines de chanvre pour "profiter de tous les bienfaits du chanvre et de son petit goût de noisette" ! (dixit la marque ...) Au choix pour vraiment bien en profiter deux parfums : framboise-fraise ou chocolat ... Je crains que cette idée ne parte vite en fumée !

Rayon "Eat-bag"

formule repas bonduelle

En lecteur assidu de ce blog, vous savez déjà que le segment "snacking" des IAA se développe de plus en plus ces dernières années pour répondre à l'évolution de nos modes de vie actuels. Même si, pour le dire poliment, on est complètement à la ramasse en comparaison avec des pays comme l'Angleterre ou l'Allemagne, la tendance printemps/été de la collection snacking est clairement le bag double effet kiss cool avec non seulement le sandwich ou la salade ... mais aussi le dessert. Avantages ? Simplifier la vie au consommateur (trop dur et trop long d'aller d'abord chercher le plat puis le dessert!) et augmenter le prix de vente moyen.
Différents choix de sac s'offrent à vous en fontion de vos humeurs et de vos envies : façon minaudière avec la formule repas Bonduelle (une salade, un morceau de pain et un dessert en partenariat avec Bonne Maman), façon sac de sport avec le bag de Sodexo (3 sandwichs + 1 cookie) ou façon panier en osier avec la formule Mix Buffet (une salade + un paquet de TUC). Les couverts étant déjà souvent inclus dans l'offre, nul doute que les prochaines nouveautés seront la fourniture de la nappe à carreaux et du rince doigts !

Rayon "Chaud cacao" (Vous allez avoir la chanson en tête toute la journée, ne me remerciez pas, c'est cadeau ! ;-))

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Pour le finish de ce marathon supermarché quoi de mieux qu'un peu de sucres rapides pour fournir un peu (voire beaucoup ...) de carburant ? Ainsi, même si Pâques est passé, voici des nouveautés au praliné et au chocolat en veux-tu en voilà !
Version lactée, avec la marque Cacolac (que les moins de 20 ans connaissent beaucoup moins que les plus de 50 ans) qui, pour fêter ses 40 ans, non seulement s'offre un nouveau look mais aussi une nouvelle déclinaison. Si la version chocolat est toujours autant une petite madeleine, la nouvelle version praliné-noisette espère elle évoquer le paris-brest !
Version glacée et façon "ça s'en va et ça revient" avec Michel et Augustin. Quelques années après avoir été arrêtées, les vaches givrées reviennent cette année en force avec deux parfums : noisette et éclats de meringue ou vanille et coulis de caramel.
Version OVNI (pour ne pas dire WTF...) pour Panzani qui lance des boites de raviolis sucrés. Le principe ? Un ravioli avec un fourrage sucré et une sauce pour compléter. Là encore, vous aurez le choix (si vraiment vous voulez goûter ...) entre ravioli banane/sauce chocolat ou ravioli fraise/sauce vanille. Aucune communication à l'heure actuelle sur le site de la marque pour indiquer le mode et les occasions de consommation. Nul doute que ce soit au petit-déjeuner, au goûter et en dessert tellement c'est bon ! ;-)

Pour finir ce billet en apothéose, en tant que dijonnaise pur jus et vraiment parce que je vous aime beaucoup mes petits loulous, je vous offre une top exclusivité/scoop/breaking news : Amora se diversifie et se lance dans la confiture ! ;-)

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02 avril 2014

Le Monopoly de la gastronomie

Pour wikipedia, le but du Monopoly "consiste à ruiner ses concurrents par des opérations immobilières. Il symbolise les aspects apparents et spectaculaires du capitalisme, les fortunes se faisant et se défaisant au fil des coups de dés". Là d'un coup j'imagine que vous ne verrez plus du tout le jeu de la même façon la prochaine fois que vous y jouerez avec vos petits neveux ou votre grand-mère !

Je vous rassure, je ne vais pas vous parler aujourd'hui des drames familiaux engendrés par une simple partie de jeu (vous ai-je déjà dit que L'As des As est HYPER mauvais perdant même s'il refuse de le reconnaitre ?), ni disserter sur l'injustice profonde de la carte "aller directement en prison sans passer par la case départ", ni lancer un avis de recherche de l'édition dijonnaise du jeu après laquelle je cours toujours ...
Non, si je vous parle Monopoly, c'est pour vous signifier (uh uh uh) une tendance de plus en plus forte parmi les Chefs : coloniser progressivement une rue entière.

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Les règles du jeu

- Etre un jeune Chef s'installant dans son propre restaurant
- Attendre 2-3 ans, le temps d'avoir du succès, une reconnaissance de la sphère gastronomique et une liste d'attente chaque soir, puis monter, dans la même rue (donc juste à côté pour ceux qui auraient des problèmes de GPS!), une deuxième adresse plus bistronomique ou carrément tendance street food et sans réservation
- Après avoir de nouveau fait un tour entier du plateau de jeu et touché les 20 000 francs de la case départ (oui, mon Monopoly est toujours en francs), ouvrir, toujours dans la même rue, une troisième adresse plutôt façon bar à vins
- Si vous êtes vraiment très fort, monter aussi un hôtel

Les joueurs

Agés de 7 à 77 ans, avec un talent indéniable pour la cuisine et le commerce c'est sûr, ayant beaucoup voyagé pour s'imprégner des tendances des différentes sociétés. Le phénoméne est international et pas uniquement parisiano-centré (oui, Mlle Moutarde a des antennes déployées worldwide ;-))

