18 décembre 2012

Le grand huitre !

A J-quelques jours avant le début du grand raout des fêtes, pour ne pas tomber sur un os, on va parler ... coquille ! Pas celle de l'escargot (même Mlle Moutarde fait parfois quelques infidélités à ses origines bourguignonnes ...) mais celle de l'huître qui, avec le foie gras et la volaille farcie, fait partie de la sainte trinité salée des fêtes de fin d'année.

les_huitres_perlieres_-_detailQuand l'huître sort de sa coquille ...

Même si globalement tout le monde voit à peu près ce qu'est une huître (coquillage/perle/ouverture risquée/citron et beurre salé), elle reste encore en bonne partie mystérieuse quand on s'y intéresse de plus près.
Un petit test pour vous le prouver : les différences entre saucisse de Toulouse, Francfort, Morteau ou Herta (cherchez l'erreur !) vous voyez bien. Mais la différence entre huîtres Marennes Oléron, normandes, bretonnes ou d'arcachon vous la connaissez ? Ah ah, on sèche là !
Pour remédier à cette lacune (et non lagune !), le Comité National de la Conchyliculture (i.e. le syndicat des coquillages et crustacés sur la plage abandonnée) a décidé de mobiliser autour de l'huître en organisant, depuis deux ans déjà, la Fête de l'huître à Paris au cours de laquelle a carrément été élu le champion de France des écaillers. Au delà du folklore, cette journée a surtout permis de faire une dégustation "à l'horizontale" d'huîtres et de constater ainsi leurs différences en termes organoleptiques. De mémoire, la bretonne, la plus douce, est idéale pour les débutants. L'arcachon est celle qui a le goût le plus iodé. Les marennes oléron et les normandes ont des profils gustatifs à peu près similaires (pour des non-experts !) mais la Marennes Oléron est plus charnue et a plus de mâche que la normande (pour la petite histoire, le "pied" de la marenne est plus présent en bouche du fait de son mode d'élevage qui l'oblige à s'ouvrir et à se fermer, c'est-à-dire à se muscler !). Et comme Paris n'est pas la France, le CNC lance aussi une vaste campagne TV (sur France TV), radio (sur France Inter) et web (Doctissimo et Canal +) pour faire connaitre ce diamant ou plutôt cette perle brute.

Et comme ouvrir des huîtres peut être chic sans virer choc, Opinel himself vient de lancer son couteau n°9 à huîtres et coquillages pour dixit le site, "l'ouverture précise de toutes sortes de coquillages en toute simplicité". (le SAV porte aussi sur la simplicité ?)

En illustration, un gros plan d'une manière noire de Judith Rothchild sur les huîtres perlières.

Va-t-on gober ça ?

Vous imaginez bien qu'il était IMPOSSIBLE que je fasse un billet entier sans être un brin décalé ! Alors comme c'est la fin de l'année et qu'il faut bien rigoler, voici deux produits plus insolites !
- Les chips Bret's saveur marine : la marque bretonne Bret's a décidé d'innover tout en restant fidèle à ses racines en proposant des chips au goût d'huître. Pour les avoir goûtées, je peux vous dire que ce n'est pas inintéressant ... Au nez, le côté iodé est bien présent et en bouche la saveur minérale de l'huître fonctionne plutôt bien avec le côté salé des chips de patate. Si vous les trouvez, ça vaut le coup d'essayer !
- La bière aux huîtres : bon là, j'avoue je n'ai pas goûté ! Visiblement, le retour sur le devant de la scène de la bière ne se limite pas à la France et nos voisins italiens, pour surfer sur la tendance, ont décidé de développer différentes bières aromatisées dont une à l'huître sobrement baptisée "Des perles aux cochons". Autant la chips peut me faire craquer, autant cette bière ne me fait pas mousser ...

800px-Mertensia_maritima_2Et enfin, pour tous ceux pour qui les huîtres en coquille "ne passent pas", ils peuvent toujours tenter l'huître ... en feuilles ! En effet, mieux que l'herbe à chat, l'herbe à huître, la "Mertensia Maritima" (aussi appelée huître végétale), est une plante des bords de mer dont les feuilles légèrement bleutées ont les mêmes caractéristiques gustatives que le coquillage. Si ses fruits étaient des perles, elle serait parfaite ! ;-)


12 décembre 2012

Restaurant Toya, acte 2 : première impression confirmée !

Aujourd'hui, on part en voyage !

Pas à New-York (comprenne qui pourra ...), ni à Dijon (une des sept Merveilles du monde à voir absolument !) mais à ... Faulquemont ! Pourquoi ? Pour les vestiges de son château ou son église Saint-Vincent ? Euh non ... pas vraiment, soyons honnête on y va plutôt pour son restaurant !

Souvenez-vous, je vous avais déjà parlé ici de Toya, cette pépite de restaurant nichée au coeur du golf de Faulquemont et à qui on pouvait prédire un bel avenir. Alors, 3 petits tours et puis s'en vont ? Plutôt 3 petis tours et un macaron ! En effet, depuis notre venue en janvier, le restaurant s'est vu honorer d'une étoile dans le guide rouge. De toute façon, dès la sortie du premier repas, nous n'avions qu'une envie : y retourner à une autre saison pour découvrir toute la palette du Chef.

