12 juillet 2012

Dijon. Enfin et en faim.

Bon sang de Mlle Moutarde, je n'ai encore fait aucun billet sur Dijon ! Un seul (petit) billet sur la moutarde, beaucoup sur les macarons mais rien sur cette magnifique ville ! Vous pensez bien que, lorsque je me suis rendue compte de cet oubli, l'urgence s'est fait sentir! J'ai donc profité d'un week-end sur mes terres pour jouer pour vous la guide gastronomique et vous révéler ainsi toutes mes bonnes adresses (dans tous les sens du terme !) de la plus belle ville du monde.

Voici donc je pense le billet le plus objectif et le plus impartial de ce blog car à Dijon tout n'est que splendeur, délice et réjouissance.

Paradis salé

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Bien entendu qui dit Dijon dit moutarde (même Barack Obama réclame sa moutarde de Dijon !). Pour le folklore, vous pouvez vous rendre dans la boutique originelle de Maille qui, en plus de présenter la gamme permanente complète et les nouveautés saisonnières, propose de la moutarde fraiche vendue à la pompe.
Ensuite, un détour par le marché et ses halles classées parmi les plus belles de France (pour moi, c'est même de l'univers !) s'impose. Bien évidemment, de nombreux marchands méritent le détour (deux soeurs qui ne vendent que des herbes aromatiques, un volailler qui propose des sot-l'y-laisse, ...) mais il vous faut absolument acheter du jambon persillé, petit délice de la gastronomie bourguignonne, aux Salaisons de campagne. Leur jambon, avec de beaux morceaux pour la mâche, une quantité généreuse de persil et d'ail pour le goût et une gelée à l'aligoté est juste à tomber !! Petit détail non négligeable (car le dijonnais est intelligent !), on peut vous l'emballer sous vide pour faciliter le transport.
Enfin, les amateurs de fromage doivent absolument s'arrêter à la crémerie Porcheret. La boutique est magnifique (de toute façon, le mot moche n'existe pas ici !) et l'odeur quand on entre dans le magasin est envoutante. Evidemment, tous les fromages sont bons mais pour jouer la touche régionale, prenez-donc un morceau de comté Fort Saint Antoine et surtout du Citeaux (un fromage d'une toute petite Abbaye près de Dijon, c'est à ça qu'on reconnait les bourguignons les vrais !).

Délices sucrés

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A Dijon, tout est bon (encore meilleur que dans le cochon !). Les tentations sont donc nombreuses et les becs sucrés ne peuvent que succomber. Néanmoins, s'il ne fallait ramener que deux choses de cette magnifique ville, ce serait les chocolats de chez Gillotte et le pain d'épices de Mulot et Petitjean.
Gillotte, c'est le nec plus ultra des chocolats au monde (et là, c'est pas moi qui le dit mais le club des croqueurs de chocolat !). Premier MOF chocolatier, il forme, avec Hermé et Hévin, le cercle très privé des trois meilleurs chocolatiers français. Son talent s'exporte mondialement alors que sa boutique dijonnaise reste avec une approche familiale (le dijonnais est modeste !). Christophe Michalak dit de lui : "Le titan du chocolat, personne ne peut l'égaler, il gagne à tous les coups. Quand Fabrice parle tout le monde la ferme et l'écoute. C'est lui le patron, toutes les techniques du chocolat c'est lui, toujours lui et encore lui". Evidemment, choisir seulement quelques chocolats est un crève-coeur donc prenez les tous ! ;-) Plus sérieusement, prenez un assortiment classique et un coffret d'aquacaos composés d'in intérieur tri-couches avec ganache aux grands crus de cacao et gelée à l'infusion de fèves de cacao : vraiment frais et étonnant mais surtout extrêmement bon !
Tout aussi gourmand et familial, la maison Mulot et Petitjean perpétue depuis 1796 la tradition du pain d'épices (car oui le pain d'épices est bourguignon, point barre !). Là encore, tradition et modernité s'allient dans un parfait équilibre. Vous pourrez donc choisir les pains d'épices traditionnels (sans lait sans oeuf of course, c'est un pain et pas un gâteau) en forme de sabot, d'escargot ou de panier de vendangeur garnis de fruits confits ou céder aux nouveautés toutes aussi addictives : les nonettes fourrées cacao-noisette ou la gamme développée avec Bernard Loiseau (dont des pains d'épices fourrés à l'abricot et à la verveine).

