20 mars 2012

C'est le printemps, les nouveautés fleurissent au supermarché ...

Avant de vous raconter samedi la Master Class de William Ledeuil autour des agrumes, je vous propose aujourd'hui de revenir à quelque chose d'un peu plus concret. En effet, entre macarons Hermé, épices Roellinger ou bistrot d'Alléno, le blog s'est un peu éloigné des préoccupations quotidiennes des français ces derniers temps (non, je vous rassure, je ne suis pas en pleine campagne électorale !).
Aujourd'hui donc, je vous emmène visiter ... votre supermarché !

Aux tous débuts de ce blog, je vous avais parlé des grandes tendances que l'on commençait à trouver dans l'industrie agroalimentaire en réponse aux attentes des consommateurs et à l'évolution de nos modes de vie.
Dans un contexte d'incertitude économique et d'instabilité globale (non je ne cherche pas à vous plomber le moral dès le début de semaine ! :-)), la tendance majeure est à l'épure des recettes, à un retour à des produits plus simples, à une recherche d'essentiel comme je vous en ai déjà parlé dans ce billet.
Mais le consommateur est pluriel et n'a donc pas qu'une seule attente ! Comme l'offre alimentaire est en évolution permanente, voici donc, par grandes tendances, quelques nouveaux produits déjà commercialisés ou à venir. (ça vous évitera de devoir arpenter vous même tous les rayons de votre supermarché !)

Tendance n°1 : Recherche de la naturalité, de la simplicité. Le consommateur recherche des produits aussi simples et bons que du fait-maison, on retrouve ici notamment la course aux clean labels et la transparence.

harry's pain au lait     jordans muesli     naturellement_findus 


- Harry's, Pain au Lait tout simple (avant le pain au lait était compliqué ?). Ici on sous-entend par "simplicité" sans colorant et sans conservateur, c'est à dire sans la complexité traditionnellement associée à l'aliment issu de l'industrie agroalimentaire (avec des E-quelque chose, des épaississants, des conservateurs, ...).
- Jordans, Muesli Crunchy. Ce qui est à remarquer ici, c'est que le pack reflète le positionnement "transparent" de la marque quant à la composition des produits. En effet, ce muesli est sans colorant ni arôme artificiel, il n'a donc "rien à cacher" et le prouve en adoptant un pack transparent qui laisse voir les céréales à l'intérieur.
- Findus. Quand on vous demande le slogan de Findus vous vous mettez immédiatement à chantonner "Heureusement il y a Findus" ? J'en suis fort aise comme dirait la fourmi. Et bien chantez maintenant "Naturellement il y a Findus" ! Ou comment, par le changement d'un seul mot, affirmer clairement le nouveau positionnement de la marque ...

Tendance n°2 : la révolution snacking (jadis - il y a au moins 5 ans ;-)) manger sur le pouce était nécessairement synonyme de junk food à cause d'une offre en ambulatoire limitée à des produits souvent trop gras, trop salés ou trop sucrés. Désormais, avec ces "p'tits nouveaux", le consommateur peut réconcilier conscience nutritionnelle et plaisir de gourmandise.

surimi     Crud-Wich-601x289     kitkat singles 

- Fleury Michon, Surimi -25% sel. Après avoir été les premiers à lancer une gamme de jambon à teneur réduite en sel (la charcuterie allégée en sel est désormais en passe de devenir le standard du rayon au même titre par exemple que les chewing-gums sans sucres ont presque évincé les chewing-gums avec sucre), Fleury Michon poursuit son engagement PNNS en s'attaquant désormais à retravailler les produits "Traiteur de la mer".
- Les Crudettes, Crud'Wich. Innovation la plus marquante du rayon ! (et qui a demandé plusieurs années de recherche) Un wrap où la traditionnelle tortilla de blé ou de maïs assez "lourde" est remplacée par une feuille de salade pour répondre aux aspirations des consommateurs pour quelque chose de plus frais et sain.
- KitKat, barre Singles. Deux stratégies majeures existent pour présenter un produit déjà existant avec une approche plus "nutritionnellement correcte". Soit retravailler la recette initiale pour l'alléger en gras/sucre/sel soit retravailler la taille de portion (plutôt en la diminuant qu'en l'augmentant soyons honnêtes !) pour réduire l'impact calorique (et psychologique !) du produit pour le consommateur. KitKat a choisi la deuxième option et présente donc cette barre "Singles" à "seulement" 80 kcal (mais aussi seulement 15g contre 45 habituellement) clairement destinée à la cible féminine sur un achat d'impulsion.