Nous y sommes donc retournés en octobre (qui a dit que je mettais un peu de temps à écrire mes billets ?) avec la ferme envie de nous régaler de nouveau ! Verdict ? A la fin du billet mes petits loulous ! En attendant, voici en images et en quelques mots, les mets de ce second déjeuner ...

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On démarre fort à l'apéritif avec, non pas quelques canapés, mais un oeuf cuit à basse température (toujours tendance !), émulsion au persil, parmesan et noisette. On entre vraiment directement dans le vif du sujet avec un contraste de saveurs et de textures (le coulant du jaune vs. le croquant des noisettes) très réussi !

L'amuse bouche est quant à lui aussi graphique qu'intense : une crème de foie gras au sésame noir oscillant entre douceur du foie gras et "âpreté" du sésame, un morceau d'anguille fumée pour la rondeur en bouche et quelques allumettes de pommes Grany qui apportent croquant, fraicheur et acidulé. Très original mais parfaitement équilibré et maitrisé ! Un de mes coups de coeur du repas.

On attaque ensuite avec l'entrée. Des coquilles Saint-Jacques avec salpicon de choux, chou romanesco et émulsion de Saint-Jacques et chocolat blanc. Le chocolat blanc n'est pas utilisé ici pour son goût propre mais pour sa faculté à porter les saveurs. Et effectivement, l'émulsion a un goût très intense qui enrobe parfaitement l'ensemble !

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On passe ensuite au premier plat de poisson (oui, avant ça ne "comptait" pas !) avec une anguille fumée, crème de yaourt à la grecque, poudre glacée au raifort. On retrouve ici l'anguille fumée du début mais travaillée de manière complètement différente. La poudre glacée de raifort est surprenante et le duo anguille ronde et moelleuse et yaourt acidulé et coulant fonctionne bien. A nouveau une belle maitrise des complémentarités de différentes saveurs.

Deuxième plat de poisson (moi, j'adore ça donc ça ne me dérange pas !) avec une daurade rôtie sur peau, cocos de Paimpol à l'huile et au beurre. Un plat certes très bon mais plutôt classique et donc un ton en dessous des autres assiettes plus originales et savoureuses.

Dernier plat salé : le plat de viande (ça y est, les carnivores se réjouissent !) : pigeon basse température et déclinaison de betterave rouge, présentée ici en triptyque : crue, rôtie et en macaron. Honnêtement, je ne suis fan ni de pigeon ni de betterave mais je me suis régalée ! Le macaron de betterave (avec une farce au foie) n'est pas un "gadget" mais a un réel intérêt dans l'équilibre du plat : il apporte une saveur douce et un contraste de textures. Le jus de cuisson est légèrement travaillé à la réglisse et le trio : betterave, pigeon, réglisse roule (je dirais même roucoule !)

Après cette symphonie de salé, le sucré se devait d'être à la hauteur. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le pari est réussi, avec au choix, un dessert chocolaté ou fruité.

 

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Le dessert chocolaté est le plus spectaculaire "visuellement" mais le plus classique "gustativement" des deux : un biscuit moelleux au chocolat, une crème au fruit de la passion, une ganache au chocolat et un sorbet à la noix de coco. Même si l'association chocolat et fruit de la passion n'est pas nouvelle, l'ajout du sorbet noix de coco apporte une touche de fraicheur et d'originalité et les différentes saveurs se marient bien en bouche.

Le deuxième dessert, à base de fruit, est plus suprenant : déclinaison de figues (poêlées, crues et en sphérification), croustillant spéculoos, crème glacée au vinaigne balsamique. Si l'usage de ce dernier peut interpeller, sa rondeur et son côté presque "sirupeux" complète très bien le travail sur les figues et le croustillant-épicé du spéculoos.

Quelques mignardises avec le café (au cas où on aurait encore un petit creux !) puis vient le tant attendu :

Mot de la faim !
La première impression est plus que confirmée et le (jeune) chef prouve que, si les saisons changent, son talent et sa maitrise restent quant à eux à un très haut niveau.
Alors, jamais 2 ... sans 3 ? Vous pouvez compter sur moi ! :-)

NDLA : les photos sont de Mr. Blackfood, ça vous change des photos vite faites au supermarché ! :-)

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04 décembre 2012

Back is beautiful !

Aujourd'hui, finis les contes de fées, vive le retour à la réalité ! Oui ... mais en quelle année ? (non, je vous rassure, je ne perds pas complètement la tête, lisez la suite et vous comprendrez !)

En effet, depuis quelques temps (phénomène Mad-Men oblige ?), les promenades dans les rayons de supermarché relèvent parfois d'un vrai voyage (initiatique pour les plus jeunes !) dans le passé et les industriels, tout comme les consommateurs, y trouvent leur compte.
Alors petite revue au pas de course (dans tous les sens du terme :-)) de cette tendance !

Concrètement ça se passe comment ?
Comme disait Lavoisier, "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". Oui... c'est-à-dire ... Après vous avoir fait la version scientifique, je vous propose la version domestique "on fait du neuf avec du vieux !". En pratique, on voit apparaître, au fil des rayons des GMS, des marques ou des produits présentés comme "nouveaux" et qui ne sont, en fait, que des "liftings" de produits qui existaient déjà il y a, non pas 1 ou 2 ans, mais bien 20 voire 50 ans ! (oui, je sais ça ne nous rajeunit pas ...)