Régals immédiats

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Bon, ce n'est pas le tout de ramener des choses, encore faut-il se sustenter aussi sur place ! Dijon est une ville où l'on sait vivre et les bons restaurants ne manquent (depuis Brillat-Savarin, le dijonnais a le palais fin !). Il est donc impossible ici de vous citer toutes les tables à visiter (les restaurants et bistrots de la famille Billoux, l'Hôtellerie du Chapeau rouge, ...). Voici donc un focus sur 2 adresses qui me tiennent particulièrement à coeur (et à ventre !).
La première : DZ'envies sur la place du marché. A la tête de ce resto/bistro, David Zuddas, chef de file historique de la nouvelle génération de cuisiniers (la fameuse Génération C). D'abord étoilé Michelin dans son Auberge de la Charme à Prenois (d'excellents souvenirs gastronomiques au passage !), il a rendu ses étoiles pour ouvrir ce petit bistrot, beaucoup plus abordable, où il s'attache à mettre en valeur les produits du terroir bourguignon mais dans des recettes toujours revisitées et avec un twist créatif qui fait toute la différence (avec notamment des influences nippones et maghrébines, qui doivent retourner le chanoine Kir dans sa tombe mais qui fonctionnent super bien). Si vous êtes un peu Téméraire (comme feu notre Duc Charles !), vous pouvez choisir le menu carte blanche. Sinon, la formule "I love Dijon" (rien que pour le nom moi je signe !), vous proposera pour 18 € (quand on voit ça depuis Paris on pleure !) un menu avec du jambon persillé, de la joue de boeuf ou une pannacotta au pain d'épices. On remarquera au passage le jeu de mots dans le nom du resto, car oui, au cas où vous ne l'auriez encore pas compris en lisant ce blog, le dijonnais est blagueur !
La seconde, le Restaurant Stéphane Derbord, est clairement une adresse gastronomique à réserver pour se faire plaisir. Mais là encore, on est fier d'être bourguignon et on le prouve ! Au menu ? Du terroir et de la modernité ! Vous pourrez ainsi y déguster, entre autres, un tartare de boeuf au charolais et sorbet moutarde, des queues de langoustines croustillantes au safran de Bourgogne, une déclinaison autour de l'agneau du Bourbonnais, ... Bon j'arrête là car je suis en train de saliver devant mon ordinateur.

Comme je vous l'expliquais au début, Dijon regorge d'une telle richesse gastronomique qu'il était impossible de citer toutes les bonnes adresses dans ce billet. D'autant plus que je n'ai pas du tout parlé de la partie oenologique ! 1000 excuses donc à tous ceux que je n'ai pas cités ...

DSCN0262Pour conclure, Dijon, c'est beau, Dijon c'est bon, Dijon c'est bien mais surtout, Dijon c'est chouette ! (mascotte de la ville ! :-))


20 juin 2012

C'est dans la boite !

La box est à la mode.

Rassurez-vous, pas besoin d'enfiler vos gants et votre casque (pour le bronzage c'est pas optimal !) mais plutôt d'attendre patiemment l'arrivée du facteur. En effet, les box (dont le succès fut inité par les smartbox) se multiplient et chacun y trouve désormais son plaisir. Après les beauty box qui cartonnent maintenant depuis quelques années, voici venu le temps des food-box en tout genre !

Le concept

Après vous être abonné pour un nombre de mois définis (le montant varie en fonction des box), vous recevez chaque mois dans votre boite aux lettres un joli carton livré, si tout se passe bien, en bon état par votre facteur. A l'intérieur ? Surprise ! En effet, le point commun de toutes ces box, c'est qu'on ne sait pas en amont ce que l'on va recevoir. Rassurez-vous, vous ne risquez pas de recevoir une clé à molette ou des partitions si vous êtes passionné de gastronomie ! En effet, vous vous abonnez à un principe de box (beauté, gastronomie, oenologie, ...). L'offre varie chaque mois mais reste toujours dans votre centre d'intérêt !