Le gagnant

On serait chez les bisounours, je vous répondrais "tout le monde !"
En effet, le restaurateur y trouve naturellement son compte car il peut déployer les différents styles de sa palette culinaire et commencer à bâtir progressivement son empire (je vous rappelle que le Monopoly est un jeu capitaliste ! ;-)) tout en contrôlant au quotidien la qualité des différents établissements. Et, puisqu'on est dans un jeu à la Madoff, on va continuer avec un petit cours de microéconomie, la colonisation progressive d'une rue permet aussi au restaurateur de réaliser certaines économies d'échelle : commande groupée de marchandises, supervision centralisée dans l'établissement originel, une seule plaque de cuisson pour les différents établissements (non, à ce niveau ça devient du camping ...).
Mais, là où ça vous intéresse mes petits loulous, le consommateur aussi est gagnant ! Pourquoi ? Car les établissements secondaires peuvent bénéficier des "chutes" de l'établissement à côté et plus côté (bon ok, ça fait pas envie dit comme ça mais je n'ai pas trouvé d'autres moyens de le formuler ! En gros, si vous mangez - au hasard - du homard dans l'établissement gastronomique, vous pourrez vous régaler dans l'établissement bistronomique d'un délicieux plat à base de bisque de homard). Mais aussi car le consommateur peut, suivant sa bourse et ses envies, aller dans l'un ou l'autre des établissements et surtout, surtout, peut approcher et goûter la cuisine du Chef sans se cogner 4 mois de liste d'attente !! (oui, ça sent le vécu)

Les différentes versions du jeu

- version étoilée : Akrame rue de Lauriston. Le restaurant 2* au 19, le steackhouse Atelier Vivanda au 18 et Brut, la cave à vins et fromages au 22 !
- version foodista : Bertrand Grebaud avec le restaurant Septime (une des plus longues listes d'attente de Paris !) au 80 rue de Charonne, le bar à tapas de poissons Clamato au 81 et la Cave Septime à l'angle rue Basfroi
- version filière entière : Grégory Marchand rue du Nil. Le restaurant Frenchie au 6, le bar à vins juste en face, la version take-away anglo-saxonne (Frenchie to go) au 9 et les commerçants Terroir d'Avenir pour cuisiner chez soi !
- version internationale : à Lisbonne, l'étoile montante de la gastronomie portugaise, José Avillez a lui aussi dans la même rue - tenez vous bien-: un restaurant 1*, une adresse bistronomique, un café, une pizzeria et un take-away. Et comme Mlle Moutarde ne recule devant rien pour vous mes petits loulous, elle va partir en tant qu'envoyée spéciale sur place très prochainement. A suivre bientôt sur le blog ! (la tension est à son comble, le teasing Top Chef à côté c'est peanuts ;-)).

Le jeu alternatif

Un projet un peu dingue qui consiste à transformer complètement d'ici mai un quartier de Paris structuré autour de trois rues et à y implanter les boutiques de jeunes créateurs/chercheurs de mode, design, alimentation ou écologie. Le nom du projet ? Je vous le donne en mille : la Jeune Rue...

Je pense que vous avez compris où je voulais en venir, avec tous ces projets rusés, rupturistes et rutilants, pour être à la page, il faut désormais être à la rue ... On pourra simplement leur conseiller de ne pas franchir la rue-bicon ! ;-)

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28 février 2014

Roule boulette !

"Alors ouais j'me la raconte  
ouais ouais je déconne  
nan nan c'est pas l'école qui m'a dictée mes codes  
on m'a dictée mais le rap voila de la boulette  
sortez les briquets fais trop tact dans nos tetes"
(Diam's, "La boulette" extrait de l'album Dans ma bulle, 2006)

Alors oui, certains commencent en citant Hannah Arendt ou Pline l'Ancien, moi je commence avec Diam's, ça fixe tout de suite le niveau ...D'un autre côté, si l'un des deux premiers avait eu la bonne idée de parler des boulettes ou de faire un trait d'esprit à leur sujet, j'aurais été ravie de les citer !

Etrangement, si la boulette est encore loin d'être un sujet d'intérêt pour la littérature ou les Nobel, elle est actuellement sur (ou plutôt dans !) la bouche de tout bostro (bourgeois gastronome - petit rappel pour ceux qui ne m'auraient pas lu depuis quelques temps) qui se respecte. Car, Mesdames, Mesdemoiselles (ah non, on n'a plus le droit !), Messieurs, je vous l'annonce solenellement, la boulette, telle un jokari alimentaire, fait son grand retour dans notre paysage culinaire.

Pourquoi ? Parce que c'est complètement dans la tendance "pas de gaspillage alimentaire" (à l'origine les boulettes sont un moyen de recycler des restes de viande ou d'utiliser les bas morceaux), parce que c'est un principe aux déclinaisons multiples et parce que c'est ludique et donc un bon moyen de pacifier la tablée (enfants compris !) lors du diner.

Alors dans un souci sincère de vous éviter d'être complétement à l'ouest lors de vos prochains dîners mondains, voici le avant/après de la boulette sous tous ses angles (petite précision pour ceux qui auraient laché la géométrie en même temps que Sophie La Girafe, il s'agit d'un oxymore !)

La boulette au restaurant

as fallafel

Avant : on allait s'encannailler rue des Rosiers pour manger des boulettes de pois chiche chez l'indétrônable As du Fallafel (qui n'a d'ailleurs aucun lien de parenté avec notre cher As des As). C'était bon, c'était exotique mais toujours un peu (voire beaucoup) identique.

Après : boulette par ci, boulette par là, ah ça ira, ça ira !
Les chefs réputés l'ont réintroduite à la carte de leur restaurant sans avoir peur d'être taxés de repasse ou de radinisme (allez donc goûter la boulette fondante d'agneau du Limousin, côte snackée, jus d'un couscous, semoule de brocolis et de chou-fleur de Jean-François Piège chez Thoumieux : ça vous change la tristoune boulette en une rutilante boule à facettes!). 
Tendance actuelle à la boutique mono-produit oblige, un restaurant entièrement dédié à cette petite bille vient d'ouvrir dans le 11ème arrondissement de Paris. Sobrement intitulée "Balls" cette enseigne a, si l'on résume, une promesse simple et courte : "vous allez bouffer de la boulette !". Au  menu ? Uniquement des boulettes façon lego : on choisit sa boulette (poulet, porc, boeuf ou veggie), sa sauce (yaourt, tomate, ...), ses accompagnements et ... roule ma poule ! La table est vite devenue le nouveau repère de tous les bostros, confortant ainsi la boulette dans son statut de nouveau graal culinaire.