Tendance n°3 : les grands chefs au supermarché ! A l'instar de la mode où haute couture et prêt-à-porter s'associent parfois pour présenter une touche créateur à des prix abordables, grands noms de la gastronomie et industrie agroalimentaire font parfois bon ménage !

jambon robuchon     Michalak1     piège tumult 


- Fleury Michon, Le cuisiné à l'os Joël Robuchon. Le partenariat entre Joël Robuchon et Fleury Michon ne date pas d'hier et fonctionne plutôt bien. Entamé sur les plats "traiteur", il se poursuit désormais sur la charcuterie avec ce jambon pour lequel Joël Robuchon a retravaillé à la fois le bouillon et la cuisson.
- Danette. Si les grands chefs cuisiniers ont depuis longtemps noué des partenariats avec l'industrie pour le travail des recettes (Bocuse, Robuchon, Loiseau, Veyrat, Senderens, ...), les grands chefs pâtissiers sont, eux, encore peu présents dans les rayons de nos supermarchés. C'est maintenant chose faite avec Christophe Michalak ! En effet, ce médiatique bec sucré a accepté de collaborer avec Danette pour l'élaboration de ses nouvelles saveurs. Entouré d'un groupe de cuisiniers amateurs, il a donc travaillé différentes variations ensuite soumises aux votes des consommateurs. Danette, grâce à ce coup médiatique, relance ainsi son principe de choix de parfum annuel qui commençait un peu à s'essoufler ...
- La coopération est souvent envisagée autour de produits précis et sur le long terme. Mais l'association grand chef-industrie agroalimentaire peut aussi se concevoir de manière ponctuelle au lancement d'un produit. Dans ce cas, le chef ne travaille pas SUR la recette du produit mais élabore des recettes A PARTIR du produit (c'est une coopération en aval et non en amont). L'intérêt ? Donner une caution immédiate au produit et l'ancrer dans un positionnement premium d'une part, gagner en renommée sans s'engager durablement d'autre part. Pour vous donner quelques exemples, on peut notamment citer Alain Passard qui a élaboré des recettes à partir du Ketchup Heinz Primeur ou Jean-François Piège qui a conçu des plats s'associant aux bières Tumult.

Si comme moi, vous essayez à chaque fois que vous faites vos courses de revenir avec une nouveauté à tester (bon, en fait il n'y a peut-être que moi que ça amuse mais je peux vous dire que c'est un sacré challenge !), vous savez désormais quoi mettre dans votre panier/caddie/chariot la prochaine fois ! Et comme le couple franco-allemand est très à la mode en ce moment, je vous amène jeudi en ballade dans un supermarché allemand pour dénicher les produits qui pourraient arriver très prochainement en France ...

Edit du 21/03 : Fleury Michon persiste et signe dans son orientation nutrition/santé et sort début avril une nouvelle référence dans sa gamme de surimi : le surimi enrichi en oméga 3 et sans gluten (le sans gluten est le "régime" de plus en plus à la mode en ce moment ...)

Fleury Michon_Surimis sans gluten


02 février 2012

Arrêtez de vous crêper le chignon, mangez des gaufres !

Oui je sais, en ce jour de chandeleur, l'usage serait de vous parler de crêpes et de Nutella ... (A ce propos, vous avez entendu leur nouveau spot radio "Nutella est recommandé par les meilleures crêpes", très astucieux de détourner l'expression habituelle "recommandé par les nutritionnistes" pour légitimer leur positionnement sur les enfants !). Bon, je me disperse, je préfère vous avertir tout de suite, je ne vais donc vous parler ni de crêpes ni de sucré mais de gaufres et salées en plus !

En effet, s'il y a bien un couple de plus en plus tendance en ce moment, c'est celui composé par les gaufres et ... les légumes ! Manière agréable (et souvent équilibrée) de détourner un plat sucré en plat salé, la gaufre aux légumes pointe le bout de son nez. Et tout de suite, 3 exemples pour vous le prouvez !