Le business model

Quel intérêt, mis à part le plaisir d'avoir une surprise, comme un cadeau qu'on se fait à soi-même ? C'est qu'en général la valeur marchande de votre box est supérieure à la valeur monétaire que vous l'avez payée. Pour faire simple (tout le monde ne passe pas son bac d'économie cette semaine !), vous en avez pour votre argent car votre colis vous coûte moins cher que si vous achetiez tous les produits pris isolément dans le commerce.
Pourquoi ? Tout simplement car ces box fonctionnent sur le principe de l'achat groupé (le même principe aussi que Groupon), c'est-à-dire que le prestataire négocie des tarifs avantageux car il prend de gros volumes. Autre possibilité, certaines marques contactent directement le prestataire et lui proposent des tarifs préférentiels car la clientèle particulière de ces box correspond à sa cible (là on n'est plus niveau bac d'éco mais directement licence de marketing !).

L'offre en présence

Dans le secteur de la gastronomie (qui est quand même le sujet de ce blog pour ceux qui n'auraient pas tout suivi !), le phénomène est plutôt récent (depuis mai) et on répertorie donc seulement trois offres à l'heure actuelle :
- la Gastronomiz'box à 17 € par mois (test ci après)
- la Papilles box à 20 € par mois (avec un positionnement un peu plus premium et gourmet que la première)
- la Vineabox pour 29.90 € par mois (comme son nom l'indique, on est ici sur de l'oenologie)

 

DSCN1640La Gastronomiz'box

Rendant à César ce qui lui appartient, Mlle Moutarde a testé pour vous la première de ces boites, la Gastronomiz Box.
Le thème de celle de Juin ? "Tutti frutti".
Et concrètement, y'a quoi dedans ? Une sélection alternant des produits (frais et secs), des ustensiles de cuisine et des fiches recettes proposées par un grand chef "parrain" de la box mensuelle.
Voici donc le détail du panier de victuailles :
- une compote Jardin d'Orante par Marc Veyrat
- un sirop à la fraise pour milkshake de Moulin de Valdone
- un coulis de myrtille bio de Saint Dalfour
- un assortiment de fruits secs Daco Bello
- des perles de saveurs au pamplemousse de Monin
- un évidoir Mastrad
- les fiches recettes du chef Akrame Benallal

So what ?

Bon honnêtement pour moi la box, c'est les Kinder surprise des adultes !
En effet, ce que j'ai préféré, c'est déballer ma surprise (même s'il n'y a pas de chocolat autour !). Après, concrètement, je ne me suis servi d'encore aucun des produits du colis de juin ...L'offre est plutôt de qualité mais la promesse d'une "sélection de produits originaux et gourmets" est à moitié vraie : je trouve les compotes depuis TRES longtemps dans mon Monoprix, de même que l'on trouve facilement l'ustensile Mastrad (pas hyper-novateur) ou l'assortiment de fruits secs. Rose, qui a testé la Papilles-Box, a eu l'air un peu plus intéressée.

Alors boîte de Pandore ou boite à bijoux ?

Honnêtement, l'abonnement à une boite peut constituer une bonne idée cadeau : cadeau que l'on se fait à soi (tous les mois on a le plaisir de la surprise) ou cadeau que l'on fait aux autres.
Après, il faut être rationnel : il est évident que pour 17 euros par mois vous ne pouvez pas non plus espérer avoir caviar et homard en quantité !
En fait, le concept étant encore relativement nouveau dans le domaine de la gastronomie, on peut s'attendre dans les mois à venir à une croissance et à une montée en gamme de l'offre.

Ce développement rapide en quelques mois montre en tout cas que certains ont flairé le bon filon et que le concept est loin d'être boiteux !

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10 juin 2012

Maki'l est bon !

A quelques journées du bac, voici un problème (et son corrigé !) pour tous les candidats option gourmandise.

Intitulé du sujet : Comment composer une assiette harmonieuse avec des aliments japonais et moyen-orientaux ?

Contexte : avec l'arrivée des journées ensoleillées et des températures estivales, vous souhaitez faire des recettes faciles à manger (dans le jardin par exemple), froides (sinon effet sauna garanti) et qui plaisent à tous (because grande réunion de famille) tout en étant très bonnes (c'est l'été, on fait ce qu'il nous plait). Problème : entre votre mère Christine, sacrée à l'unanimité impératrice du taboulé et votre petite nièce qui ne jure que par les sushis, vous ne savez pas trop comment faire un repas cohérent qui plaise à tous et ne vire pas en jus de boudin.