Quel intérêt ?
Forcément, pour que ce "retour vers le futur" fonctionne, il faut que chacun s'y retrouve, industriel comme consommateur. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'intérêt est partagé !
- Côté agro : ressortir des archives de la marque des produits ou des formules déjà existants présente un intérêt financier légèrement (voire carrément !) non négligeable. En effet, relooker des produits ou des packs déjà sortis pour les présenter comme "nouveaux" coûte moins cher que de créer complètement de A à Z (petit parallèle mode pour bien comprendre : retailler le bas d'une anciene robe pour la remettre au goût du jour coûte a priori moins cher que de coudre une robe entière à partir d'un bout de tissu, parole de Karl!). En cette période de restriction budgétaire, les marketeurs ont ainsi trouvé le moyen d'innover à moindre frais.
- Côté conso :  deux mots pour résumer pourquoi ça plait : nostalgie et rassurance mes petits loulous ! Nostalgie d'abord car tous ces produits jouent sur notre corde sensible dite "de la petite madeleine". Qui n'a pas envie de donner à ses enfants (ou d'acheter pour lui aussi !) quelque chose qu'il a lui même mangé chez sa mamie étant petit ? Pour rester jeune, mieux que tous les anti-rides hors de prix, les bouchées d'enfance ! Et puis, il faut aussi reconnaitre que, dans un climat de stress et d'incertitude face à l'avenir, on a parfois tendance à pencher inconsciemment vers des produits qui nous rappellent des jours plus insouciants avec cette petite rengaine du "c'était mieux avant".

Des noms ! Des noms !
Bon, Mlle Moutarde n'est pas trop du genre à faire de la délation mais il va quand même bien falloir illustrer ce billet pour que vous compreniez ! Voici donc trois exemples, choisis dans trois catégories de produits différentes, et qui représentent plutôt bien cette tendance du "back is beautiful".

WP_000103     WP_000100     pot danone


- Au rayon "épicerie", le retour de la marque Rivoire et Carret ! "Des pâtes, des pâtes, oui mais des Panzani"? Plus si sûr... En effet, le groupe Lustucru, propriétaire de Rivoire et Carret a décidé de relancer cette marque (disparue dans les années 90) en constatant que sa notoriété chez les adultes était encore forte et surtout que l'imaginaire associé était très positif (les pâtes au beurre du dimanche soir par exemple !). Pour concurrencer les mastodontes Barilla et Panzani, Lustucru décide donc de ne pas jouer sur leur terrain financier mais sur le terrain émotionnel.
- Au rayon "biscuiterie", la réédition des biscuits "REM". Pour les rémois (mais pas que !), les biscuits REM sont une institution. Fabriqués initialement par la Maison Fossier (oui oui, la même que pour les biscuits roses), la marque a ensuite été rachetée par Lu qui continue à les commercialiser. Néanmoins, la Maison Fossier a décidé de les relancer en interne sous le nom "Le Rémois" est, le moins que l'on puisse dire, c'est que la filiation est plus que largement assumée comme le montre ce texte de présentation extrait de leur site web "C’est le Déjeuner REM d’autrefois : la recette et la forme rectangulaire sont inchangées".
- Au rayon "produits laitiers" : l'exemple le plus criant de cette tendance est sans doute celui-ci. Danone change en effet ses pots inchangés depuis plus de 40 ans ... pour prendre une forme, certes nouvelle et plus élancée, mais surtout pour reprendre l'inscription "Danone" en bas des pots comme, je vous le donne en mille, le pot originel inventé par Daniel Carasso !

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette tendance naissante a tout pour perdurer ... Alors à quand l'arrivée au supermarché de produits "nouveaux" tels que la triscotte, les berlingots de lait Tik et Tak ou ... les céréales Apple-Minis ? (allez, vous n'allez pas me dire que vous les aviez oubliés ? ;-))

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27 novembre 2012

Abri : il était une fois ... un sandwich magique

Vous ne croyez plus aux contes de fées ? Ceux où la princesse toute triste embrasse un crapaud qui se transforme en prince ? Vous avez bien raison, ça vous évitera d'embrasser désespérément tous les crapauds que vous croisez (d'un autre côté, il faut reconnaitre que c’est plutôt rare d’en croiser de nos jours !).

Par contre, moi je vais vous raconter un vrai conte de fée, celui où la princesse (oui oui, entre temps j'ai été anoblie :-)) croque un sandwich qui, au départ, n'a l'air ni beau ni bon et qui, dès la première bouchée, se transforme en pur délice gustatif ! (NDLA : l'auteur présente toutes ses excuses à l'As des As, intégralement présent initialement dans cette histoire mais qui, pour les besoins de la narration, s'est presque entièrement fait skizzer ! :-))

Donc, il était une fois une princesse, qui vivait dans un royaume où la gastronomie était bien établie. Malgré les richesses culinaires de ses contrées, elle était toujours en quête de nouveautés à goûter. Un jour, alors qu’elle cherchait ce qui pourrait égayer sa journée, elle entendit parler d'un petit restaurant à l'allure improbable mais aux plats détonants : Abri. La princesse, soudain captivée, se précipita sur son clavier (c’est une princesse 2.0 !), tapa la formule magique qui lui révèlerait tous les secrets de ce restaurant, et s’aperçut que d’autres fins gourmets étaient déjà partis à la découverte de cet endroit qui l’intriguait tant (ici, ou encore ).

