13 novembre 2012

Have a nice trip(es) !

Novembre, ses feuilles qui tombent, ses jours qui raccourcissent, ses fêtes ô combien joyeuses comme la Toussaint ou le 11 novembre et la morosité ambiante ont tendance à vous faire entrer dans un bad trip ?

Eh bien maintenant mes loulous, au mois de novembre vous aurez la frite ou plutôt les tripes !

En effet, il faut le reconnaitre les produits tripiers, à la différence des produits laitiers, ne sont pas vraiment nos amis pour la vie et souffrent plutôt d'un gros a priori ... Vous en connaissez en effet beaucoup des enfants (et des adultes !) qui se réjouissent de manger une bonne cervelle ou du gras double ? Comme dirait l'As des As, ça envoie pas vraiment du rêve !  

Mais voilà, stop aux préjugés (on pourrait même dire, abats les préjugés !), les produits tripiers essaient de nous charmer ...

DSCN1197La tripe, c'est hétéroclite
Tout d'abord, il est restrictif de parler de "tripes". Il vaut mieux parler de "produits tripiers" tant la diversité est large. En effet, sous ce mot valise, on trouve aussi bien la joue que la moëlle, le ris ou le foie. Alors rien ne vous oblige à attaquer direct avec la mamelle ou le coeur ! Les joues bien mijotées, le foie justement pöelé ou la tête bien assaisonnée peuvent représenter une entrée en matière agréable. La palette de textures, saveurs et modes de préparation est tellement large que vous trouverez forcément chaussure à votre pied (de porc !)
En photo : le hotdog de tête de veau de Yannick Alleno au Terroir Parisien

La tripe, c'est fit
Avantage peu connu des produits tripiers, leur richesse en nutriments avec, en pagaille et selon les morceaux, du fer (dont les femmes manquent souvent !), du zinc ou de la vitamine B.
De plus, certains morceaux sont relativement maigres (notamment le foie de veau, les tripes à la mode de Caen ou le coeur de boeuf) et peuvent donc constituer des aliments de choix pour les personnes qui surveillent leur ligne sans renoncer aux saveurs originales. Bon, évidemment, si vous mangez le foie pané dans une bonne dose de beurre ou les tripes avec des frites, ça devient nettement moins intéressant nutritionnellement parlant ! ;-)

La tripe, c'est "cheap"
Attention, ici on parle du sens premier du mot "cheap" c'est à dire bon marché ! En effet, les produits tripiers, longtemps considérés comme de bas morceaux, ont l'avantage de ne pas se vendre à prix d'or. Ils permettent donc de varier les menus sans pour autant se faire plumer et dans le contexte actuel c'est toujours bon à prendre !

La tripe, c'est truck
Dans  cette vaste opération de séduction, quoi de mieux que de reprendre les "codes food" branchés du moment pour plaire à une population jeune et trendy qui reste largement à conquérir ? La tripe a compris l'importance de cette cible et part donc sur les routes (uniquement parisiennes pour le moment) à bord d'un food-truck où Alexis, ex-Top Chef, propose tous les jours gratuitement à la dégustation de minis tripes-burgers.
Food truck + burger + jeune chef = tous les codes de la fashion food sont réunis ... (pour les amateurs, le détail du parcours est ici)

Si, à la lecture de tous ces arguments, vous avez vous aussi envie de transformer votre bad trip du mois de novembre en good tripes, les éditions Marabout ont pensé à vous et viennent de publier un livre sobrement intitulé "Le livre de la tripe" et qui offre de multiples recettes pour apprendre à apprivoiser ces fameux produits tripiers ...

Alors n'hésitez pas à vous lancer, vous en trouverez forcément un qui vous plait. Foi(e) de Mlle Moutarde ! ;-)

Posté par camille syren à 09:55 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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01 décembre 2011

Manger vite et bien : une affaire qui roule !

La nouvelle tendance qui monte pour manger rapidement et à moindre frais sans renoncer au goût ? Les Food trucks ! Non, ne vous y trompez pas, je ne parle pas de food-truc mais bien de food-truck (littéralement "camion à alimentation").

food truck - martin harbeyCes camions-restaurants, constitutifs de l'identité new-yorkaise, connaissent actuellement un véritable coup de jeune outre-atlantique et commencent même à débarquer en France ! En effet, alors qu'ils vendaient principalement des aliments emblématiques de la "street food" (hot-dog, bagels, cookies & co), ils montent progressivement en gamme et deviennent même parfois gastronomiques.

Des preuves ?
1) Une cérémonie (les Vendy Awards) a été créée en 2005 pour récompenser les meilleurs food trucks de New-York. And the 2011 winner is ...Solber Pupusas ! Un camion qui vend des "pupusas", une spécialité du Salvador constituée (d'après les recherches que j'ai faites !) d'une galette de maïs avec différentes garnitures.
2) Les grands chefs s'y mettent aussi et donnent leurs lettres de noblesse à ces fameux camions-restaurants ! Ainsi, Alain Ducasse a investi une journée durant un des ces camions sous le regard des caméras de NBC et Joël Robuchon a conquis Manhattan dans le "gourmet food truck" d'Air France (oui vous avez bien lu, gourmet food truck) avec sa recette de boeuf grillé à la sauce truffe au vin.

Si vous êtes désormais convaincu que "camion" peut rimer avec "bon", il convient maintenant de s'interroger sur les raisons de ce succès. En ces temps de restrictions budgétaires, le camion présente un avantage économique aussi bien pour le restaurateur que pour le convive. Pour le premier, il permet de monter rapidement son affaire à moindre coût (l'investissement initial pour un camion est d'environ 100 000 $, imbattable comparé à l'investissement nécessaire pour un restaurant !) ; pour le second, il permet de réconcilier 2 envies antagonistes en apparence : savourer la gastronomie mais à moindre prix !
De plus, pour beaucoup de jeunes chefs, le food truck offre une occasion de s'émanciper des codes parfois lourds des grands restaurants et permet de d'ouvrir la gastronomie à des publics parfois intimidés par la rigidité des codes classiques (les plus jeunes, les moyens revenus, ...).

Vous avez désormais vous aussi envie de goûter cette nouvelle forme du bien manger ? Rassurez-vous, nul besoin de prendre l'avion pour satisfaire vos aspirations gourmandes ! En effet, la folie camion commence, lentement mais surement, à investir la France. Ainsi, Thierry Marx (chef de file de la Street food haut de gamme) investira un food-truck le temps du salon Sandwich et Snack show en février prochain. De même, le "Camion qui fume" sillonne Paris et propose une restauration américaine, certes  traditionnelle, mais de qualité. Enfin, même les plus gros acteurs de la restauration s'y mettent ! Ainsi Subway teste le concept du food-truck en France avec un premier camion itinérant dans le 16ème arrondissement.

Qui sera le prochain à sauter le pas ? Une chose est sûre, bons nombres d'acteurs de la scène alimentaire française doivent être en train de se pencher sur le concept ... On ne pourra que leur recommander d'y penser de façon très sérieuse pour éviter d'avoir à sauter dans le camion en marche !

DSCN0271PS : Je voudrais profiter de ce billet pour souhaiter un joyeux anniversaire à mon petit frère qui fête aujourd'hui ses 22 ans ! En effet, il est toujours prêt à m'accompagner dans mes explorations gastronomiques et accepte (presque) sans broncher depuis plusieurs années de tester toutes les nouveautés de l'agroalimentaire que je déniche ! Alors merci Axel pour ta patience et ton esprit curieux et vivement samedi pour le prochain test ! :-)

Posté par camille syren à 07:49 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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