05 août 2013

Coucou qui ? Cookie !

Avant toute chose, pardon pour ce titre proche du niveau 0 mais bon, c'est l'été !
Ne nous voilons pas la face, tout le monde est soit en vacances, soit en train de compter les jours jusqu'aux vacances désormais très proches, soit en train de trier les souvenirs de vacances et d'entretenir son bronzage. Bref, pour l'instant, le mot que tout le monde a à la bouche est plus "vacances" que celui-dont-on-ne-doit-prononcer-le-nom, à savoir "rentrée".

WP_20130804_001Néanmoins, Mlle Moutarde, toujours avec son sens exceptionnel du dévouement et de l'amour d'autrui vous aide à passer ce cap difficile qui arrivera dans moins d'un mois (ne pas y penser, ne pas y penser...) en vous dévoilant d'ores et déjà le hit-goûter de la rentrée, j'ai nommé : le cookie !

En effet, après les macarons, cupcakes et autres petits choux, le cookie a tout pour devenir la petite pièce indispensable de votre garde-manger (à défaut de votre garde-robe !) de la rentrée. Pourquoi ? "Parce que" serait une réponse largement satisfaisante et demandant peu d'effort pour cette période estivale. Pour ne quand même pas vous laisser sur votre faim, voici l'explication en trois actes.

Acte 1 : la boutique monoproduit et la francisation

Comme toute it-pâtisserie qui se respecte, le cookie a droit à sa boutique mono-produit, prouvant ainsi son potentiel foodista. Mais la Fabrique à cookies, puisque c'est son nom, en plus de proposer de multiples déclinaisons de petit biscuit rond, a aussi entamé une entreprise beaucoup plus vaste : franciser le cookie comme l'indique son slogan "le cookie à la française !". La promesse ? Un cookie dans les règles de l'art (à la fois croustillant sur les bords et moelleux à coeur) mais décliné avec des ingrédients français. Plutôt que de manger les classiques cookies US au beurre de cacahuète, aux noix de pécan ou au marshmallow, vous pourrez trouver ici des cookies mettant en valeur des spécialités régionales telles que les pralines roses de Valence, les calissons d'Aix ou le caramel au beurre salé de Guérande et des créations plus originales comme citron meringué ou pomme cannelle. Au delà du caractère ludique de l'offre, l'objectif est ambitieux : arriver à ancrer le cookie dans la tradition culinaire française.
Autre marque à suivre cette tendance mono-produit, "Scoop me a cookie". La promesse ? Des ingrédients top qualité (indispensable !) et des cookies aux noms décalés ("saut du lit" à la banane et à la noix, "give me more" au praliné et noisettes ou "je t'épouse dans l'heure" au beurre de cacahuète, chocolat au lait et bretzel) pour nous rendre le cookie friendly.

Acte 2 : les lettres de noblesse gastronomique

Quoi de mieux pour légitimer un produit ou une tendance que sa diffusion dans les "cercles d'influence" ? (pour faire simple et prendre un parallèle avec la mode, la tendance par exemple de la chemise savamment trouée à l'épaule gauche et à l'omoplate droite aura d'autant plus de chance de se propager rapidement qu'elle sera diffusée par Chanel et donc ensuite reprise dans les magazines et dans la rue). Pour la gastronomie, il en est de même. Le burger est ainsi sorti de l'image Mac Do quand de grands chefs en ont proposé à la carte d'établissements réputés.
Il manquait au cookie US sa légitimité gastronomique, il gagne désormais ses galons grâce au très chic Hôtel Meurice. En effet, le nouveau chef-pâtissier du palace propose chaque mois de juillet à décembre un nouveau cookie dévoilé le 4 du mois (celui d'août est un "cookie fraicheur" aux écorces de citron acidulé). Pour marquer le coup (et - ne nous voilons pas la face - faire monter le buzz !) le Meurice a créé un festival du cookie (apothéose du 13 novembre au 13 décembre avec plus de 30 sortes de cookie en vente à emporter) et a ouvert un site dédié. Le Meurice a initié le mouvement. Qui seront les prochains ? Affaire à suivre ...

Acte 3 : la puissance économique

WP_20130804_006Enfin, pour diffuser largement une tendance, il faut une force de frappe et surtout s'adresser au grand public.
Michel et Augustin, une des premières marques à avoir rendu le cookie "bobo" en vendant les siens dans les grosses métropoles françaises et dans les enseignes branchées type Monoprix, vient de passer dans le giron de la famille Pinault. Ce n'est peut-être qu'un détail pour vous mais pour moi ça voulait dire beaucoup. En effet, à la clé, un renforcement des moyens financiers (ok j'arrête le discours façon BFM Business ...) de 12 millions d'euros (une broutille !) et une augmentation massive de la présence dans les grosses villes françaises et européennes pour faire de la marque "la première marque alimentaire premium et citadine en France et à l'étranger" (sic.).
Dit de manière une peu moins policée, on va en bouffer du cookie !

Enfin, dernière astuce du cookie qui, en plus d'être foodista peut se révéler fashionista, dites "cookie" au lieu de "ouistiti" pour les photos. Grâce à lui, vous aurez ainsi votre plus beau sourire ! :-)

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12 juillet 2013

Tart'in

A l'heure où vous devez faire face à des questions existentielles ("Quel indice pour ma crème solaire ?", "Vais-je réussir à fermer ma valise ?", "Rosé ou sangria pour l'apéro ?"), une chose est sûre : cet été vous allez manger des tartines !