Enoncé du problème : composer une recette qui réconcilie les envies de chacun tout en respectant le contexte initial (donc une recette froide, facile à manger et bonne).

Solution possible : acheter les makis "comme un taboulé" créés par Jean-François Piège pour Sushi shop à base de concombre, tomate, oignon rouge, coriandre, menthe et citron vert.

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Oui, je sais, certains vont se dire que c'est une solution de facilité ... Mais une fois que vous les aurez goûtés, vous serez convaincus !

Ces makis, qui font partie de la collection que Jean-François Piège a développée pour l'année 2011/2012, m'intriguaient depuis longtemps. En effet, j'aime beaucoup le taboulé d'une part et les makis d'autre part mais je n'arrivais pas à me représenter dans mon répertoire gustatif comment les deux pouvaient se marier dans un ensemble harmonieux. Pour faire un parallèle, j'aime beaucoup les lasagnes, j'aime beaucoup la choucroute mais pas les deux en même temps !
Pour revenir à notre problème du jour (attention, le hors-sujet est sévèrement sanctionné !), je n'osais pas trop goûter ces makis "OVNI" car je ne voyais pas comment les saveurs typées du Japon et celles toutes aussi marquées du Maghreb pouvaient se réconcilier. D'un autre côté, si un chef tel que Piège le proposait c'est que cela ne devait fondamentalement pas être mauvais ... Vendredi je me suis donc lancée !

Et ? Et bien c'est surprenant mais extrêmement bon et harmonieux ! (avis partagé par mon commensal de déjeuner au palais incroyablement développé) Ce qui frappe, c'est l'incroyable impression de fraicheur qui se dégage de ses petites bouchées. Le goût de l'algue est peu présent et celui du taboulé parfaitement restitué. En les mangeant (sans sauce soja), reflèxe pavlovien gustatif oblige, on a presque l'impression de manger de la semoule et non des bouchées à base de riz. C'est vraiment très fort tant en termes de textures que de parfums. Le croquant du concombre et de l'oignon rouge contraste avec le moelleux du riz et la coriandre fait le trait d'union entre tradition nippone et cultures arabes. Seul petit bémol : le citron vert est trop peu présent pour apporter une dimension supplémentaire.

Appréciation : Félicitations du jury. Le défi est relevé haut-la-main. En une bouchée tout l'orient (proche et extrême) est réuni et ... toute la tablée aussi ! (n'oublions quand même pas le problème de départ !)

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19 mai 2012

Food Revolution - fou de révolution ?

14 juillet 1789, prise de la Bastille ; 19 mai 2012, prise de nos papilles ? (au passage, le 14 juillet, c'est la Saint Camille même si ce n'est jamais écrit dans le calendrier. N'oubliez donc pas ce jour-là de souhaiter leur fête à ces personnes très souvent charmantes, pétillantes et débordantes d'idées ! ;-))

Bon, revenons à nos moutons ! Aujourd'hui, Mesdames, Messieurs, est un jour révolutionnaire. Pas de panique, pas la peine de planquer tous vos bijoux ou de vous accrocher à vos meubles, la révolution du jour est une révolution gastronomique. En effet, Jamie Oliver a décidé de faire de la journée du 19 mai la journée mondiale de la Food Revolution.

Tout d'abord, pour ceux qui ne le connaitraient pas, qui est Jamie Oliver ?
Pour simplifier, on va dire que c'est un peu, en Angleterre, le précurseur de Cyril Lignac (même si ce dernier en a un peu marre d'être comparé à son homologue britannique !). Concrètement, c'est un des premiers à avoir adopté une attitude de chef-copain et à avoir sorti la cuisine des règles parfois pesantes de la gastronomie.
Son credo ? Aucun ingrédient n'est moins bon qu'un autre et on peut faire bon tout en restant simple (fini les recettes avec 10 heures de préparation et une liste d'ingrédients longue comme le bras !). Evidemment, cette approche a vite trouvé son public et comme, en plus, il est jeune et plutôt sympatique, le succès a vite été au rendez-vous !
Jamie Oliver a progressivement diversifié ses activités : livres, émissions télé, restaurants, produits dérivés, etc... et s'est surtout fixé comme priorité de mettre à profit sa notoriété pour lutter contre la malbouffe et surtout pour éduquer les plus petits à la cuisine.