A l'apéritif
On le sait, la majorité des gâteaux apéritifs sont très gras et très salés sans pour autant être très bons. Bien sûr, pour des apéritifs équilibrés, on connait depuis longtemps l'alternative tomates-cerises et crudités à dipper mais, il faut être honnête, cette alternative fraiche et légère plait souvent assez peu à la gente masculine ("j'ai 1m90 à nourrir moi madame ! ils sont où les chips ?!") et, à la longue, on a un peu de mal à se renouveler entre tomate, carotte, concombre et chou-fleur...
croc'légumeHeureusement, les marques entendent de plus en plus ce besoin des consommateurs de réconcilier conscience nutritionnelle ("éviter de manger trop gras, trop salé, trop sucré") et plaisir de gourmandise ("je veux des Tuc et des Pringles !!!") et proposent donc des biscuits à la fois bons et sains. Parmi ces petits nouveaux, les biscuits "Croc'légumes" ont passé chez Mlle Moutarde le test haut la main ! Le concept ? Une gaufrette composée à 50% de légumes (et donc riche en fibres) et relativement légère en calories.
Deux variétés existent : carotte/cumin et betterave/échalote. Si les deux sont superbes à l'oeil, j'ai une petite préférence pour la variété betterave/échalote qui a un goût proche des Pringles Sour cream&onion. Pour devancer vos questions, on trouve ces biscuits dans tous les Monoprix et de plus en plus de grandes surfaces partout en France.

En plat principal
A l'image des galettes de sarassin déclinées en de multiples variantes, la gaufre salée supporte toutes les envies. En fait, il s'agit simplement d'ôter à la recette de base le sucre et de rajouter des condiments salés (parmesan, aneth, basilic, tomates confites,...). Vous trouverez ici ou des idées de recettes. Au restaurant, la gaufre salée aussi fait son apparition en tant qu'élement central de plat, complétée par des légumes ou une salade. Ainsi, la chaine de restaurants "Le Paradis du fruit" propose une gaufre salée au parmesan accompagnée d'une salade de tomates-mozza pour un repas aux accents italiens.

En snacking/repas rapide
Deux options s'offrent à vous pour manger rapidement une gaufre aux légumes.
miwamOption gastronomique : vous êtes chanceux, vous habitez Lyon. Vous pourrez alors déguster la nouvelle création de Sébastien Bras : le "Miwam". Passée la surprise du nom, que nous réserve ce Miwam ? Il s'agit en fait de deux gaufres ondulées entre lesquelles est prise en sandwich la garniture. L'ensemble est à la fois sain et savoureux car les gaufres sont réalisées à partir de céréales complètes bio et la garniture est préparée minute à base de légumes de saison. Seul petit inconvénient ? On ne peut pour l'instant goûter cet équilibre gourmand qu'à Lyon ... Pour les autres, il va falloir encore patienter un peu !

Option grand public : la chaine d'origine belge Waffle Factory, positionnée sur les gaufres salées et sucrées en restauration rapide, propose des LunchWaf dont la teneur en matières grasses a été réduite pour constituer, avec la garniture, un repas équilibré. Ainsi, selon eux (je n'ai pas pu vérifier), la LunchWaf végétarienne qui se compose donc d'une gaufre salée garnie de légumes et de mozarella constitue un repas à la fois équilibré et satisfaisant pour les papilles de manière à réconcilier les tiraillements internes de plus en plus fréquents chez chacun d'entre nous entre équilibre alimentaire et gourmandise.

la_gaufre_10_facons_de_la_preparer_de_de_sonia_ezgulian_Donc, si on résume, aujourd'hui, va pour les crêpes ! (à faire sauter avec une pièce dans la main pour être riche toute l'année - en plus d'avoir mangé des lentilles le 1er janvier !). Mais dès demain, on se met aux gaufres ! Et pour ceux d'entre vous qui ont encore peur de se gaufrer (je sais c'est facile mais il fallait que je la fasse au moins une fois ! :-)), je ne peux que vous recommander le très joli livre des Editions de l'Epure, La gaufre, 10 façons de la préparer pour vous lancer avec succès !

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14 novembre 2011

A lire et à manger !

Qu'est ce qui est de format généralement rectangulaire, écologique car presque complétement biodégradable, et facilement transportable ? Non, pas votre lecteur MP3 ni votre téléphone mais le livre bien sûr !