La princesse se mit alors en quête d’informations supplémentaires sur ce petit Abri et découvrit, qu'en plus de proposer des repas gastronomiques le soir et certains déjeuners, les chefs, originaires du royaume nippon, préparaient également le lundi et le samedi midi (uniquement !) un sandwich apparemment unique. Il n’en fallut pas plus à la princesse pour que sa curiosité soit définitivement aiguisée par ce sandwich, que beaucoup décrivaient comme un joyau.

Un beau jour, elle se décida à enfourcher son destrier (la ligne 7…) pour partir à la découverte de cette promesse gustative. Après de nombreuses minutes d’errance dans la forêt urbaine, la princesse parvint enfin à trouver l’endroit, situé au 92 rue du Faubourg Poissonnière. Le choc fut rude. Point de château fort en vue, juste une micro devanture, sans enseigne et très anodine, qui n’aurait pas retenu l’attention de la princesse si celle-ci n’avait pas été en quête de ce lieu. L’ensemble semblait très étroit. La princesse pensa en souriant qu’un tel endroit aurait été parfait pour son ami le Petit Poucet.

La princesse poussa finalement la porte du restaurant, et sa première impression se renforça. Même Blanche Neige et ses amis nains auraient trouvé l’espace bien petit ! Les réservations étant impossibles le samedi (même pour une princesse !), son cœur s’accéléra quand elle vit que de nombreuses places étaient déjà prises. Heureusement son instinct de princesse (que certains appelleraient stress pathologique !) l’avait conduit à se rendre en avance dans le petit restaurant. Et bien lui en prit ! Le restaurant qui ouvrait officiellement à 12h30, affichait déjà complet à 12h20… Le banquet pouvait commencer !

La princesse passa donc commande du fameux sandwich. Il ne lui restait alors plus qu’à déguster, tâche bien plus compliquée qu’il n’y paraissait …

WP_000247Malgré sa curiosité et tout le bien qu’elle en avait entendu, la princesse avait quand même de sérieux doutes. Car ce sandwich, célébré par tant de gens du royaume, avait toutefois une composition plus qu’étrange. Entre deux tranches de pain de mie, on trouvait une improbable accumulation de compotée de chou sucrée-salée (type coleslaw), une omelette aux herbes, une tranche de Tonkatsu (porc pané japonais), du fromage fondant et une sauce mystère (la potion magique des temps modernes !).

La princesse se força à oublier qu’elle n’aimait ni le Tonkatsu, ni le sucré-salé, ni les préparations similaires au coleslaw qui débordent de mayo. « Le sandwich a plus l'allure d'un crapaud que d'un cygne ! » confia-t-elle néanmoins au Duc l’As des As (oui, ok, il apparait un peu comme un cheveu sur la soupe !). Celui-ci lui rappela cependant que vu son tempérament, la princesse était plus du genre Rebelle que Belle au Bois-Dormant et que ce n’était pas un nouveau défi qui allait l’effrayer. Les sandwiches arrivèrent finalement et, avec ce sens du sacrifice qui fait son charme, la princesse goûta bravement ce méga-sandwich.

Et là ... la magie opéra, l'alchimie se créa, le sandwich-crapaud se transforma en sandwich-charmant ! En effet, l'ensemble n'était ni gras, ni sucré mais se révélait en fait être un formidable jeu de textures et de saveurs : le chou très croquant et moutardé, la fraicheur de l'omelette aux herbes, le croustillant du pain de mie toasté et du Tonkatsu, la rondeur apaisante du fromage et cette fameuse sauce (presque sirupeuse, avec une pincée de cannelle ?) Le sandwich était formidablement cohérent et se révéla aussi bon que l’As des As est charmant ! (NDLA : cette phrase a été écrite par l’As des As car on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même !)

La princesse se régala, le sandwich fut dévoré et le restaurant fut même couronné du prix du fooding. Alors, à défaut d’une fin en "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants", le conte se finit en « ils se marrèrent et croquèrent la vie (et les sandwichs !) à pleines dents ! »

PS : comme dans tous les contes, la princesse fut aidée d’une bonne fée pour co-rédiger ce billet. Merci donc à l’As des As pour cette écriture en ping-pong et son talent qui n’a d’égal que son charme ! ;-)

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20 novembre 2012

Le macaron Hermé du mois : Jardin d'Antan

Même les meilleures choses ont une fin ! Ainsi, la collection des macarons "Jardins" de Pierre Hermé, après avoir commencé très fort en février avec un macaron associant framboise/citron vert/piment d'espelette tire ce mois-ci sa révérence avec un macaron au nom déjà presque nostalgique : "Jardin d'Antan".

Alors, pour finir en beauté (comme on avait commencé!), la dégustation ne pouvait se faire qu'avec l'As des As (qui signe aussi la photo de ce billet) pour savourer, une dernière fois, ce macaron du mois...

WP_20121118_006Le contexte
Un dimanche tout doux, tout gris, comme au ralenti, comme une journée chez Mamie, hors du temps et surtout loin du stress quotidien. Alors, à défaut des goûters de Mamie, on cherche des saveurs douces et enveloppantes qui ne viennent pas troubler ou réveiller la tranquillité de la journée.