Alors certes, quand on dit tartine, chacun a SA vision de la tartine, de la classique pain/beurre/confiture du matin à l'enfantine beurre/chocolat râpé du goûter en passant par la très nordiste (voire aventurière !) au maroilles trempée dans un bol de chicorée ! Si jusqu'alors elle était traitée avec assez peu de considération et restait dans la sphère privée (reconnaissez-le, vous parlez plus souvent avec fierté de votre dernier dessert réalisé que de votre dernière tranche de pain tartinée non ?), elle arrive aujourd'hui, développement de la street food oblige, sur le devant de la scène !
Cet été, vous risquerez donc peut-être de prendre des coups de soleil, d'oublier une pièce de votre maillot de bain ou de boire un rosé pas frais (toujours avec modération et vos amis of course) mais une chose est sûre, vous mangerez des tartines !

Tarti-norant

tartine 1Rendons à Poilâne, ce qui lui appartient, cette famille de boulangers est la première à avoir "bobo-isé" la tartine en proposant, juste à côté de sa maison mère (et juste à côté du Bon Marché = gros potentiel foodista !) un bar à tartine. Le principe ? Pas de véritable cuisine mais des tartines salées et sucrées toastées et montées minute pour un repas du midi vite fait bien fait !
Sur le même principe, Christophe Adam, ancien chef-pâtissier de chez Fauchon a ouvert avec son frère une enseigne de "fast good" proposant des tartines à la composition recherchée (saint nectaire, champignons, myrtilles par exemple) pour un déjeuner sur le pouce aussi bon pour le porte monnaie que pour les papilles.
Et comme souvent 1+1=le début d'une tendance, la tartine a commencé à gagner ses lettres de noblesse gastronomiques et les enseignes spécialisées dans cette "cuisine d'assemblage" (c'est plus chic que de dire faire des tartines !) commencent maintenant à pousser sur le bitume comme des champignons en forêt.
Ainsi, cet été, vous pourrez retrouver sur les berges à Paris le triporteur "Tartines en Seine" qui vous proposera chaque jour une sélection de tartines à 5€. Et dès septembre, à Dijon (y'a pas à dire, c'est vraiment une ville exceptionnelle ! :-)), ouvrira un tout nouveau concept, "Tartin'art" (sous titre : l'art de la tartine), avec des compositions réalisées par de grands chefs pour tous les moments de la journée (i.e. matin/midi/goûter/soir pour ceux qui auraient déjà le cerveau en vacances)

Tartine on tour

Comme il n'y a pas que Dijon et Paris dans la vie, la marque Philadelphia, sans doute pour doper ses ventes en augmentant les occasions de consommation, a lancé un bar à tartine en juin dernier. Contrairement à Poilâne, ici ce n'est pas tant le pain qui est mis en valeur ... que ce que l'on met dessus (je vous laisse deviner, ça commence par Phi, ça finit par phia ;-)).
Au menu ? 6 tartines signées par de jeunes chefs en vue (Pierre Sang Boyer, Gregory Cuilleron, Romain Tischenko, ...) et des ateliers participatifs pour montrer au grand public comment sortir de la traditionnelle tartine pain + philadelphia ... et multiplier ainsi les occasions de consommation. Après avoir été lancé en grandes pompes à Paris, le bar à tartine a ensuite tourné dans toute la France (Dijon-comme quoi, y'a pas de mystère-, Strasbourg, Marseille, Bordeaux, Nantes ou Le Mans) contribuant ainsi à sortir cette tendance du microcosme parisien pour la diffuser sur tout le territoire.

Tartine chez soi

tartine 2Et pour ceux qui n'ont envie ni de courir après le food truck ni de venir à Paris, il est toujours possible de faire ses tartines chez soi ! Réaliser une tartine est en effet beaucoup plus accessible que de se lancer dans ses macarons ou son foie gras maison et constituera une excellente activité pour occuper les enfants de 7 à 77 ans pendant les journées d'été.
Si vous manquez de créativité, vous pouvez vous reférer au livre Tartines gourmandes (paru aux éditions Marabout en mai 2013) pour piocher des idées.
Et, signe qui ne trompe pas sur la tendance, les marques de l'industrie agroalimentaire lancent elles-aussi leurs tartines. Ainsi, presque en même temps, Jacquet a sorti son pain "Tartine Petit dej" et La Boulangère ses "Tartines Up viennoises". Deux marques, deux produits mais un seul et même postulat de base : proposer un pain déjà coupé en format tartine pour faciliter le petit-déjeuner ... (qui a dit que le progrès rendait fainéant ?).

Si votre tartine peut s'accommoder de 1000 variantes, domestique ou gastronomique, salée ou sucrée, avec un empilement de 40 ingrédients ou simplement tartinée, faite avec de la baguette ou du pain noir, une seule chose reste, elle, immuable : la loi de Murphy, alias "loi de la tartine beurrée". A savoir, une tartine tombera toujours du mauvais côté ! ;-)

NB : les photos de ce billet sont celles d'un tout récent déjeuner avec Madame Audrey (la mère spirituelle de ce blog !) chez ... Poilâne ! (tartine fromage frais/poulet/anchois/câpres d'une part et tartine fromage frais/saumon fumé/ciboulette d'autre part) - bon appétit bien sûr

17 juin 2013

Macaron yaourt = macaron yahou !