La boulette au supermarché

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Avant : grâce à Herta on le savait, "c'est bon d'avoir les boules !". La knacki (chef-d'oeuvre de naturalité au passage qui même après avoir passée 15 jours cuite au frigo a toujours le même aspect aussi lisse - plutôt que de s'injecter du botox, il faudrait s'injecter de la knacki !) en format bille est apparue (précision importante, c'est vraiment une bille et pas une saucisse cocktail). Grâce à elle, on transformait une soirée de loose en soirée de ... mega-loose ! (L'As des As, ô grand amateur de knackis devant l'Eternel, cadeau, c'est pour toi ! ;-))

Après : Fleury Michon investit le segment du snacking chaud et lance ses "Ball in box" ! Là encore, même principe que le restaurant Balls (en version un peu moins gastronomique quand même ...) : des boulettes à réchauffer, de la sauce, une petite fourchette et ça trempouille ! Raffinement ultime : deux goûts par boite (jambon/pomme de terre, boeuf/pomme de terre, kebab/pomme de terre - oui, il faut aimer la pomme de terre) pour une explosion de saveurs ...

La boulette pour les becs sucrés

Avant : le matin, on regardait le Manège enchanté, les Power Rangers ou les Pokemon (tout dépend de l'âge !) en mangeant des miels pops dans un grand bol de lait. Avec un peu de chance, on était tellement pris par le suspense insoutenable qu'on finissait avec une vague bouillie plus proche du Gloubiboulga que de joyeuses perles d'or dansant dans leur voie lactée.

Après : la boulette passe de la matinée au goûter et du français à l'anglais ! La folie des cake pops déferle sur la France vitesse grand V. Au début on roulait soi-même les cake pops dans ses petites mimines mais des moules à cake pops ont fleuri sur le marché, permettant ainsi de garder complètement impec' sa manucure Chanel. Plus amusant visuellement que gustativement mais parfait pour occuper les enfants !

La boulette au ciné

Avant : les doubitchous, c'est culte, on les revoit tous les ans et on les aime toujours autant (même Christophe Michalak en propose une recette !)

Après : L'Ile des Miam-nimaux, avec sa tempête de boulettes géantes et la voix de Cyril Lignac est LE dessin animé de ces vacances de février pour réconcilier parents foodista branchés et enfants gourmands.

Pour finir sur une note positive (plutôt rare en ces temps-ci ...), le moins que l'on puisse dire en 2014, c'est que ça marche comme sur des boulettes !

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01 février 2014

Est-ce vraiment mug-lich ?

Ne nous voilons pas la face, le mois de janvier est loin d'être le plus riant de l'année : l'euphorie des fêtes est passée, la 20ème part de galette sans avoir une seule fois la fève reste un peu en travers de la gorge, les oiseaux sont encore loin de chantouiller le matin et il est quand même un peu trop tôt pour compter les jours jusqu'aux ponts de mai.
Même les soldes, qui constituaient la seule perspective vraiment réjouissante de ce début d'année, ne sont plus vraiment ce qu'elles étaient à cause du principe des soldes flottantes ...

Mais on ne va pas se laisser abattre pour autant mes petits loulous ! Pour lutter contre la morosité ambiante il nous faut du confort sans effort mais aussi un peu de nouveauté. Donc on oublie la raclette ou la pizza supplément crème fraiche - certes réconfortantes et sans effort mais pas vraiment nouvelles - et on se concentre sur le mug cake !
Mug cake-sako ? Je vous rassure, pas de bug neuronal chez moi, le mug cake pourrait, dans un effort surhumain de francisation (je soigne ma candidature à l'Académie Française ! ;-)), se renommer mug-âteau.

Mug-cake : la génoise genèse

Cette mode, bien évidemment venue tout droit des Etats-Unis (y'a pas à dire, ils sont quand même assez champions dans ce créneau !), a l'avantage énorme d'en cumuler plusieurs :
mug-cake-le-livre- Gain de temps : grâce à la judicieuse combinaison du principe du "je fous tout en vrac dans la tasse" + cuisson au micro-ondes, le gâteau est prêt en 5 minutes top chrono (6 à la rigueur si vous habitez le château de Versailles et que votre micro-ondes a sa pièce dédiée à 10 kms de votre cuisine ...). Il faut bien reconnaître que, à côté, l'opéra ou le bavarois peuvent aller se brosser avec leur temps de montage et de repos !
- Economie de vaisselle : le principe du mug-cake étant de mettre tous les ingrédients dans une tasse, de remuer avec une cuillère, de faire cuire au micro-ondes et de manger avec la même cuillère que celle utilisée en étape 2, la partie "vaisselle" de la recette (souvent pas la plus réjouissante avouons-le ...) est réduite à portion congrue. Pour faire simple, même un homme peut faire un mug cake sans remplir l'évier d'une montagne de vaisselle et ça, c'est un petit pas pour l'homme mais un grand pas pour l'humanité !
- Plaisir : la version originale étant celle d'un gâteau mi-cuit au chocolat, soyons honnête, ça ne peut pas être dégueu ! (l'Académie française me pardonnera je l'espère cette trivialité ...).

Le mug-cake, comme l'immense majorité des tendances pâtissières venues des USA, n'a aucunement la prétention de nous proposer un plaisir élaboré et virtuose mais au contraire un plaisir régressif et réconfortant. "Straight to the point !" (bon là, je crois que l'Académie m'a définitivement radiée de ses listes, d'un autre côté, le vert académique ne me va pas au teint !)

La mugée en puissance

alsa mug cakVous pensez bien que quand la bise fut venue, cette recette triple A-vantages a conquis nombre de blogueurs, blogueuses et autres foodista. Et on a donc retrouvé ici le cycle de vie de chaque nouvelle mode "confort-food"

1. Naissance aux USA
2. Diffusion sur les blogs anglo-saxons puis français
3. Parution de livres consacrés au sujet (celui-ci en sucré ou celui-là en salé et même en version coffret ou livre-forme ...)
4. Industrialisation du produit (cette fois-ci c'est Alsa qui a dégainé le premier avec une préparation prête à cuire même s'il faut reconnaitre qu'ici la valeur ajoutée de la simplification est retreinte étant donné l'extrême simplicité initiale ...)