YAMY FOOD REVOLUTIONEt concrètement, c'est quoi le Food Revolution Day ?
Comme vous l'avez compris, Jamie Oliver a décidé de se positionner comme le super-héros qui sauve la veuve et l'orphelin de la malbouffe. Après un livre en Angleterre sur le sujet et une émission télé aux Etats-Unis, il a donc décidé de passer la vitesse supérieure en déclarant le 19 mai journée de mobilisation mondiale contre la malbouffe avec un slogan explicite "Stand up for real food" ("Mobilisez-vous pour manger vrai").
Au menu ? Burger-frites-coca ? Non, je vous rassure ! :-) Au contraire, des manifestations dans plus de 45 pays de diverses natures (ateliers cuisine, visites de potager, ateliers avec des enfants, pique-niques géants, ...) pour réveiller les consciences, sensibiliser les gens et essayer de faire bouger les politiques. La liste de toutes les manifestations est disponible sur ce site mais pour vous donner quelques exemples vous pourrez, entre autres, à Paris faire un blind-test organoleptique ou participer à une "disco salade" (je vous assure que je n'ai pas inventé !) ou assister à un atelier de cuisine à Marseille, Lyon ou Lille.

Le Food Revolution Day, qu'en penser ?
Personnellement je pense que c'est plutôt une bonne initiative. Evidemment, j'entends déjà les mauvaises langues dire que ce n'est pas un Anglais qui va nous apprendre à cuisiner (en France peut-être que non mais aux USA ou en Inde pourquoi pas ?), que c'est uniquement pour son image ou que son dernier livre 30 minutes chrono propose des recettes encore plus caloriques qu'un fast-food ...
Alors certes, en France on n'a peut-être pas besoin de lui mais si on sort quelques secondes de notre ethnocentrisme habituel (attention, ça vole haut sur le blog pour un samedi ! :-)) on peut au moins lui reconnaitre le mérite d'initier un mouvement au niveau mondial et de mettre sa notoriété au profit d'une juste cause. Les effets ne seront sûrement pas immédiats mais "les petits ruisseaux font les grandes rivières" ...

Que ce Food Revolution Day soit couronné de succès ou non, il ne nous reste plus qu'à espérer que cette révolution de palais (au sens propre du terme !) ne détronera pas la France de son statut de "nation de la gastronomie" !

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01 avril 2012

GourmanDeal d'Avril !

Pas de blague ni d'article poissonesque aujourd'hui même si la tentation était grande ... (Rassurez-vous, vous aurez dès la semaine prochaine un article sur les poissons panés !)

Même si l'offre dont je vais vous parler aujourd'hui semble un peu trop belle pour être réelle, je vous mets tout de suite le lien vers le site web pour finir de convaincre les plus réticents de ma bonne foi.

Sujet du jour donc pour ce premier avril : GourmanDeal (pour les esprits un peu embrumés du dimanche matin, c'est la contraction de "gourmand" et "deal" -transaction en anglais). Il ne s'agit ni d'un nouvel ingrédient tendance ni de la dernière enseigne dont tout le monde parle mais plutôt d'une bonne adresse ... web !
Le principe ? Des offres promotionnelles de restaurants gastronomiques à Paris. Créé par de jeunes entrepreneurs sortis de l'incubateur ESSEC, GourmandDeal reprend le modèle économique du site leader Groupon (l'achat groupé pour bénéficier de tarifs à prix réduits) mais se spécialise sur le créneau de la gastronomie et des fines bouches.
Evidemment, GourmanDeal entend aussi se différencier du leader par son état d'esprit. La toute jeune entreprise met en effet en avant sa démarche réelle de collaboration et de partenariat aussi bien en amont avec les professionnels de la restauration qu'en aval avec les clients. Elle affiche donc des engagements prometteurs : des réductions raisonnables (qui satisfont les consommateurs sans pour autant "essorer" les professionnels), pas de commission exhorbitante sur chaque deal, des paiements aux restaurateurs dans les délais et une prestation de qualité pour les acheteurs (et pas une formule au rabais !).

Quitte à passer pour une rabat-joie, je préfère vous annoncer tout de suite que vous avez déjà raté (entre autres !) : un repas complet chez Mavromatis (apéritif et vin compris) pour 65€, un menu avec champagne au restaurant M64 de l'hôtel Intercontinental pour 65€ ou un menu complet à l'Entrée des Artistes pour 29€ !