Comme vous avez pu le comprendre dans ce billet, j'adore le yaourt, sa fluidité et sa légère acidité.
Glacé, en gâteau, au lait de vache, brebis ou chèvre, le yaourt est mon ami pour la vie comme dirait la collective des produits laitiers. Les esprits taquins diront sans doute que cet attachement est dû à ma remarquable capacité à chanter du yaourt sur n'importe quel morceau de musique mais Mlle Moutarde ne se formalise pas de ce genre de remarques mesquines quand elle interprète avec brio Casta Diva !
Bref, toujours est-il que, lorsque j'ai appris que la Maison Pierre Hermé sortait une gamme de macarons au yaourt intitulée "Les veloutés", vous imaginez bien que l'urgence de la dégustation s'est fait ressentir ! En effet, goût du yaourt + talent de Hermé = potentielle addiction de l'été !

Le contexte

Un RDV dans un hôtel parisien chic pour parler du baba. Mlle Moutarde n'étant pas à une contradiction près, elle a préféré le macaron au baba et le yaourt au rhum ! Vers 11 heures (dans mes souvenirs, l'heure idéale pour la dégustation selon Pierre Hermé car tous les sens sont en éveil), me voici donc à la tête de deux macarons qui ne savent pas encore à quelle sauce ils vont être croqués !

La promesse

Si j'étais légèrement familière (ce qui n'est bien entendu pas le cas, Mlle Moutarde ne s'exprime que selon les règles édictées par l'Académie française !), je dirais que la promesse affichée par la Maison envoie du rêve ! Jugez plutôt : "Expérience gourmande : plonger une petite cuillère dans un yaourt nature embelli d’un coulis de fruit. En extraire une pleine bouchée lactée. Texture soyeuse. Tendresse du goût acide et suave. La sensation qui se prolonge... Ainsi naquit chez Pierre Hermé l’envie de capturer tout ce que l’on aime dans un yaourt pour le transposer dans une collection de macarons originaux. Un véritable yaourt à croquer…"

Mes attentes

Enormes ! Comme je vous l'expliquais au début du billet (je fais un petit rappel pour les plus pressés qui liraient en diagonal ...), le potentiel addictif de cette nouvelle création est pour moi très élevé. J'attends donc en effet de retrouver la douce acidité du yaourt et surtout son velouté si particulier ...

WP_20130614_002La dégustation

4 parfums sont proposés : velouté banane (impossible pour moi, je déteste la banane, vous comprenez, je ne suis pas anthropophage ;-)), velouté framboise, velouté ispahan (est-il encore nécessaire de rappeler les saveurs qui composent l'ispahan ?) et velouté citron vert.
C'est donc finalement le macaron velouté citron vert et le macaron velouté framboise qui ont été dégustés en 5/6 bouchées !
Le moins que l'on puisse dire, c'est que les espérances pourtant haut placées ont été largement atteintes. Le travail sur le yaourt est effectivement extrêmement maitrisé et l'on retrouve bien entre les deux coques toutes ses dimensions : douceur lactée, acidulé léger, velouté, ... Le citron vert et la framboise complètent bien le yaourt pour lui apporter une note tonique et acidulée supplémentaire. S'il ne fallait en retenir qu'un (mais est-ce vraiment nécessaire ? Les macarons ne sont pas rationnés aux dernières nouvelles !), ce serait le macaron citron vert parfait dans l'équilibre des saveurs et des textures. L'insert de framboise dans le macaron velouté éponyme m'a laissé en effet une texture légèrement "graineuse" en bouche en désaccord avec le principe de fluidité du yaourt velouté. Mais restons modeste, ce n'est que mon ressenti et mon goût personnel !

Le mot de la faim ?

Comme le dit Anne Sylvestre dans une des chansons cultes de mon enfance, "Y a des yaourts à tout" eh bien je complète en disant qu'il "Y a des (macarons au) yaourt qui ont bon goût !"

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03 juin 2013

Régalez-vous !

ça faisait longtemps, 3 mois jour pour jour (soit un siècle en années Mlle Moutarde !), que je ne vous avais pas fait une petite chronique de restaurant. Pourquoi ? Parce que ! Plus sérieusement, je n'ai absolument pas la prétention d'être chroniqueur gastronomique et il faut donc que le restaurant ou le déjeuner/diner ait quelque chose de bien particulier pour que je me décide à vous en parler !

Cas du jour ?

La Régalade Conservatoire.

Pedigree ? (non, ce blog ne vire pas gastronomie animalière !)

3ème du nom dans la lignée des Régalade (après la Régalade et la Régalade Saint Honoré), famille créatrice de la bistronomie avec, à sa tête aux débuts, Sieur Yves Camdeborde himself. Son sang bistronome est donc aussi bleu que son steack tartare et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ici la carte ne nous propose pas une version édulcorée du concept !

Traits de caractère ?