Ne manque à ce cycle que l'ouverture de la boutique mono-produit ou la reprise par une chaine de restauration rapide pour que l'on ait la totale !

La diversification (alimentaire bien sûr !) du mug-cake

Si la recette initiale était plutôt celle d'un gâteau mi-cuit (au chocolat, au praliné, au chocolat+beurre de cacahuètes+praliné pour les plus déprimés !), l'éternel esprit révolutionnaire français a bien entendu vite pris le dessus pour en proposer d'autres variantes sucrées et même salées.
Le principe reste le même (aucune vaisselle + cuisson au micro-ondes) mais les déclinaisons sont multiples.
Sous forme de crumble (comme ce mug-crumble) ou sous forme d'omelette (comme cette mug-omelette). Passez-les bornes y'a plus de limites alors nul doute que les plus téméraires se risqueront bientôt à d'autres classiques réinventés avec la combinaison gagnante : pas de vaisselle + cuisson au micro-ondes.
On parie que dans quelques années, la blanquette de Mamie (qui avait déjà connu un révolution avec la cocotte-minute) deviendra so easy sous forme de mug-blanquette ?

Le mot de la faim

Enfin, avant que vous ne vous régaliez vous aussi de vos mug-préparations, petite précision linguistique pour éviter les incidents diplomatiques : certes "mug" en anglais signifie aussi bien "tasse" que "tronche" en langage courant.
Néanmoins, mug cake n'a jamais signifié "tronche de cake' ! ;-)

NDLA pour les courageux qui ont fait l'effort de lire ce billet jusqu'au bout : le titre est un jeu de mot germanophone (et donc je suppose incompris par la grande majorité de la population mais je m'en fiche c'est mon blog, je fais du nivellement par le haut si je veux!). "
Möglich" (prononcé meuglich) signifie en allemand "possible". Donc en gros, le titre c'est : "le mug-cake est -ce vraiment possible ?" Je vous rassure, vous avez environ un mois pour vous remettre d'un tel jeu de mots !

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05 janvier 2014

Mes (vraiment) bonnes résolutions

Comme au début de chaque année, il est de bon ton de prendre des résolutions, j'ai envie, pour ouvrir 2014, de prendre moi aussi de bonnes résolutions. Sauf qu'il faut être honnête, je ne les tiens en général JAMAIS plus de 15 jours ... (vous imaginez sinon combien je serais parfaite si depuis 27 ans je m'améliorais chaque année un peu plus ? ;-))

Alors ok pour prendre de bonnes résolutions mais cette fois-ci de vraiment bonnes, savoureuses et délicieuses résolutions, bref, de celles que je n'aurai pas (trop) de mal à suivre ;-)

1. Ne plus dire "pâté croûte" mais bien "pâté EN croûte" (c'est les années "gones" qui ont laissé des traces...)
2. Aller tester la pâtisserie de Jean-François Piège (oui - shame on me, je n'ai pas encore eu le temps d'y aller. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître ça m'arrive de travailler de temps en temps !)
3. Arrêter de prendre un air dégoûté quand l'As des As mange ses knackis froides en parlant de "gourmandise" (dire qu'on a le même patrimoine génétique...)
4. Ne plus prendre systématiquement le même plat que j'aime et que j'adore quand je vais plusieurs fois dans un même restaurant mais tester aussi les autres plats (faire ressortir mon côté aventurière quoi !)
5. Laisser une chance aux autres de manger du Ritter Sport Alpenmilch et ne pas faire une OPA systématique sur toutes les tablettes (si j'étais honnête, je devrais prendre la même résolution avec les escargots Lanvin ... mais faut pas pousser non plus !)
6. Manger un peu plus de viande rouge (oui, je sais, ce n'est pas vraiment le discours mainstream mais croyez-moi, au regard de mon volume de consommation annuelle, je peux LARGEMENT doubler !)
7. Laisser une chance de survie aux homards au lieu d'avoir systématiquement les papilles en furie à la vue de mes petits amis (vu la couleur de la carapace, ça compte comme une viande rouge ?)
8. Réfléchir à deux fois avant de manger une grosse glace dehors en plein hiver alors que je suis déjà enrhumée simplement parce que "c'est trop bon" (et le Toplexil et l'Advil après, c'est trop bon aussi ?!)
9. Être un peu moins maniaque des miettes (non, ne nous voilons pas la face, ça ce n'est vraiment pas possible)
10. Continuer à croquer la vie ! :-)

Et vous mes petits loulous, que vous souhaitez en ce début d'année ?
Une bonne louche d'optimisme, quelques cuillères de rire et de bonne humeur, un zeste d'audace, une pincée de réussite et, à plus court terme et plus concrètement, ... la fève dans la galette !

Petit bonus pour bien commencer l'année (décidément, ma générosité me perdra !), 10 photos correspondant à 10 souvenirs gourmands de 2013 et dont je ne vous ai pas forcément parlé sur ce blog avec, de gauche à droite et de haut en bas :
1. Une excellente Gelateria (découverte grâce à Edda) avec notamment une glace ricotta et zestes d'agrume absolument extraordinaire d'équilibre (à en manger des hectolitres !)
2. Un gaspacho chez Thoumieux couronné d'une quenelle de glace à la moutarde
3. Un jambon persillé home made (avec ce qu'il faut de chablis, de persil et d'ail parce qu'on est bourguignon ou on ne l'est pas !)
4. Un agréable déjeuner au Jardin de Plumes d'Eric Guérin à Giverny avec ce bel oignon comme un clin d'oeil aux fleurs des jardins de Claude Monnet
5. Une glace au thé matcha chez Toraya qui n'a rien à voir avec tous les trucs colorés vaguement en vert et qu'on appelle "matcha"
6. La traditionnelle marinade des fruits secs du Berawecka qui marque le coup d'envoi des préparations des festivités de fin d'année
7. Une omelette norvégienne pour 5-6 convives mangée à 3 parce que "faut finir, on ne peut pas la garder jusqu'à demain !"
8. Un homard qui ne doit pas vraiment se rendre compte du piège dans lequel il est tombé ...
9. De la vraie eau de coco, pour un apéro d'été dans le jardin (Vavaï peut aller se brosse !)
10. Une profiterole chez Roellinger avec une glace vanille absolument hallucinante. Du lait cru, un mélange de vanilles dont Roellinger a le secret : la meilleure glace vanille jamais mangée à ce jour !! (et pourtant, j'en ai goûté des glaces !)