 

La promesse
Pour ce macaron au nom et aux couleurs un rien rétros, voici ce que la maison Hermé nous promet : "En souvenir d’une odeur, peut-être celle d’une élégante ou d’une adorable grand-mère, ce macaron réunit les saveurs anciennes de l’anis et de la violette. Une seule crème enserrée dans une coque moelleuse qui, à la première morsure, vous emporte ailleurs. Une seule saveur qui laisse libre à chacun de puiser dans son imaginaire pour y trouver sa «madeleine». La violette est une image : associée à l’anis, elle évoque le souvenir."

Nos attentes
Pour être très honnête, des attentes, on n'en avait pas trop ... N'étant pas toulousaine (vous ai-je déjà dit que j'étais dijonnaise ? ;-)), je n'ai pas été élevée dans le culte de la violette. Ma seule expérience de dessert à la violette avait été un échec cuisant car j'avais eu l'impression de manger du savon (je me souviens encore très précisément de ce dessert fraises/violette et du restaurant où je l'avais mangé !).
Autant donc dire que je ne trépignais pas vraiment d'impatience devant ce macaron aux saveurs surannées. Mais bon, quand on connait le talent d'Hermé pour travailler les parfums floraux (ses macarons à la rose ou au jasmin sont exceptionnels !), notre curiosité ne pouvait être que titillée par ce bouquet. On espère donc des flaveurs douces et une dégustation "confortable" sans surprise ni à-coup.

La dégustation
Rendons à César ce qui lui appartient, ce macaron a fait carton plein !
La violette (justement dosée, c'est pour dire, j'ai aimé !) amène sa rondeur florale, très parfumée mais tout en douceur. Le mariage avec l'anis semble évident tant les deux s'accordent et se complètent. On n'a pas ici une succession de saveurs entre ganache et insert mais une seule saveur délicate et unique (dans tous les sens du terme !) oscillant entre la fleur et l'épice.
Comme à chaque fois, la question philosophique s'impose : "ce macaron porte-t-il bien son nom ?". Oui ! Ce macaron est d'une grande cohérence entre son nom, ses couleurs et ses saveurs. Tout nous évoque cette douce nostalgie et ce goût suranné que nous promettait la Maison Hermé. Le dernier macaron de la collection nous offre un joli regard vers le passé.

Le mot de la faim
Last but not least, le bouquet final est magistral !

 

WP_20121118_010Et puisque ce billet a le goût d'une douce nostalgie et des souvenirs d'enfance, je ne pouvais pas finir cette ronde de macarons sans vous parler des tous premiers qui m'ont marquée, ceux de Gillotte (pour ceux au fond de la classe qui ne suivent pas, j'en ai déjà parlé !). Le macaron au chocolat est dans mon top 3 et celui à la fleur d'oranger que je viens de goûter était bien parfumé !

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13 novembre 2012

Have a nice trip(es) !

Novembre, ses feuilles qui tombent, ses jours qui raccourcissent, ses fêtes ô combien joyeuses comme la Toussaint ou le 11 novembre et la morosité ambiante ont tendance à vous faire entrer dans un bad trip ?

Eh bien maintenant mes loulous, au mois de novembre vous aurez la frite ou plutôt les tripes !

En effet, il faut le reconnaitre les produits tripiers, à la différence des produits laitiers, ne sont pas vraiment nos amis pour la vie et souffrent plutôt d'un gros a priori ... Vous en connaissez en effet beaucoup des enfants (et des adultes !) qui se réjouissent de manger une bonne cervelle ou du gras double ? Comme dirait l'As des As, ça envoie pas vraiment du rêve !  

Mais voilà, stop aux préjugés (on pourrait même dire, abats les préjugés !), les produits tripiers essaient de nous charmer ...

DSCN1197La tripe, c'est hétéroclite
Tout d'abord, il est restrictif de parler de "tripes". Il vaut mieux parler de "produits tripiers" tant la diversité est large. En effet, sous ce mot valise, on trouve aussi bien la joue que la moëlle, le ris ou le foie. Alors rien ne vous oblige à attaquer direct avec la mamelle ou le coeur ! Les joues bien mijotées, le foie justement pöelé ou la tête bien assaisonnée peuvent représenter une entrée en matière agréable. La palette de textures, saveurs et modes de préparation est tellement large que vous trouverez forcément chaussure à votre pied (de porc !)
En photo : le hotdog de tête de veau de Yannick Alleno au Terroir Parisien

La tripe, c'est fit
Avantage peu connu des produits tripiers, leur richesse en nutriments avec, en pagaille et selon les morceaux, du fer (dont les femmes manquent souvent !), du zinc ou de la vitamine B.
De plus, certains morceaux sont relativement maigres (notamment le foie de veau, les tripes à la mode de Caen ou le coeur de boeuf) et peuvent donc constituer des aliments de choix pour les personnes qui surveillent leur ligne sans renoncer aux saveurs originales. Bon, évidemment, si vous mangez le foie pané dans une bonne dose de beurre ou les tripes avec des frites, ça devient nettement moins intéressant nutritionnellement parlant ! ;-)

La tripe, c'est "cheap"
Attention, ici on parle du sens premier du mot "cheap" c'est à dire bon marché ! En effet, les produits tripiers, longtemps considérés comme de bas morceaux, ont l'avantage de ne pas se vendre à prix d'or. Ils permettent donc de varier les menus sans pour autant se faire plumer et dans le contexte actuel c'est toujours bon à prendre !