Et s'il y a bien un secteur où le livre ne connait pas la crise, c'est celui de la cuisine ... Considéré il y a encore quelques années comme un vieux grimoire associé au cliché de la ménagère, le livre de cuisine a connu ces derniers temps un véritable coup de jeune. L'aspect lucratif de ce dynamisme n'a pas échappé aux maisons d'édition qui sont entrées dans une véritable course à l'innovation avec un seul objectif : plaire à tous les publics, du simple amateur débutant au gastronome confirmé. Dans ce "coup de feu" du monde de l'édition, on peut distinguer 3 grandes orientations du livre de cuisine.

ceci n'est pas 1 yaourtTendance n°1 (la plus ancienne) : les livres-coffrets
Le principe ? Un livre, sur une thématique précise, associé à des accessoires de cuisine nécessaires à la réalisation des recettes. Ce principe connait un succès toujours pas démenti car il cumule plusieurs avantages. Tout d'abord, il permet de faire un joli présent sans prendre trop de risques. Ensuite, il correspond aux attentes actuelles des consommateurs, à savoir se simplifier la vie en ayant tout réuni dans un "kit" (comme les kits à pizza, les kits prêts à déménager, ...). Ainsi, à peine le livre offert, on peut mettre en pratique les recettes (sous réserve d'avoir les ingrédients, pas encore fournis avec !). La tendance 2011-2012 pour les coffrets est tout de même a un certain allégement : des coffrets plus compacts, avec un emballage réduit (préoccupation écologique oblige!). On peut notamment citer "Ceci n'est pas un pot de yaourt" aux éditions Solar (photo) ou le "Coffret : Gratins" chez Hachette Pratique.

Tendance n°2 : le mini
Le principe ? Proposer des mini-livres à des mini-prix (moins de 10 €). En ces temps de crise économique, le but est ici de favoriser l'achat d'impulsion des consommateurs. En effet, si un client hésite parfois à acheter un livre à 30 €, il hésitera beaucoup moins à "craquer" pour un petit livre. Les thématiques de ces livres sont donc aussi choisies précisément pour pousser à l'achat coup de coeur. On ne sera donc pas sur des thèmes complexes (par exemple, la cuisson du gibier!) mais bien au contraire sur des produits "doudous" et des problématiques concrètes. Dans cette tendance, la politique de collection est fréquente : on trouve un créneau puis on le décline ensuite à toutes les sauces (pour rester dans le thème ! :-)). On peut ici mentionner la collection de mini-livres Marabout autour de marques cultes (le Nutella, la Vache qui rit, le Petit Ourson, ...), la collection des "500" aux éditions de la Martinière (500 recettes de la mer, 500 petit-déjeuners, ...) ou la série "Que faire avec" chez Larousse (Que faire avec le poulet, la pomme de terre, ...).

RELGOUR_044_000_003Tendance n°3 : le maxi !
A  l'exact opposé de la tendance précédente (le mini pour ceux qui n'auraient pas suivi !), les livres haut de gamme, à savourer autant avec les yeux qu'avec la bouche, attirent un public de passionnés souvent prêts à investir dans un bel ouvrage et pour qui le livre, avant d'être un livre de recettes, est avant tout un bel objet. Les thématiques de ce type d'ouvrage sont, de fait, beaucoup plus orientées sur la gastronomie ou la culture culinaire en générale. La motivation du lecteur ici n'est en effet pas forcément de réaliser les recettes mais bien plus de passer un moment agréable à feuilleter délicatement cet ouvrage de collection. C'est pourquoi les grands chefs publient souvent leurs recettes sur ce créneau. Parmi les belles pièces de la rentrée 2011, on trouve entre autres, "Noma, le temps et l'espace dans la cuisine nordique" de René Radzepi aux éditions Phaidon ou le spectaculaire "Modernist cuisine : recettes à l'assiette" de Nathan Myhrvold et al. aux éditions Taschen. Les plus bibliophiles peuvent même offrir à leur livre (autant qu'à eux-même!) une reliure d'art ! (sur cette image, reliure de Luce THOMAS, sur Valéry Drouet, Chocolat, Hachette, 2008.DR)