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21 décembre 2013

Les lutins et le Père Noël, à table !

Comme dirait Céline "Je ne vous oublie pas, non jamais" (ceux qui connaissent la chanson vont avoir l'air en tête jusqu'à la fin de la journée, non ne me remerciez pas, c'est cadeau ;-))

C'est juste que voyez-vous mes petits loulous, à la fin de l'année, je me tourne rarement les pouces (sauf pour faire sécher mon vernis plus viiite !). Néanmoins, toujours avec l'immense bonté qui me caractérise, et parce qu'à Noël il parait que c'est la tradition, je vous fais un petit cadeau : le récit d'un menu de fête dans un 3*, raccord avec la nuit étoilée de Noël bien sûr.

En effet, à l'occasion d'un nouveau diplôme de Lady Baba (vous ai-je déjà raconté que dans la famille on passait des diplômes uniquement pour pouvoir se faire de bons restos ensuite ?!), nous avons décidé d'aller fêter ça dans le seul restaurant 3 étoiles de Lorraine : l'Arnsbourg de Jean-Georges Klein à Baerenthal.

Si Jean-Georges Klein n'est pas le plus médiatique des étoilés français, sa cuisine est néanmoins extrêmement raffinée, étonnante et artistique (vous verrez au fil des photos, certains plats sont de véritables tableaux !).
Je ne vais pas (pour des raisons évidentes de longueur - à moins que vous ayez 15 jours devant vous!) vous raconter mes impressions pour chaque plat mais plutôt vous livrer, comme dans une jolie mélopée, les photos de tous les plats et leurs intitulés précis. Et comme, il faut bien reconnaitre que c'est quand même impossible que je ne donne pas mon avis, je vous soufflerai mon top 3 des plats à la fin.(suspense ...)

FAQ avant de commencer :
- Tu as tout mangé ? Bah oui et si vous voulez tout savoir, j'ai même mangé en plus le homard de ma grand-mère
- Tu n'as pas été malade ensuite ? Non pas du tout, je suis d'ailleurs allée courir un petit marathon juste après pour fêter ça !
- Tu as encore un peu faim ? Oui dès le lendemain ! Je suis d'ailleurs sur les starting blocks pour le Noël-mathon : foie gras - huitres - dinde - fromage - bûche (et escargots lanvin !)
- Tu arrives encore à manger "normal" après ? Oui bien sûr, je me nourris désormais uniquement de caviar et de homard pour ne pas perturber mon organisme ;-)

Bon trève de bavardage, on attaque !

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Apéritifs "Autour du Monde" avec Chips soufflée de patate douce au goût du Maghreb (Casablanca), Crêpe farcie Madame Suzette (Paris), Bonbon de betterave (Amsterdam), Cocktail de Whisky "old fashioned" (New York)
Déclinaison autour du potimarron : cornet de potimarron, rubans crus de potimarron et coques, ravier de fromage blanc et glace de potimarron
Huitre perle blanche retour de Kyoto (ndla : avec 3 "pointes" japonisantes sur le dessus : yuzu, shizo et ? - même l'As des As ne se souvient plus !)

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Caviar gold, découpe de Saint Jacques de la mer vers la terre, sorbet betterave/framboise
Solette croutée aux noisettes et aux croûtons, pomme purée à l'oursin et vinaigrette à la tanaisie
Souvenirs de Séoul en "up and down" : "Up" légumes asisatiques façon street food, "Down" bouillon thaï (ndla : on enlève l'assiette du "Up" pour découvrir le "Down")

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Homard bleu, hollandaise à l'huile d'olive et gingembre, chou-fleur en texture
Dos de chevreuil : orange, saké, augustura, chou rouge, épices, coeur de palmier, salsifis, poire, bière brune, baies de genièvre - Tel un tableau de Juan Miro
Cappucino de pomme de terre et truffe

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Et "un peu" de sucré pour finir :
Déclinaison autour de la pomme verte en différentes textures et températures
Variation autour de la figue
Et les mignardises accompagnant le café (mais oui on n'avait encore une petite place pour elles !)

Le mot de la faim

Faim/fin du suspense, voici mon tiercé gagnant :
1) Le capuccino de pomme de terre et truffe : un plat signature du Chef qui en apparence paraît simple mais dont l'équilibre en bouche est parfait
2) Les Saint Jacques et surtout le sorbet betterave/framboise où l'équilibre entre les deux saveurs était tellement harmonieux que cela semblait évident
3) La solette croûtée où là encore, l'équilibre entre la rondeur de la solette croûtée, le goût si particulier de la tanaisie et l'amertume de la pointe de café (sur la droite de l'assiette) était très réussi
En fait, si ce sont ces 3 plats que je retiens plus d'un mois après avoir mangé à l'Arnsbourg, c'est parce que chacun d'eux avait un équilibre de goût parfait qui en bouche, s'imposait comme une évidence.

Sur ces mots hautement philosophiques, je vous souhaite mes petits loulous de joyeuses fêtes, de merveilleuses ripailles et surtout ... une bonne digestion ! ;-)

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22 novembre 2013

Reader's digest

Sujet du jour : à l'image de la soupe ou des glaces, la lecture a-t-elle une saisonnalité ?
Vous avez 4 heures à partir de maintenant, aucun document n'est autorisé et toute sortie sera définitive !