La tripe, c'est truck
Dans  cette vaste opération de séduction, quoi de mieux que de reprendre les "codes food" branchés du moment pour plaire à une population jeune et trendy qui reste largement à conquérir ? La tripe a compris l'importance de cette cible et part donc sur les routes (uniquement parisiennes pour le moment) à bord d'un food-truck où Alexis, ex-Top Chef, propose tous les jours gratuitement à la dégustation de minis tripes-burgers.
Food truck + burger + jeune chef = tous les codes de la fashion food sont réunis ... (pour les amateurs, le détail du parcours est ici)

Si, à la lecture de tous ces arguments, vous avez vous aussi envie de transformer votre bad trip du mois de novembre en good tripes, les éditions Marabout ont pensé à vous et viennent de publier un livre sobrement intitulé "Le livre de la tripe" et qui offre de multiples recettes pour apprendre à apprivoiser ces fameux produits tripiers ...

Alors n'hésitez pas à vous lancer, vous en trouverez forcément un qui vous plait. Foi(e) de Mlle Moutarde ! ;-)

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07 novembre 2012

Dans ma boule de crist'SIAL ...

Le SIAL, c'est un peu mon Disneyland à moi. Vous imaginez bien en effet que, quand on fait du "tourisme" dans les supermarchés, aller au Salon international de l'innovation agroalimentaire qui a lieu seulement tous les 2 ans, c'est un peu comme proposer un semi-remorque de carottes à Bugs Bunny  : le paradis tout simplement !

Le SIAL, salon réservé aux professionnels, propose sur pas moins de 8 gigantesques halls tout ce que nous trouverons dans nos rayons de supermarché très probablement dans les années à venir : produits laitiers, boissons, pain, biscuits et tutti quanti ! Tout bon "SiALeur" qui se respecte arpente donc normalement pendant au moins 3 jours les allées en long en large et en travers pour traquer la moindre nouveauté. Rose et Ariane vous ont notamment fait le résumé de "leur" SIAL ici et .

Cette année, pour des raisons professionnelles, je n'ai pu rester qu'une journée sur le salon avec un focus particulier sur les produits frais laitiers et la biscuiterie. Et le SIAL, le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est plus fort que le rhum : en moins d'une journée j'étais déjà ivre de nouveautés ! :-)

Alors plutôt que de m'amuser à vous montrer les produits les plus improbables, je vais vous présenter les extensions de gamme (pour faire simple, les nouvelles variétés de produits existants déjà) qui ont de très grandes chances d'arriver dans nos supermarchés non pas dans 2 ou 3 ans mais très prochainement !

Au rayon "les produits laitiers sont nos amis pour la vie" (et les desserts aussi !)

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- le Petit Billy en format "tranches" pour les sandwichs (bon, par contre, je crains que le produit ne soit très fade ...)
- le yaourt à la grecque "Michel et Augustin" (là, j'ai nettement plus envie de tester !)
- dans la gamme des Swiss délices (Truffalo pour les intimes), une nouvelle sorte "premium": truffe et banane
- des yaourts avec une caution "Meilleur ouvrier de France" (on voit ici clairement la tendance de recherche de "signes officiels de qualité" pour rassurer les consommateurs)
- le Milkshake Shakeria (les premiers avaient été présentés en avant-première au SIAL en 2010) à la ... banane (goût très chimique pour l'As des As)

Au rayon " Manger bien, manger sain"

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- les Croc'légumes, des gaufrettes de légumes parfaites et légères pour l'apéritif, pas moins de 3 nouvelles variétés : tomates/herbes de provence, oignon/thym et pommes/cranberries pour une version sucrée/salée. A chaque fois, un texture délicatement croquante puis fondante et surtout une belle longueur en bouche de goût ! (vous l'aurez compris, j'aime beaucoup !)
- des pâtes à tarte aux fruits (fraise, orange, banane, ...) ou aux légumes (betterave, céleri, carotte, ...) toujours dans une optique d'alléger des préparations souvent grasses (par contre, désolée de vous décevoir, mais je ne suis pas vraiment sûre qu'on puisse les compter comme une portion de fruits ou légumes !)
- Charles et Alice se lancent dans le salé et passent de la compote ... à la compotée ! Aubergines confites, courgettes au piment d'espelette ou meli-melo de légumes aux olives, là vous l'avez votre portion de légumes ! :-)

Au rayon "Pure gourmandise"

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Bon honnêtement, sur ce thème c'est un peu open-buffet au SIAL où l'on observe encore, malgré tous les discours ambiants, une multitude de produits estampillés "plaisir". Néanmoins, si je ne dois vous en montrer qu'un, c'est lui : Super cookie coeur fondant de Michel et Augustin qui me rappelle les biscuits Guet-apens que je dévorais chez ma Mamie quand j'étais enfant ! :-)

Au rayon "On n'arrête pas le progrès"

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J'ai beau avoir travaillé dans l'agroalimentaire et défendre une catégorie souvent injustement montrée du doigt (j'ai nommé mes confrères les marketeurs), il faut bien avouer que des fois les réunions de brainstorming doivent un peu leur monter à la tête pour accoucher de telles idées ! Voici donc ... le yaourt pour chat ! A teneur réduite en lactose s'il vous plait, au cas où nos petites bêtes auraient du mal à digérer le lait ...