Même si j'entends certains mauvais esprits déplorer cette tendance à la négociation permanente et à la recherche continue du rabais, je pense pour ma part que ce genre d'initiative est une excellente nouvelle pour la "démocratisation" de la gastronomie au plus grand nombre.
En effet, à l'heure où les instances gouvernementales et les experts scientifiques promeuvent l'importance du "bien manger" et de l'éveil au goût dans les programmes de santé politique, ce nouveau mode d'achat groupé en ligne permet de démystifier la gastronomie et de l'ouvrir à un public plus jeune (qui trouve souvent cela trop cher) ou moins favorisé (souvent "intimidé").

DSCN0250Bien entendu, le site est ouvert à tous et vous pouvez vous aussi en profiter si l'envie vous en dit ! Le deal du jour est d'ailleurs tout à fait exceptionnel : un week-end gastronomique et oenologique le long de la route des vins de Bourgogne pour découvrir toute la richesse de cette magnifique région avec, à la clé, une participation à une tradition typiquement bourguignonne : les vendanges d'avril !

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27 mars 2012

Moteur, silence, ça cuisine !

A moins d'être arrivé seulement depuis deux jours en France (Hello and welcome to France !), vous avez du remarquer que la cuisine est de plus en plus présente dans notre société : journaux, livres, émissions télé et radio, boutiques spécialisées, ateliers de cuisine, jeux de société (Trivial Poursuit spécial gastronomie par exemple), internet, téléphone et sans doute encore ailleurs très prochainement.

Au mois de mars, la cuisine a surtout effectué son grand retour ... au cinéma ! En effet, deux films mitonnés aux petits oignons sont sortis à une semaine d'intervalle ce mois-ci : Comme un chef d'une part, Entre les Bras d'autre part. Chercher à les confronter serait aussi peu pertinent que de comparer homard et Dame blanche (j'adore les deux mais à des moments et des humeurs différentes, l'un n'em-pêche Melba comme dirait l'As des As !). Voici donc, plus qu'une critique, des orientations pour choisir le bon film au bon moment !

comme-un-chefComme un chef : pour ceux qui veulent sourire ou initier tout en douceur quelqu'un à l'univers de la gastronomie
Honnêtement, c'est un film "gentil" et grand public mais qui ne casse pas non plus trois pattes à un canard (ça tombe bien, il n'a pas été tourné à la Tour d'Argent ! ;-)). Quelques scènes sont drôles, d'autres carrément caricaturales mais on doit au moins souligner que les acteurs ont vraiment travaillé leur rôle et ont adopté des gestes de grands cuisiniers même pour certains petits détails (par exemple, la manière de tenir la cuillère pour goûter une sauce). Est-ce réaliste ? Non ! Mais certaines problématiques inhérentes au métier sont soulevées : la pression (économique) liée aux étoiles, les horaires très durs qui obligent bien souvent à mettre sa vie de famille entre parenthèses, les sirènes des modes et tendances qui peuvent venir brouiller un style plus personnel, ... En conclusion, un film à popcorn du samedi soir !

Entre-les-bras-afficheEntre les Bras : pour les fins gourmets qui s'intéressent à la gastronomie ou ... à la psychologie
Ce documentaire est construit comme un plat de haute-volée autour d'un savant équilibre entre plusieurs éléments : transmission et création, inquiétude et fierté, père et fils, nature et culture (du goût), passion et initiation, réussite familiale et destin personnel. Il faut saluer l'excellent montage, sans aucune voix-off, qui réussit par le choix des plans et des coupes, à suggérer toute la palette des émotions ressenties (la dernière image en est la meilleure illustration !). Seul petit bémol, la musique, un petit peu trop mélodramatique, et qui ne sert donc pas vraiment le propos ... En sortant, on n'a qu'une envie, se souvenir de ses propres gourmandises d'enfance et parler à ses parents !

 

Ces deux films, toujours à l'affiche, peuvent être rejoints, dans votre DVD-thèque gourmande, par deux autres films indispensables

ratatouille,0Ratatouille : pour regarder en famille (et faire aimer la ratatouille aux enfants ?)
On ne présente plus l'histoire de Rémi et de son rat ... Mais sachez que ce film n'est pas seulement un gentil film d'animation pour enfants et qu'il peut même toucher les adultes !