Plus sérieusement (ou au contraire moins sérieusement ...), avec le retour des températures frisquettes et la nuit qui tombe vite, à défaut d'hiberner, quoi de mieux que de bouquiner ? Voici donc pour accompagner votre thé/chocolat chaud/rhum (rayez les mentions inutiles), quelques lectures gourmandes à déguster selon vos envies ou votre appétit.

fluide glacialSi vous avez envie de tapas ou si vous avez un appétit de moineau : Fluide glacial spécial Nouvelle gastronomie

Comme dirait Thérèse "C'est fin, c'est très fin ça se mange sans faim !".
Fluide glacial, dont l'humour grinçant et décalé n'est plus à démontrer, a ici compilé des planches (pas de cuisine!) et des vignettes de styles très différents mais avec la nourriture comme dénominateur commun.
L'avantage de ce numéro ? On peut le lire comme on pioche dans un bol de cacahuètes laissé sur la table (c'est-à-dire compulsivement ou occasionnellement selon le comportement de chacun :-)). Bien entendu, vous n'êtes pas obligé de tout aimer mais, à l'image des tapas (ou des apéricubes - c'est moins branché mais plus réaliste!), il y en a forcément un que vous apprécierez.
Mon préféré ? Au saumon ! (pardon - j'avais dit que j'arrêtais) : la gastronomie faite pâté, la folie macarons ou l'interview du Chef Alain-Jérôme Pacard !

 

 

cuisine chimieSi vous avez envie de crustacés à décortiquer ou si vous avez soif de comprendre : La cuisine, c'est aussi de la chimie d'Arthur Le Caisne aux éditions Hachette Cuisine

Je ne suis pas la première à en parler, mais ce livre est une petite pépite pour tous ceux qui souhaitent comprendre le pourquoi du comment de ce qu'il se passe quand il cuisine. L'auteur (qui a travaillé avec Hervé Thys) a en effet réussi le tour de force de décortiquer et de nous expliquer étape après étape tous les secrets chimiques de la préparation d'un pot au feu ou d'une purée et de manière très accessible.
Et non seulement c'est simple mais en plus c'est ludique ! Vous vous délecterez donc non seulement en dégustant les plats réalisés mais déjà même en lisant ce petit précis (dans tous les sens du terme !). Grâce à ce livre, son auteur et la chimie, vos invités à Noël dégusteront un chapon farci tendrement fondant ou, d'ici là, vous réalisez des oeufs à la coque pas plus fêlés que vous !

 

luxe alimentaireSi vous avez envie d'un bon morceau de pain qui cale ou si vous avez envie de nourrir votre esprit : Le luxe alimentaire, une singularité française de Vincent Marcilhac aux éditions Pufr

Autant le dire tout de suite, il s'agit d'une thèse. Ainsi, si la première lecture pouvait se picorer, celle-ci est nettement plus "prenante".
Ici, on est presque sur une piste noire (à éviter donc si vous êtes niveau flocon en ski ou si pour vous, les sports d'hiver c'est plus descente de rhum que de piste). Il faut s'accrocher pour ne pas déchausser, ça descend tout schuss mais arrivé à la fin, on a le cerveau bien oxygéné et surtout, on a pris de la hauteur vis-à-vis de l'engouement actuel pour tout ce qui touche de près ou de loin à l'alimentation.
Des fondements du luxe alimentaire français aux nouvelles logiques de localisation des commerces alimentaires de luxe en passant par le défi de la mondialisation, vous serez largement rassasié !

Le mot de la faim

L'avantage des mots par rapport aux mets, c'est que vous pouvez vous en régaler, vous en délecter, vous en empiffrer ... sans difficultés pour digérer !

22 octobre 2013

J'ai deux ans ... mais pas de titre ! :-)

22, v'là les flics ? Que nenni mes loulous, c'est le 22 (octobre), v'là l'anniversaire blog-geek (bon ok, la rime est nulle mais 1. c'est mon blog je fais ce que je veux et 2. je ne me voyais pas vous faire une rime avec "bactériostatique" ou "kymrique"!).

Anniversaire 2 ans Camille 006En effet, aujourd'hui, Mesdames, Messieurs, aujourd'hui est un grand jour car nous fêtons en grandes louboutins (= pompes pour la population masculine qui lit ce blog) les deux ans d'existence de cet espace virtuel par la forme mais bien réel par l'aventure qu'il entraine avec lui.

Si pour mes "vrais deux ans", on ne se souvient plus vraiment de ce que j'ai mangé (vous noterez au passage le "challenge" que représentait pour moi 2 bougies et qui me faisait quasi-loucher - je vous rassure, au fil des années, j'ai appris à maitriser le nombre! ;-)) pour les deux ans de mon blog, je vais élaborer mon menu idéal.

Peu importent les saisons et la cohérence globale, ce menu est comme ce blog : un carnet personnel de tout ce que j'aime !

Donc, pour ce 22 octobre, Mlle Moutarde vous propose :

A l'apéritif

Un jus de tomate (sans sel de céleri mais avec citron et tabasco - pour le nombre de gouttes, merci de s'adresser directement à Mr Blackfood qui tient les comptes)
avec
des gougères (les vraies de vraies avec juste ce qu'il faut de muscade et de comté) et des tomates cerises (de Peltre de préférence).
Précision peut-être pas inutile : Peltre n'est pas une variété très rare de tomates mais la cueillette Chapeau de Paille grâce à laquelle on se fait des orgies d'excellentes tomates (verte, rouge, cornue, cerise&Cie), de fruits rouges à gogo ou de pommes.

En entrée

La recette du tartare de daurade et de boeuf de Gagnaire (oui, je sais, ça fait la fille qui se la pète, mais en fait c'est une recette que l'on fait nous-mêmes de nos petites mains grâce à la recette extraite de ce livre)
ou
ce pain perdu au saumon qui est simplement trop bon.
Bon, et puis comme c'est mon menu idéal et que je fais ce que je veux, je voudrais aussi un bretzel de chez Ditsch à peine sorti du four et encore tout chaud car y'a que comme ça que c'est bon !

En plat

Du homard évidemment (dans son plus simple appareil dans tous les sens du termes !)
En accompagnement ? Une terrine potimarron/cèpes/noisettes pour la période automne/hiver et des légumes à la grecque ou des légumes grillés pour l'été.