Enfin, je ne pouvais finir ce billet sans saluer le MAGNIFIQUE stand de Dijon, ville candidate pour devenir la cité de la gastronomie, et qui, il faut le reconnaitre en toute impartialité, est la ville idéale pour ce genre de projets ! :-)

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02 novembre 2012

Ma Cocotte sifflote ...

Pour ceux qui suivent (et qui ont plus de deux minutes de mémoire vive !), je vous avais parlé dans ce billet des nouveautés de la rentrée à ne pas manquer. Si Atelier Vivanda, la Dame de Pic ou Guy Martin Italia avaient effectivement bien ouvert en septembre, Ma Cocotte, elle, avait légèrement trainé au démarrage. Ma Cocotte (visiblement pas vraiment minute!) a finalement ouvert début octobre de façon plutôt discrète.

DSCN2187Samedi dernier, me sentant l'âme d'une aventurière, je suis donc allée avec l'As des As (qui trouvait que ça faisait un petit moment qu'on n'avait pas parlé de lui sur ce blog !) m'encanailler aux puces de Saint Ouen et surtout chiner la nouveauté !

A 12h30 pétantes, la salle, plus starckienne que saint-ouenne et avec quand même une capacité de 250 couverts, affiche déjà complet.
3 petits tours et puis s'en vont ? Ah ça non mes loulous, c'est mal connaitre la détermination de Mlle Moutarde ! Après un peu/beaucoup/passionnément d'attente, nous voici donc installés et prêts à commander (l'avantage, c'est qu'on avait eu bien le temps d'étudier la carte en amont ! :-))

Si le service est visiblement un peu débordé, la cuisine, elle, est efficace et, moins de 10 minutes après notre arrivée, on peut se régaler !

Au menu ?
Une cocotte à bascule ! Cette oscillation entre bistrot franchouille et incontournables plats hypes du moment se retrouve aussi bien dans les entrées (oeufs mayo vs. lentilles de l'atlas) que dans les plats (hachis parmentier et poulet rôti vs. hamburger et fish and chips) ou les desserts (riz au lait et tarte tatin vs. frozen yogurt). On teste finalement, après de longues hésitations (cf. l'attente à l'arrivée !), le hachis et le croque en plats et la tatin et le frozen yogurt en desserts.

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Ce que Ma Cocotte a mijoté, ça nous plait ?
Oui et non (à cocotte à bascule, réponse à bascule !).
Globalement c'est bon. Le croque des puces, avec sa belle tranche de pain au levain, ses généreuses tranches de jambon et son fromage qui a vraiment du goût, satisfait la panse et la pensée. Le hachis est quant à lui ... gentil (goût de viande cuisinée mais ensemble pas vraiment typé). Les haricots verts en accompagnement sont bien croquants et beurrés mais il a quand même fallu pleurer pour avoir le droit non pas à une portion pour deux mais bien à deux portions.
Même avis emporté/mitigé pour les desserts. La tatin est vraiment bonne et comme à la maison mais par contre, grosse déception sur le frozen yoghurt qui n'en est pas un !! Il s'agit en fait banalement de deux boules de glace au yaourt et non d'un vrai frozen yoghurt.
Concernant les tailles de portion, si cela satisfait complètement mon estomac de puce, l'estomac de gros puceron de l'As des As reste lui un peu sur sa faim (il faut reconnaitre que le hachis n'était pas particulièrement copieux ...).

Alors tagada-saint-ouen ou ouen-ouen ?
Ma cocotte est l'archétype du resto bobo-branché à la Starck (d'ailleurs la faune qui y déjeune n'est à mon avis pas la population habituelle des puces !). La déco et la cuisine sont cliquantes mais assez lisses et sans réelle personnalité.
Il faut reconnaitre que cette cocotte est rutilante et bien carrossée ... Mais finalement n'est-ce pas dans les vieilles cocottes bien culottées que l'on prépare les meilleurs plats mijotés ?

29 octobre 2012

Le macaron Hermé du mois : Jardin oriental

Ouh la la ! Bientôt la fin du mois et je ne vous ai toujours pas parlé du macaron Hermé d'octobre ! Voici donc, in extremis dans les derniers jours, l'avant-dernier macaron de la collection "Jardins".

Le contexte
Frigorifique ! D'un coup d'un seul, on passe de l'été indien à l'hiver polaire. Du coup, il n'y a pas que les dépenses publiques qui sont gelées mais nos petits doigts aussi et on a envie que d'une chose : de chaleur et d'ailleurs !

WP_000201La promesse
Pour nous réchauffer, la Maison Pierre Hermé met le paquet : "Neuvième étape de cette promenade : rose, fleur d’oranger et gingembre. Des notes au goût d’Orient que Pierre Hermé vient réveiller avec délicatesse dans ce macaron à la robe rosie. Exubérante, la crème à la rose s’acoquine avec la fleur d’oranger et dissimule de-ci de-là quelques morceaux de gingembre confit malicieux, qui surviennent au hasard des bouchées pour mieux perdre les sens."