WP_20130520_002Un mélange réussi de cultures bistro et gastronomie (d'où le nom bistro-nomie pour ceux qui débarqueraient de Mars !) tant dans le cadre (une pièce principale avec petit carrelage noir et blanc et la seconde avec beau parquet et bibliothèque) que dans l'assiette (pressé de cochon en gelée ou cabillaud poché dans un bouillon thaï).
Petite précision non négligeable : il s'agit vraiment d'une synthèse des deux styles et non d'une cohabitation. En gros, comme dans vos bonnes vieilles disserts de philo avec thèse/antithèse/synthèse il s'agit ici d'un mariage réussi entre deux propositions initialement antinomiques (ouh là ! je suis bientôt prête à écrire "La philo pour les nuls" ! :-)) et non d'une cohabitation mal assortie comme on a pu en observer parfois ...

Menu de baptème ?

Pour découvrir cette héritière de la bistronomie, j'ai moi aussi décidé de rester dans le "ton familial" en y allant avec deux de mes cousines . Après la traditionnelle terrine servie à discrétion à l'apéritif, nous avons pris :

En entrées : tartare de maquereaux, fèves et petits pois, vinaigrette aux agrumes / oeuf parfait cuit à 64°, crozets, escargots, émulsion d'une persillade / bouillon crémeux d'asperges, foie gras et lard croustillant.

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En plats : cabillaud poché dans un bouillon thaï, orrechiette et émulsion coco (trop flou - pas de photo !), thon rouge snacké auu poivre noir, épinards et purée de courgette / poitrine de cochon caramélisée, petits pois à la française.

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En desserts : le mythique soufflé au Grand Marnier (*2 !) et le petit pot au citron, chantilly basilic et sablé pavot.

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 L'équation traditionnelle de la bistronomie (produits simples de bonne qualité + touche de chef dans la préparation et les assaisonnements) est bien là.

Mais surtout, quand on sait que la formule entrée/plat/dessert est à 35 € le soir, il faut reconnaitre que le rapport qualité/prix est imbattable !!

Le mot de la faim

La Régalade Conservatoire a bien la bistronomie dans son ADN et on lui souhaite donc bienvenue dans la famille !

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20 mai 2013

Collection supermarché printemps/été 2013

Heureusement que mon blog n'est pas un blog météo sinon le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il prendrait l'eau !

Alors aujourd'hui, à défaut de rayon de soleil on va faire une veille de rayon ! En effet ce blog (et son auteur par la même occasion), malgré une fâcheuse tendance à dériver essentiellement vers la gastronomie ne se nourrit pas que de homard, restaurants étoilés ou produits de foodista seulement référencés au Bon Marché. Et oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, moi et mon blog on mange aussi des petit-suisses, des légumes surgelés ou des tablettes de Milka ! Et donc, comme environ une fois par an, je vous propose aujourd'hui la balade touristique la plus exotique qui soit : une promenade au supermarché à la découverte des nouveautés !

Bien entendu, je ne vais pas ici vous faire la liste exhaustive de toutes les nouveautés (sinon, c'est plus d'un jour férié qu'il vous faudra pour lire ce billet !) mais plutôt vous proposer une petite sélection des nouveautés et tendances à surveiller de près.

Au rayon "Les deux font la paire"

La-boite-petit-camembert-mais-gout--48665-1     milka tuc 

Prenez deux produits qui se vendent bien, mélangez longuement, laissez reposer 5 minutes et dégustez !
En effet, le produit 2-en-1 est une des grandes tendances de ce début d'année. Pour plaire au porte-feuille des consommateurs (effet crise oblige ?) ou pour être sûr de lancer une nouveauté qui marche, de plus en plus de marques créent des produits "tout-en-un" ... parfois surprenants !
Vous pouvez ainsi maintenant manger du camembert au bleu, des crêpes (et des gaufres !) Savane, du brownie St-Michel aux bons oeufs de Loué et attention du Milka aux petits-beurres (là, ça passe encore) ou ... aux Tuc. Vous pensez bien que Mlle Moutarde (et l'As des As) ont testé pour vous cette dernière tablette. Si l'idée révélait un certain potentiel (le côté salé et sablé des Tuc pour souligner le chocolat), la finition est loin d'être concluante : les mini-tuc incrustés sur et sous la tablette ne tiennent pas et surtout l'ensemble est en bouche sans aucun intérêt ...
Moi je propose que l'on développe dans ce rayon, pour bien pousser le concept à son extrémité, des yaourts à la knacki Herta ou des haricots verts farcis aux petit-pois !

Au rayon "Manger bien manger sain"

 

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Il ne s'agit pas ici d'un nouvelle tendance mais bien d'un mouvement de fond qui, chaque année, prend un peu plus d'ampleur, à savoir l'importance croissante de la "conscience nutritionnelle" dans nos choix alimentaires.
Certaines marques ont bien compris ce phénomène et développent donc de nouveaux produits correspondant à cette attente "nutrition" des consommateurs.
Soignon lance ainsi les yaourts au lait de chèvre à 0%, Président (décidément très actif !) propose désormais un emmental râpé à teneur réduite en sel et d'autres marques utilisent les recommandations du PNNS (programme national nutrition santé pour ceux qui seraient plus porté sur le bacon frit que sur la nutrition !) pour marketer des produits correspondant à des portions de légumes : Knorr propose ainsi des briques individuelles de soupe intitulées "ma soupe du jour" et Bonduelle vend notamment des boites individuelles de salsifis avec la mention "ma portion de légumes" (d'un autre côté je ne suis pas sûre que les salsifis soient la bonne option pour faire manger des légumes aux plus réticents !).