En fromage

Du chèvre ("ah désolé monsieur nous n'avons pas de chèvre" - réplique extraite de mon film culte : On connait la chanson !)

En dessert

Une dame blanche ou une omelette norvégienne (en toutes saisons), de la pastèque fraîche (seulement l'été, bizarrement, quand il fait -3° dehors ça me tente moins ...) ou certains gâteaux très précis (je laisse libre cours à votre imagination ... ;-))

Pour finir

Un café plutôt lungo (Mama mia, les italiens me pardonneront ce crime de lèse majesté au ristretto !)
avec
un escargot Lanvin au lait.
Au passage, vous ai-je déjà parlé de ce véritable drame que je revis tous les ans ? Je suis absolument dingue de l'escargot Lanvin (dont la production est en Bourgogne d'où la forme hélicoïdale, et toc !) qui n'est produit que durant les fêtes de fin d'année. Ajoutez à cela une DLC relativement courte (2 mois et effectivement j'ai testé les conserver jusqu'à Pâques mais ils n'ont pas le même goût), je dois m'en empiffrer en novembre/décembre/janvier pour pouvoir tenir toute l'année ! (au passage si Lanvin me lit, faites s'il vous plait des escargots de Pâques, des escargots d'été, des escargots de vendange, bref des escargots toute l'année !) - Fin de la parenthèse, vous savez tout de ma vie so difficile ! :-)

Maintenant que l'on s'est régalé (enfin moi en tout cas c'est sûr !), je voudrais profiter de ce billet pour remercier :
- Tous les Mermaids (Lady Baba, Mr. Blackfood, l'As des As - qui est d'ailleurs l'auteur de ce non-titre!) pour le suivi régulier, leur soutien avant même la première heure et leurs estomacs toujours prêts à me suivre
- Mme Audrey, sans qui ce blog n'existerait pas et sans qui ma vie serait donc bien différente
- Vous tous qui me lisez et qui continuez à me lire même si le rythme s'est un peu ralenti pour cause de vie plutôt dense à côté
- Tous ceux qui m'inviteront dans les prochains mois/trimetres/siècles et qui auront la bonne idée de réaliser ce menu :-)
- Et, comme je ne pouvais pas faire un billet anniversaire sans mentionner son nom, je tiens à remercier Dijon parce que voilà !

Bon allez mes loulous, bisous, merci pour tous et à bientôt pour un nouveau rendez-vous !

30 septembre 2013

Lazare : ceux qui l'aiment prendront le train

A quelques jours d'intervalle, la gare Saint Lazare a été deux fois au centre des attentions de tout foodisto qui se respecte (oui, je l'ai mis au masculin pour la parité !) mais pour deux raisons assez diamétralement opposées : le retour de Burger King à Paris en décembre dans la gare d'une part et l'ouverture début septembre de la brasserie d'Eric Frechon dans ce même centre névralgique d'autre part.
J'avoue ne porter aucun culte particulier au whooper (oui, je sais je mériterais d'être transformée en frite géante pour cette hérésie !) et je préfère donc me concentrer sur the place to eat du moment : Lazare. Alors en voiture tout le monde, c'est parti pour un voyage ferroviaire tout en saveurs !

L'ingénieur du train (l'As des As me suggère comme dénomination tchou-tchou man- l'humour c'est de famille!)

WP_20130928_017Eric Fréchon, déjà connu, pour être aux commandes de deux autres TGV : le Bristol et le Mini-Palais.
S'il propose un numéro de haute volée dans le premier et une cuisine à la hauteur du Grand Palais dans le second, il a voulu ici redonner ses lettres de noblesse à la vraie brasserie de gare et proposer une cuisine s'adaptant à tous les moments de la journée d'un voyageur : du départ matinal au souper tardif en passant par le thé partagé avec Mamie avant le départ ou l'apéro en attendant le train qui a du retard. Mais surtout, il a voulu faire de cet espace un véritable lieu de vie, chaleureux et convivial, prêt à accueillir tous les passagers de la gare. Pour cause de mise en route, le Chef passe visiblement régulièrement car il était là en début de service ce samedi.
(petite précision : ce n'est pas l'épaule de l'As des As au premier plan qu'il faut regarder mais bien le Chef au second !)

 L'aménagement intérieur des wagons

WP_20130928_024Ici, ni première ni seconde mais un lieu décomposé en différents espaces pour rencontrer les envies de chacun : comptoir pour le jambon beurre, petites tables pour l'entre-deux ou tables classiques avec banquettes tellement confortables que l'on pourrait se vautrer dedans (qui a dit que j'avais envisagé cette option l'espace d'un instant ?).
Le lieu réussit le délicat équilibre du moderne et du traditionnel pour proposer un cadre dès le départ évident. Et surtout, ce qui fait toute la différence, c'est une acoustique pensée d'une telle façon que même lorsque le train affiche complet, les bercements du voyage et les conversations des autres passagers n'obligent jamais à hausser le ton pour se faire entendre de ses commensaux. Un train donc dont on sort détendu !

 Les compagnons de voyage

L'As des As toujours prêt pour partir à l'aventure à partir du moment où il y a à manger ! Comme je vous l'ai déjà mentionné, le train affiche complet avec, à son bord, une joyeuse population mixant famille avec enfants, convives pressés et étrangers. Leur point commun ? Tous des gourmands bien décidés à ne pas laisser passer ce train !

Le personnel de bord

En nombre suffisant, aimable et souriant mais avec encore peu d'heures de circulation. En effet, la seule fausse note de ce repas serait à attribuer au service avec, manque de chance pour nous, un serveur complètement débordé et parfois plus à l'ouest qu'à l'est, ce qui a rendu le voyage étonnement long. Heureusement, la chef de bord est là pour rattraper les bourdes et faire avancer le service à bon train. Avec un temps de rodage un peu plus long, pas de doute que le service sera plus TGV que Micheline !

Le wagon restaurant (il faut être honnête, c'est surtout pour cette voiture 14 qu'on fait le voyage !)