Nos attentes
Toute la chaleur et les parfums de la cuisine orientale ! La fleur d'oranger (que j'adore !) et la rose pour envelopper nos papilles de velours et de rondeur et le gingembre pour réveiller l'ensemble et apporter du piquant à un macaron aux notes de fond plutôt douces. Quand on connait les superbes variations de macarons Pierre Hermé autour de la rose : rose of course mais aussi Ispahan ou rose-jasmin, nos papilles frétillent de joie.

La dégustation
Cette fois-ci, ce n'est pas l'As des As qui m'a accompagné pour goûter ce macaron mais quelqu'un qui a néanmoins un palais plutôt - voire très - sûr. On attaque donc chacun notre précieux butin et après une, puis deux puis trois bouchées, le moins que l'on puisse dire c'est que l'on n'a pas compris ...
Ce macaron n'a le goût ni de la rose ni de la fleur d'oranger ni même du mariage des deux et les morceaux de gingembre confit étaient aux abonnés absents. La déception est d'autant plus grande que, quand on connait la maestria d'Hermé pour travailler les parfums floraux (je sais je me répète mais c'est vrai !), on était limite déjà conquis d'avance !
Mais là, la ganache n'a qu'un goût sucré uniforme sans puissance aromatique quelle qu'elle soit et le gingembre confit avait visiblement disparu. Et pour devancer les remarques, l'absence de parfum n'était pas liée à une dégustation "à froid" : les macarons (contrairement à nous !) avaient eu le temps de revenir en température.
Alors certes, le contraste des textures entre coques et ganache est toujours impeccable mais c'est bien la première fois qu'un macaron est à ce point éloigné de l'idée que l'on s'en faisait ...

Le mot de la faim
Ce macaron, au lieu de nous faire fondre, nous a malheureusement laissé de glace ...

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22 octobre 2012

1 an et toutes mes dents !

Je sais que c'est pas vrai ... mais j'ai un an ! (ou plutôt mon blog a un an, moi j'ai quand même quelques printemps de plus !)

Alors forcément un blog, ça change certaines choses dans la vie.

Ainsi, depuis que j'ai lancé mon blog il y a un an jour pour jour, je mange désormais tous les jours dans des restaurants étoilés, je suis devenue richissime et je passe à  la télé. Non, ça c'est si j'avais gagné au loto mes petits loulous !
Bon, alors, plus sérieusement, un an de blog ça m'a apporté quoi exactement ? La réponse en 22 points (22, comme 22:22 ou 22 octobre !)

DSCN0751- une curiosité toujours éveillée pour tout ce qui touche de près ou de loin à l'alimentation (il faut être honnête, je ne fais que renforcer un penchant naturel !)
- un surnom qui me va très bien
- des heures passées à faire du tourisme dans les rayons des supermarchés (et je peux vous dire que certains me prennent pour un extraterrestre avec mon appareil photo devant les paquets de coquillettes !)
- une diversification alimentaire précoce (de 0 à 1 an, le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas pris que des biberons !)
- une improbable séance shooting de la banière à la Défense un dimanche après-midi
- une nouvelle raison d'avoir des cadeaux : maintenant j'ai mon anniversaire mais aussi celui de mon blog (avis aux entendeurs ... ;-))
- de super rencontres avec d'autres blogueurs comme RosePascale, Dorian, Mercotte, AnneAriane et beaucoup d'autres
- un certain nombre de commentaires hautement constructifs de l'As des As ("Et les saucisses ?" pour n'en citer qu'un !)
- des découvertes culinaires plaisantes ou étonnantes (certains macarons Hermé ou les chips à l'huitre)
- ... et d'autres beaucoup moins ! (le Mac Baguette pour ne citer que lui)
- une implication familiale : mon frère pour le contrôle blague et certains titres, ma mère pour la relecture attentive des fautes et mon père pour les plus belles photos
- un budget consacré à l'alimentation en très forte hausse (et on ne peut pas accuser l'inflation en ce moment !)
- la découverte de la partie "technique" d'un blog (le moins que l'on puisse dire, c'est que je ne suis pas geek...)
- des entretiens avec des professionnels passionnés et passionnants
- des plats souvent mangés ... pas brûlants (bah oui, faire des photos prend du temps !)
- des heures tardives à rédiger des billets (le pourcentage de billets écrits en soirée/nuit est écrasant !)
- des Une de Libéfood (que celui qui n'a jamais fait une copie d'écran de sa première Une me jette la première pierre ;-))
- des lecteurs inattendus (la voisine de ma grand-mère qui se reconnaitra ici !)
- des propositions de partenariats plus ou moins loufoques (mais toujours refusées, Mlle Moutarde garde son indépendance na !)
- un peu plus de 20 000 visiteurs en un an (ce n'est peut-être qu'un détail pour vous mais pour moi ça voulait dire beaucoup)
- une pile de magazines culinaires en attente de tri plus haute que certains gratte-ciels
- et, aussi incroyable que cela puisse paraitre, un travail très prenant mais passionnant !

Alors merci, merci à Audrey qui m'a poussée à me lancer, merci à la team mermaids pour son soutien quotidien, merci à tous ceux, amis, famille ou blogueurs, que j'embarque dans mes tests et surtout, merci à vous qui me lisez si régulièrement !

Bon alors, on se dit rendez-vous dans 10 ans ? ;-)

Posté par camille syren à 09:58 - - Commentaires [7] - Permalien [#]
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