Toujours dans ce domaine du "je suis ce que je mange", certaines marques ont tenté de commercialiser des aliments agissant comme des produits de beauté, d'ailleurs souvent sans succès. L'échec cuisant de Danone avec ses yaourts-beauté "Essensis" n'a cependant pas rebuté la très branchée marque Kusmi Tea qui propose, attention les yeux, un BB-thé ! La promesse ? A l'image de l'effet 3-en-1 des BB crèmes sur nos peaux (messieurs, accrochez-vous, vous allez comprendre !), ce thé nous promet une mine radieuse.

Au rayon "Etait-ce vraiment utile ?"

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J'aurai aussi pu intituler cette rubrique "Y-a-t-il une pénurie de couteaux en France ?". En effet, je reconnais et j'apprécie que les marques développent certains produits pour nous faire gagner du temps mais il y a quand même une limite à ne pas franchir ! Quand on voit ainsi que Ker-Kadelac est fier de lancer le "Premier quatre-quart tranché de France" ou que le Le Gaulois lance aussi comme une innovation absolue ses "filets de poulet tranchés" (pourquoi ne pas prendre des auguillettes dans ce cas ?) on peut se dire que Laguiole ou Opinel ont du souci à se faire !

Enfin, pour conclure ce voyage touristique par une touche d'ailleurs, voici quelques produits dénichés dans un supermarché italien et, pour l'instant, encore introuvables en France : du lait de bufflone en brique, des Pringles au romarin et à l'huile d'olive, du Philadelphia au jambon blanc et du guanciale (pour faire la vraie carbonara !)

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Comme dirait mon ami Joël : "Bon appétit bien sûr !" :-)


06 mai 2013

It's repas gangnam style !

Mesdames, messieurs, bienvenue à bord du billet n°139 à destination de la Corée. Le temps de lecture est d'environ 15 minutes et la température au sol est actuellement de 20°.

Vous l'aurez compris, le menu du jour va nous faire découvrir la cuisine coréenne car, après les cuisines chinoise et japonaise, c'est actuellement la petite cuisine asiatique qui monte qui monte.

Pourquoi ? Comment ? Quoi ? Où ? Attachez vos ceintures, on va décoller !

Pourquoi ?

Car la Corée (du Sud ! - petite précision pas inutile -) est de plus en plus tendance, en cuisine comme dans d'autres domaines d'ailleurs.
1) En cuisine, car ses caractéristiques (à l'instar des autres cuisines asiatiques) correspondent à des aspirations actuelles des consommateurs : respect des produits et des saisons, cuisson courte, beaucoup de parfums et peu de matières grasses. Après les sushis, les bo-buns et les dim sums, c'est donc au tour de la cuisine coréenne d'être sous les feux de la rampe !
2) Ailleurs ? Si vous vous êtes trémoussé l'année dernière sur "Gangnam Style" (vidéo la plus téléchargée sur Youtube, Justin Bieber a côté c'est peanuts-butter !) et que vous vous entrainez désormais assidument sur la chorégraphie de Gentlemen pour être au point cet été, vous ne pouvez ignorer que Psy est coréen ... :-)

Comment ?

Doucement mais sûrement grâce à deux canaux plutôt efficaces ...
1) Un ambassadeur de choc et de charme : Pierre Sang Boyer, ancien candidat Top Chef d'origine coréenne qui, aujourd'hui installé dans son propre restaurant, propose une cuisine fusion reflet de sa double culture et surtout accepte volontiers d'être le porte-étendard de cette cuisine au travers de différentes opérations médiatisées
2) Un organisme ultra-efficace : la Korean Food Foundation dont le but est de faire connaitre cette cuisine dans le monde entier. En France, cette fondation a par exemple invité certains blogueurs-phares à un déjeuner chez Pierre-Sang (la boucle est bouclée !) et ont organisé un concours ayant pour lot, excusez du peu, un voyage en Corée à la découverte de la gastronomie !

Quoi ?

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Etant donné qu'il est impossible de résumer la cuisine coréenne en quelques lignes (vous imaginez résumer la cuisine française en 3 phrases ? Vous risquez de vous fâcher avec bon nombre de terroirs !), voici, de manière partielle et partiale, 3 plats ou aliments phares de la cuisine coréenne :
1) Le kimchi : sous son nom assez mignon se cache un redoutable mets ! Il s'agit en effet de chou (le plus souvent - on peut aussi le décliner avec d'autres légumes) fermenté avec du piment rouge, de l'ail, du gingembre et divers condiments et servi en accompagnement de la grande majorité des plats. Cette "choucroute" coréenne est réputée être excellente pour la santé et se mange très bien (d'un autre côté Mlle Moutarde ne craint pas trop le piquant ! ;-))
2) Le bibimbap (bap = riz et bibim = mélange): un des plats les plus populaires de Corée et dont les déclinaisons sont multiples (comme son nom l'indique !). Ce plat unique et complet est toujours construit autour d'une base de riz, de légumes et de viande sautée (la composition varie ensuite en fonction de ce qu'on a sous la main). Petite particularité du mets : il est servi dans un gros bol en pierre chaud dont les parois caramélisent légèrement le riz et les légumes et apportent ainsi toute sa gourmandise au plat.
3) Le barbecue coréen : oubliez tous vos souvenirs de barbecue de vacances, le barbecue coréen est bien plus subtil et raffiné que les merguez grillées ! Le barbecue coréen est en fait généralement un plat "constellation" : un élément central (le barbecue de viande, poisson ou crustacés) autour duquel gravite une multitude d'accompagnements divers et variés. L'objectif ? Offrir une palette de textures (cru/cuit/grillé) et de saveurs (caramélisées, piquantes, acides, ...). J'ai bien évidement testé pour vous (mon passeport gastronomique s'étoffe de jour en jour !) et mon barbecue de gambas était accompagné de : kimchi (si vous ne savez plus ce que c'est, retournez au point 1), patates douces marinées, petits poissons séchés au sel, riz, lamelles d'omelette, pousses de soja et carottes râpées. Petit détail pas si anecdotique si vous envisagez de vous lancer : prévoyez une TRES grande table !