WP_20130928_013     WP_20130928_005     WP_20130928_021     WP_20130928_023

Ici, pas besoin de temps de rodage, les plats ont déjà leur vitesse de croisière.
On ne peut qu'apprécier la largeur de l'offre pour le déjeuner, du jambon-beurre pressé au traditionnel steak à cheval en passant par le désuet semainier des plats du jour et la plus innovante "friture de gambas et son ketchup épicé". Je vous passerai le choix cruel pour l'As des As qui a eu envie de tout goûter (promis, on reviendra pour l'omelette aux chips et la poitrine de cochon !) pour vous révéler notre déjeuner : moules à la crème et frites, cabillaud rôti, sauce vierge et salade de tétragone mi-cuite puis tarte au chocolat et fruits rouges glace vanille (je pleure encore mon éclair au chocolat non disponible avant 15h !).
Des moules frites excellents, un cabillaud parfaitement cuit aux notes sautillantes, une tarte au chocolat classique mais bonne et des fruits savoureux avec une délicieuse glace à la vanille, c'est un sans faute.
Mention spéciale à la cave qui affiche un certain nombre de jolis Bourgogne, ce qui ne peut que réjouir Mlle Moutarde !

Le prix du billet

Ici, pas besoin de carte de réduction type carte jeune, sénior ou famille nombreuse, les prix restent dans l'ensemble tout à fait raisonnables et le rapport qualité/prix est excellent.
A la réflexion, on prendrait en fait volontiers une carte fréquence pour en faire notre cantine.

Le mot de la faim

Sortez de votre train-train et en route pour un voyage qui vous régalera !

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02 septembre 2013

Homard amor

S'il y a bien une chose que j'ai apprise en termes de communication, c'est que pour que le message passe et soit retenu, il faut qu'il soit :
1) court
2) simple
3) répété régulièrement
Vous apprécierez j'imagine au moment de la rentrée ce cours digne de Harvard ! ;-)

Je pourrais vous citer l'exemple de mon oncle qui répète depuis son plus jeune âge à tout le monde que son anniversaire est le 7 juin. Eh bien je peux vous dire que maintenant c'est limite devenu un réflexe pavlovien : 7 juin = anniversaire !

Comme on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même (et comme avec mon sens exceptionnel de l'amour d'autrui je suis toujours prête à expérimenter sur moi avant de vous en parler mes chers petits lecteurs !), j'ai donc appliqué ces principes à ma petite personne. Je crois donc désormais que tout le monde a bien compris que Mlle Moutarde = Dijon + homard + glace. (je vous en avais d'ailleurs déjà parlé à vous aussi dans ce billet)

Je ne vais pas vous parler du nombre de gens qui m'écrivent un message dès qu'ils passent par Dijon ou entendent parler de Dijon mais par contre je vais vous montrer comment le message est bien passé sur le homard !

Voici donc dans l'espace de ces 2 mois d'été, un petit florilège des moments où ma route a - malheureusement pour eux, délicieusement pour moi - croisé ces adorables petites bestioles. Et comme le homard et moi on est un peu unis comme les 5 doigts de la main, voici donc un petit défilé a la mano !

Le pouce : le croq'homard du Jeanne B

homard 3Le pouce car on ne peut que le lever pour ce plat ! Dégusté avec l'As des As (qui m'a dans sa grande bonté autorisée à prendre le supplément pour pouvoir le goûter !), un croque simple, généreux mais surtout très bon. Un délicieux pain de mie croustillant dehors grâce au fromage et moelleux dedans, des herbes fraîches qui parfument le tout et surtout un délicieux homard ferme et goûteux.

 

  

 

 L'index : le menu homard de la Vigne d'Adam (Metz)

homard 6    homard 4     homard 5

L'index car notre intention (et celle du restaurateur !) était clairement indiquée dès le départ : du homard, du homard et encore du homard ! En l'occurence, ici décliné en mille-feuille à l'entrée, avec mousseline de céleri et émulsion à l'orange ensuite et rôti avec des girolles et du jus de volaille pour finir. Le homard est ici utilisé de la pointe de ses antennes au bout de sa queue en différentes variations qui mettent bien en valeur le goût et la texture de sa chair fine. Avec Lady Baba et Mr Black Food on s'est régalé !

Le majeur : le homard bleu, bouillon au pollen et serpolet de Jean Sulpice (Val Thorens)

homard 9Majeur car il s'agit ici tout simplement d'un plat magistral. Un homard exceptionnel, un bouillon au pollen original et "slurpissime", un chef talentueux et un cadre magnifique, bref un homard dont on se souvient !

 

 

 L'annulaire : le homard du plateau de fruits de mer du Moulin Saint Georges (Pennedepie dans le Calvados)

homard 8Parce qu'il fallait bien que j'attribue un homard à ce doigt et que celui-ci je l'ai justement mangé avec les doigts ! Un homard qui ne paie pas de mine en apparence, couché sur son lit de glace. Mais détrompez-vous, sa cuisson fait toute la différence ! Déjà, il est servi tiède car cuit à la demande, excellent indice de fraîcheur. Ensuite il est cuit dans un délicieux court bouillon aux aromates et à la tomate ce qui en fait le meilleur "homard de plateau" que je n'ai jamais mangé. Brut et cuisiné à la fois !

 

L'auriculaire : le lobster roll du Lobster bar

homard 7L'auriculaire, car, il faut être honnête, des différents homards mangés, c'est le plus mineur. J'ai en effet testé par moi-même (encore avec l'As des As qui fait ici son grand retour !) la folie du lobster roll qui a envahi Paris depuis le printemps. Pour être très honnête, le pain au lait est bon, la sauce à l'estragon est bien relevée mais ... on ne sent pas vraiment le homard (ça pourrait être de la crevette que ça serait pareil !). Pour une puriste comme moi ce n'est donc pas le graal...

 

Et comme, comme beaucoup d'entre vous je pense, je n'ai pas qu'une main mais bien deux, vivement les prochains homards de rentrée que je puisse compter sur mes 10 doigts ! (à bon entendeur ... :-))

Posté par camille syren à 09:48 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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