 

 

 

 

festin babetteLe festin de Babette : pour comprendre que la cuisine est avant tout un acte d'amour et de générosité
Ce chef d'oeuvre danois réalisé en 1987 est à voir absolument ! Je vous rassure tout de suite, il ne s'agit absolument pas d'un obscur film d'auteur sans sous-titre où on lutte pour garder les paupières ouvertes mais d'un film superbe, émouvant et gourmand.

 

 

 

Enfin, si vous avez de la place, voici quelques autres films gourmands qui m'ont marqué : Julie & Julia, El Bulli : cooking in progress, Cuisine et dépendances, Charlie et la chocolaterie,  Le Chocolat, ...

Tous ces films vous donneront l'occasion de se faire une toile avec les étoiles !

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16 février 2012

Gastronomik en argentique

Le jeudi, c’est pas ravioli mais idée de sortie !

En effet, comme tout être humain normalement constitué (enfin j’espère !) n’a pas qu’un ventre mais est aussi doté d'un cerveau, il faut aussi nourrir son intellect !

Voici donc une idée d’expo qui mérite le détour ! La photographe Daniela Jérémijévic présente une série de clichés inspirée des contes et légendes et joliment intitulée « Gastronomik ». Chaque photo donne ainsi lieu à l’évocation d’un conte différent transposé dans un univers gourmand, très proche du péché de gourmandise !

Je ne vais pas disserter des heures sur son style photographique, le mieux, pour vous donner envie d’y aller et de vous montrer quelques clichés ...

ALICE-GastronomiK-CopyrightDanielaJeremijevic     photo jeremijevic

La bonne nouvelle c’est que cette exposition a lieu jusqu’au 10 mars à La Coupole, un restaurant emblématique de Montparnasse avec son décor Art Déco. Vous pourrez donc aisément faire d’une pierre deux coups et restaurer vos papilles après avoir régalé vos pupilles !

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24 janvier 2012

Après la cité de l'espace, voici la cité de la gastronomie !

Depuis l'inscription l'année dernière de la gastronomie française au patrimoine immatériel de l'UNESCO, le projet de création d'une "cité de la gastronomie" était sur toutes les bouches et dans tous les bruits (de casserole !) du milieu. L'hôtel de la Marine, place de la Concorde, avait même pendant un temps était un candidat très sérieux pour accueillir le projet.

cité gastronomieMais finalement, c'est à Rungis que les études sont lancées pour la construction de cette cité de la gastronomie. Alors certes, on peut reprocher à l'implantation d'être moins prestigieuse et moins centrale que la place de la Concorde ... Mais n'est-ce pas plus logique au fond de rapprocher ce lieu qui célébrera la gastronomie française de son plus gros marché alimentaire ? Une sorte de retour aux sources en somme !

Visiblement, tout le monde s'est désormais accordé sur le lieu d'implantation. Cependant, comme dans une huitre, ce n'est pas tant la coquille que la perle qui se trouve à l'intérieur qui compte ... Alors, que nous promet-on pour cette future cité ?

Rappelons-le, l'objectif premier est de célébrer la gastronomie et les arts culinaires à la française sous toutes leurs formes et de faire un centre qui devienne un pôle touristique au rayonnement international. Les idées sont donc nombreuses et variées : des expositions, un musée de la gastronomie, un centre de création, un centre de formation, une bibliothèque-médiathèque dédiée au goût, des restaurants et des espaces de dégustation (heureusement !), ...

Avouons-le, le programme est plus qu'alléchant ! Cependant, même si tous les ingrédients pris isolément semblent excellents, il faudra, comme dans chaque recette, veiller à bien lier les différents composants pour en faire un plat cohérent et harmonieux, bref un plat qui nous régale.
Et surtout, plus que tout, il faudra veiller à ce que cette cité de la gastronomie ne se transforme pas en monument à la gloire d'une grandeur passée mais continue bien, au contraire, à favoriser le dynamisme et la création de la scène culinaire française actuelle et future (en d'autres termes, on n'a pas intérêt à s'endormir sur nos lauriers - même si celui-ci parfume divinement les plats !).