Où ?

Vous avez désormais les papilles en éveil ? Alors suivez le guide pour manger coréen !
1) Version gastronomique : vous trouverez sur le site de la Korean Food Foundation une sélection de bons restaurants coréens partout dans le monde ou sinon, à Oberkamp, vous pouvez aller tester la cuisine de Pierre-Sang ...
2) Version pratique : le supermarché coréen K-Mart (à Paris) vous permettra de trouver du kimchi et tous les ingrédients de base de la cuisine coréenne ainsi que quelques plats tout prêts.
3) Version domestique : deux blogs de cuisine coréenne pour vous permettre de vous initier dans les règles de l'art chez vous : La Table de Diogène est ronde et Beyond Kimchi en anglais dans le texte.

Pour finir, une petite astuce. Connaissez-vous le signe d'identification de tout phénomène coréen ? L'appelation en "K" : la K-pop pour la musique, le K-mart pour le supermarché, etc ... Pourtant, le moins que l'on puisse dire, c'est que la cuisine coréenne est loin d'être un simple en-K !

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22 avril 2013

Mythologies : Osiris, Zeus et ... la blanquette

Savez-vous quelle était la principale activité des hommes des cavernes ? Chercher à manger.
Progrès de la civilisation oblige, la principale préoccupation de l'homme moderne n'est désormais plus de chercher de la nourriture (enfin, sans vouloir dénoncer personne, j'ai l'impression que certains en sont quand même restés à cette tâche primaire ...). En effet, grâce à Auchan, Carrefour, Picard, Monoprix et compagnie, vous avez/nous avons désormais du temps pour faire autre chose qu'aller à la chasse et à la cueillette ! Ô joie ! Et moi, il m'arrive à mes heures perdues (entre deux papotages et une pause de vernis) d'employer mon temps de cerveau disponible à ... lire ! (Papa, si toi aussi tu me lis, tu peux être fier de moi ! ;-))

Rassurez-vous, je ne vais cependant pas transformer mon blog en fiches-lectures ou alors ... ce serait en fiches-lectures gourmandes. Eh oui car, fait suffisamment rare pour être souligné, ce billet est consacré à un livre (un vrai, un sérieux, avec une couverture, une quatrième de couverture, plein de feuilles et même pas un petit dessin pour se distraire).

livre mythologies gourmandesCe livre qui passe aujourd'hui à la casserole s'intitule Mythologies gourmandes. Toute analogie avec les Mythologies de Roland Barthes n'est pas fortuite (notez au passage le vocabulaire ultra-chiadé pour ce billet littéraire !) et l'auteur analyse ici en une quarantaine de mythes les clés symboliques des plats phares de notre alimentation. De A comme Andouillette ou Asperge à T comme Tête de veau ou Tartare de thon en passant par C comme Crudités ou H comme Homard à l'Américaine (vous pensez bien que c'est le premier que j'ai lu !), il y en a pour tous les goûts : bec sucré ou bec salé, plats bistronomiques ou plats gastronomiques.

Je ne vais pas vous dévoiler plus avant le contenu pour vous en préserver la prime saveur (bim, encore un vocabulaire de fou !) et vous éviter ainsi du réchauffé mais sachez que le style du Chef est alerte et l'interprétation toujours fine et bien sentie.

La question finale est donc de déterminer quel type de mangeur vous êtes : un mangeur structuré qui attaque le livre en commençant par les entrées, en poursuivant par les plats et en finissant par les desserts ou un mangeur épicurien qui picore les mythologies au gré de ses envies ?

Quoi qu'il en soit, régalez-vous !

Mythologies gourmandes de Rémy Lucas, PUF, 2012.

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08 avril 2013

On en pince pour le homard

Vous ai-je déjà parlé de mon amour incommensurable pour le homard ? Non ? Eh bien maintenant vous êtes au courant ! (note pour mes amis/famille/admirateurs anonymes, pour être sûr de me faire plaisir si je viens manger chez vous, faites simple : homard et dame blanche ce sera parfait ! :-))

homard2Mes souvenirs avec ce gros dur à la carapace écarlate sont nombreux et, à chaque occasion festive à marquer (25 ans, Noël, succès professionnel, nouveau vernis, etc ...) je le vois arriver avec des yeux toujours émerveillés.

Le seul "petit" problème avec mon homard, c'est son caractère un peu aristocratique...
Même si cela me fend la carapace de le reconnaitre, il n'est quand même pas vraiment donné-donné et je ne peux donc pas m'en empiffrer autant que je le souhaiterais (c'est pas vraiment comme s'il était en buffet à volonté voyez-vous ....). Dans ce printemps tout pourri (2° le matin, rebondissements politico-économiques en tous genres, pas d'escargots Lanvin à Pâques et j'en passe), je me réjouis donc de vous annoncer LA bonne nouvelle de ce début d'année : le homard arrive joyeusement et (presque) démocratiquement dans nos assiettes !