moutardeMon coup de coeur : les éditions de l'Epure
Au milieu de toute cette concurrence, une petite maison résiste vaillament à l'envahisseur et à l'uniformisation culturelle. Sa collection "10 façons de préparer" est un petit bijou. En effet, chaque livre porte sur un seul ingrédient (des classiques courgette, homard ou pâtes aux plus surprenants sang, amour, moutarde (photo) ou épluchures en passant par les festifs gâteau d'anniversaire ou marrons glacés) dont la couverture s'attache à refléter l'aspect visuel. Par exemple, le livre sur la pastèque est vert sombre à l'extérieur et rouge-rose à l'intérieur. De même, le livre sur le fromage de chèvre est cendré à l'extérieur et blanc immaculé à l'intérieur. Croyez-moi, feuilleter cette collection est presque un jeu de devinettes pour trouver à quel ingrédient correspond la couverture ! Les éditions de l'Epure viennent d'ailleurs d'ouvrir leur propre librairie au 1 rue Frédéric Sauton dans le 5ème arrondissement. Avis aux curieux ou amateurs !


Enfin, petite anecdote pour terminer : connaissez-vous le top 6 des livres vendus ? Dans l'ordre : Les recettes Dukan, les pâtisseries Dukan, le Nutella, l'intégrale des recettes Dukan, le Petit-Lu, le Carambar. On s'abstiendra de tous commentaires sur la psychologie du consommateur ...

Posté par camille syren à 21:49 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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27 octobre 2011

Back to basiques !

Comme je vous l’expliquais dans mon billet précédent (juste en dessous de celui-ci pour ceux qui auraient loupé un épisode ! :-)), on observe une tendance générale vers d’avantage d’épure et de simplicité en cuisine.

Le billet précédent faisait un focus sur cette tendance dans la gastronomie, celui-ci s’intéressera aux industries de l’agro-alimentaires (IAA pour les intimes !).

S’il est facile pour un palace de valoriser un produit aux qualités organoleptiques exceptionnelles (mais avec un prix lui aussi souvent exceptionnel …), on peut se demander comment font concrétement les industriels pour concilier deux attentes parfois antinomiques des consommateurs, à savoir qualité du produit et prix raisonnable.

Cette tendance à d’avantage d’épure et de simplicité dans l’industrie agro-alimentaire se manifeste de deux façons majeures.

1)      Développement de recettes « propres »

Recettes propres parce qu’avant elles étaient sales ? ;-)

Non, je vous rassure, les normes d’hygiène ont toujours été très strictes ! On entend par recette « propre » une recette avec une liste d’ingrédients courte et simple à comprendre (en gros, comme le ferait la fameuse « ménagère de moins de 50 ans » chez elle !).
On tire donc un trait sur tous les ingrédients obscurs (E bidule, émulsifiant, arôme artificiel et autres consorts) et on valorise le peu d’ingrédients utilisés dans la préparation : on va à l’ESSENTIEL !

La prochaine fois que vous irez dans votre supermarché, vous pourrez ainsi regarder comment Marie rédige sa liste s’ingrédients, comment Yop met en valeur sa nouvelle formule ou comment Fleury Michon a carrément appelé son nouveau produit « 5 essentiels » avec un pack qui met bien en avant les 5 ingrédients principaux de la recette.

 

 pub Marie

pack essentiels

 

 

 

 

 

 

2)      Mise en valeur de la matière première

Eh oui ! Montrer qu’on travaille avec des ingrédients de qualité n’est pas réservé qu’à la gastronomie ! Les industriels aussi essaient de rassurer sur la qualité de leur produit (tant organoleptique que « nutritionnelle ») en affichant clairement la provenance de leur matière première (comme le font, à une autre échelle, les grands restaurants en indiquant sur leur carte par qui l’agneau a été élevé ou par quelles mains attentionnées les légumes ont été sélectionnés – Joël Thiebault si tu m’entends … :-)).

Et concrètement dans votre caddie ? Taillefine pour ses nouveaux fondants ne parle plus de 0% ou de calories mais met en valeur son « cacao de Tanzanie » ou « sa vanille de Madagascar ». Dans la même veine, la biscuiterie Saint Michel rassure sur la qualité des produits de sa nouvelle gamme en précisant que tous les ingrédients viennent de France. Enfin, plus récemment, on a vu se développer la Marque « Mon petit producteur » (aussi bien au rayon des fruits et légumes que des produits laitiers) qui nous précise carrément par qui et où les produits ont été cultivés, photo à l’appui !

 taillefinepetit producteur

Posté par camille syren à 21:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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