Ne me demandez pas comment, ne me demandez pas pourquoi, voici la preuve par 3 !

On en croque pour le homard

Premier crustacé à montrer le bout de son nez sous une forme décomplexée, j'ai nommé le croque-homard ! En effet, dans la nouvelle antenne de Jeanne A (prénommée Jeanne B, je vous laisse deviner comment s'appelera la troisième ...), située dans le très bobo Montmartre, on peut déguster dans une formule à moins de 30 € non pas un terre-à-terre croque-monsieur jambon de pays et comté AOC mais un croque gonflé aux embruns marins avec de beaux morceaux de mon homard adoré !

On en rougit de plaisir

2ème phase de la conquête : l'ouverture du tant désiré (enfin, en tout cas pour moi !) Lobster Bar. C'est pas compliqué, si dans le cochon tout est bon, alors dans le lobster bar, tout est de l'or en barre ! Au menu ? Le fameux lobster roll américain (dans son petit pain brioché) dont je vous parlais ici (on notera au passage que mon appel a été entendu ! ;-)) mais aussi de la bisque ou du tarama. La formule (lobster roll + frites + salade) est aussi ici en dessous du prix psychologique de 30 € (26€ pour être précise) car ici on se décortique pour faire passer le homard d'aristocratique à démocratique !

On en rouge-coule (oui, je le reconnais, le titre est ici complètement capillotracté !)

Si les deux premiers mets sont (pour le moment) réservés aux parisiens, celui-ci est accessible partout en France via les épiceries fines : l'huile de homard de Groix&Nature. Il s'agit en fait d'une huile d'une belle robe rouge (tiens donc !), infusée des têtes et carcasses de homard cuisinées façon bisque. Le but ? A peu près le même que l'huile de truffe, à savoir, ajouter en petites touches dans les plats les plus simples (pâtes, poisson, ...) les saveurs les plus chics ! (de grâce, ce n'est pas de l'huile pimentée donc pas sur la 4 fromages s'il vous plait ...).

Enfin, si vous êtes, comme moi, un(e) sentimentaliste du homard, sachez que vous pouvez désormais en adopter un pour préserver la biodiversité de l'Ile de Ré ! Toutes les explications sont ici.

Entre "Adopte un mec.com" et "Adopte un homard.com", le choix est vite fait ! ;-)

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27 mars 2013

On garde la patate !

Quand on aime, on ne compte pas !

C'est donc pour gagner mon grade de best-soeur-forever que, 15 jours à peine après mon premier billet à ce sujet, je vous mets un petit rab' de pomme de terre (chose que l'As des As aime le plus au monde, juste après les knacki Herta et juste devant sa mère !) avec deux informations qui complètent (tant qu'à faire !) le premier article.

patateLa patate version botanique

Plutôt que d'acheter des pommes de terre, normales, light ou zéro, que diriez-vous de les cultiver vous-même sur votre balcon ? (parce que, quand on a un jardin, avouons-le c'est déjà nettement plus simple !)
Pour faire passer la pomme de terre de la robe des champs à la robe des villes, l'association Pompadour Label Rouge organise chaque printemps un concours sur son blog pour faire gagner des kits de parfait planteur-cultivateur-récolteur-mangeur de patate : non seulements des plants (pour faire comprendre aux parisiens qu'il existe d'autres plants que les plans de métro ...), mais aussi le bac pour les cultiver, les conseils pour les faire bien grandir et, last but not least, un livre de recettes pour les cuisiner !
L'objectif final ? Réintroduire la pomme de terre dans les schémas d'alimentation des citadins et leur fournir un kit clé-en-main pour leur éviter de se débrouiller comme une patate (oui, je sais, celle-ci était hyper facile !)

hd_patatbox_gratinLa patate version kit

Vous commencez à avoir fait le tour des pasta-box, lunch-box, soup-Box, Daucy Box, quenelles-box et autres Spring-Box ? Vous pourrez désormais plonger avec délice dans les Patat'Box !
Pas besoin je pense (j'espère !) de vous décrire en détail ce dont il s'agit, le nom parle de lui-même et vous assure d'éviter d'être de corvée de patates ... Vous pourrez donc trouver dans vos supermarchés en version micro-ondable 2 minutes-chrono ce que Mamie vous mitonnait avant avec amour en 6 heures : poulet-gratin dauphinois, poulet-purée ou poulet pommes-de-terre au jus (personnellement, il manque les cultissimes pommes-de-terre à l'ail de ma grand-mère qui cramaient systématique intégralement le fond de la casserole ! :-)).

 

Et comme la patate est loin de se la couler douce, elle investit aussi les réseaux sociaux avec l'ouverture d'une fan-page dédiée où les amoureux de purée, frites ou autres pommes diamants pourront afficher clairement leur préférence.

Décidément, la pomme de terre n'a pas fini de nous épa(ta)ter ...

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18 mars 2013

Gyoza, gyoza, gyozam, gyozae, gyoazae, gyoza ...

Admirez les brillants restes de six années de latin au collège et au lycée ! :-)

Vous comprendrez ce néologisme un peu hasardeux (mais, après tout, même Harry Potter est traduit en latin ...) quand je vous aurai expliqué qu'il est de bon ton à l'heure actuelle de décliner les gyozas de la même façon que les mots latins : à toutes les sauces ...
Alors certes "Habemus Papam" mais surtout "Habemus gyozam" ! (promis, j'arrête ici ...). En effet, ce fameux petit ravioli chinois à la texture délicieusement contrastée entre croustillant et moelleux, après une première percée à Paris en début d'année dernière, risque fort de s'imposer comme un incontournable de nos prochains diners à Paris, Nantes, Dijon (c'est bon, je l'ai casé) ou ... Rome !

Acte 1 : le relooking du gyoza version gastronomique

WP_20130223_026Oubliez tous vos souvenirs (plus ou moins bons ...) de gyoza dans les restaurants asiatiques, quelques bonnes fées se sont penchées sur lui et l'ont fait entrer dans l'univers de la gastronomie ...
A l'origine de cette nouvelle tendance, le Gyoza Bar ouvert l'année dernière à Paris dans le Passage des Panoramas. Dans la lignée de tous ces nouveaux concepts mono-thématiques, la promesse est simple : uniquement des gyozas mais déclinés version Rolls-Royce ! Dans ces raviolis pas Buitoni, la viande vient en effet de chez Hugo Desnoyer, la pâte est fine et la sauce délicatement acidulée. Seul bémol ? L'espace restreint et surtout l'odeur persistante ... Cette enseigne a été la première à faire entrer M. Gyoza dans la sphère très convoitée de la "trendy food", entrée confirmée par le pape ès tendances : Philippe Starck !
En effet, comme je vous en avais déjà parlé ici, le nouveau concept de Philippe Starck se présente comme un "trait d'union" entre France et Asie et propose à la carte un savant mélange des genres entre cuisine française et asiatique avec, notamment ... des gyozas au boeuf bourguignon ! (gyozas que j'avais d'ailleurs au passage vraiment beaucoup beaucoup appréciés et dévorés ...). Vous imaginez bien que la déclinaison par Starck vaut adoubement en termes de "hype" ...

Acte 2 : l'arrivée du gyoza pratique

gyoza picardJe ne vous le redirai jamais assez, la cuisine c'est comme la mode : les tendances de la gastronomie sont très vite reprises par le prêt-à-manger pour permettre au plus grand nombre d'y avoir accès. (D'ailleurs, si vous voulez vraiment tout savoir, je décide souvent d'écrire un billet après avoir découvert que le produit ou la tendance était enfin commercialisé(e) dans nos supermarchés).
Et là, pour le gyoza, le moins que l'on puisse dire c'est que c'est du lourd car, à votre avis, qui vient de lancer sa version des raviolis chinois (ou japonais) ? Picard himself ! En effet, dans les nouveautés du mois dernier, entre morceaux de poulpe et lapins glacés en chocolat, vous pouvez désormais trouver un assortiment de 8 gyozas aux légumes. Si Picard lance ce type de produits, c'est que le potentiel est fort sur le segment et d'autres grandes marques alimentaires devraient sans nul doute s'y mettre rapidement ... (A quand le kit à gyoza Herta ? ;-))

 

Acte 3 : l'aventure du gyoza domestique

Si vous êtes en quête de nouveaux challenges culinaires, pourquoi ne pas tenter les gyozas maison ?
Pour ce faire, je vais vous livrer les astuces de mon amie Miao, beaucoup plus experte en la matière que moi (dans les gyozas au boeuf bourguignon, moi je ferais plutôt le boeuf bourguignon que les gyozas ! :-))
- Pour former les gyozas, remplir les carrés de pâte Wonton (trouvés dans les épiceries asiatiques) de farce, bien fermer les gyozas, plier la pâte en deux et appuyer fortement à partir du milieu d'abord puis petit à petit vers les bords, pour que les gyozas tiennent bien à la cuisson
- Pour éviter aux gyozas de coller à l'assiette une fois formés, mettre un peu de farine dans l'assiette
- Pour faire cuire les gyozas,  mettre de l'huile au fond d'une poêle (n'importe quelle huile mais éviter si possible quand même l'huile d'olive qui n'est pas conseillée pour bien faire croustiller bien la peau)
- Et surtout, la technique pour obtenir le fameux contraste de textures : quand l'huile est bien chaude au fond de la poêle, déposer les gyozas. Laisser cuire pendant à peu près une minute (le bas des gyozas devient un peu doré) et mettre alors deux grande cuillères d'eau puis couvrir très rapidement la poêle avec un couvercle car c'est là que tout se joue ! (non, je ne vous mets pas la pression ...) Il faut en effet très vite fermer la poêle pour garder une chaleur importante et permettre ainsi le dégagement de vapeur qui conduira à ce molleux/croustillant
- Et on mange quand ? Au bout de 2 minutes environ, quand il n'y a plus d'eau à fond de la poêle et que le gyoza est donc (si tout s'est bien passé ...) croustillant en dessous et moelleux au dessus

Pour finir, avant que vous ne vous lanciez vous-même dans l'aventure gyoza, un petit proverbe (pas latin mais chinois, c'est plus raccord avec le sujet!) :
"L'homme intelligent regarde la cuisson, le sot regarde le chaudron."

Donc ouvez l'oeil, mais surtout, regardez dans la bonne direction ! ;-)

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