Le résultat des études et les avancées plus concrètes sur ce projet seront rendues publiques dans les mois à venir et je ne manquerai pas de vous compter par le menu les décisions prises.

En tout cas, voilà bien une "architecture des goûts" (chère à Hermé) au sens propre du terme !

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31 octobre 2011

Que sera la gastronomie de demain ?

Pas question de l'omniprésent Halloween aujourd'hui sur Moutarde et Macaron mais du 11 septembre 2011. Que s'est-il donc passé le 11 septembre dernier ? Immédiatement, beaucoup d'entre vous citeront la commémoration des attentats de 2001.

reliuresPourtant, le 11 septembre 2011 est aussi une date historique en elle-même pour les amateurs de gastronomie. Pourquoi ? Pour la déclaration de Lima (on ne triche pas, pas de petite recherche Google rapide!)

Reprenons dans l'ordre… 

1)      Lima

Vous ne vous trompez pas, on parle bien de la capitale péruvienne (c'est vrai que ce n'est pas forcément le nom auquel on pense spontanément quand on parle de cuisine!). En effet, durant quelques jours, l'équivalent du G9 de la cuisine s'est tenu là-bas. Au casting, 9 grands chefs de la gastronomie internationale (Ferran Adria, René Radzepi, Gaston Acurio, Massimo Bottura,…et un seul Français : Michel Bras).

L'objectif de cette rencontre au sommet ? Définir ensemble les grandes lignes directrices de la gastronomie de demain.

2)      La déclaration (en version complète en anglais ici  : http://lima2011.bculinary.com/photos/open_letter_to_the_chefs_of_tomorrow.pdf)

Le résultat de cette tempête de cerveaux : une lettre ouverte aux jeunes chefs de demain. En effet pour ces toqués de tous pays, la cuisine a un rôle à jouer dans le monde dans lequel elle s'inscrit. Cette lettre aux jeunes pousses de demain est donc structurée autour de 4 axes :

La nature : la cuisine doit être utilisée non  seulement pour protéger un héritage et des espèces en voie d'extinction mais aussi pour valoriser de nouvelles espèces ou variétés. De plus, la cuisine de demain doit s'inscrire dans une démarche de développement durable, condition nécessaire à la création de "saveurs authentiques".
La société : chaque chef se doit de valoriser la culture culinaire qui lui est propre et de contribuer à son rayonnement et à sa sauvegarde. De même, il a un rôle à jouer dans l'économie locale de sa région en collaborant avec les producteurs locaux.
La connaissance : le but premier de la cuisine du futur est bien entendu toujours d'apporter du bonheur, soit par elle-même, soit en collaborant avec des experts du monde de la santé et de l'éducation. Ils participeront à l'apprentissage de bonnes habitudes culinaires et aideront les gens à faire les bons choix dans les produits qu'ils mangent. D'autre part, les cuisiniers de demain devront aussi, comme c'est déjà le cas à l'heure actuelle, créer de nouveaux savoirs (en créant de nouvelles recettes ou en se lançant dans des sujets de recherche plus poussés) et les partager.
Les valeurs : enfin, les chefs de demain devront partager certaines valeurs structurantes pour le métier : l'authenticité, l'humilité et surtout, la passion de la cuisine (nous voilà rassurés, la cuisine reste quand même avant tout une histoire de cœur et non quelque chose de scolaire !) 

3)      Qu'en retenir ? Qu'en penser ?

Outre le fait que ce type de déclaration commune soit suffisamment rare pour être souligné, 3 points me paraissent particulièrement intéressants.

Tout d'abord, l'affirmation de la "connexion" de la cuisine à son environnement. En effet, le chef n'agit pas seul mais fait partie d'un maillage étroit avec en amont le producteur (on observe là-encore la valorisation du terroir et du local) et en aval le consommateur (qu'il doit aider à mieux manger).

Ensuite, ce manifeste a quand même le mérite de rappeler le but premier de la gastronomie: apporter du bonheur et des émotions à ceux qui la mangent. Loin des dérives que l'on a pu parfois observer ici ou là, il rappelle que la cuisine est un acte de générosité où la notion de plaisir (pour le convive comme pour le chef) est centrale.

Enfin, je trouve particulièrement innovant de souligner le rôle du chef dans les politiques publiques en matière d'alimentation. Je suis en effet convaincue que l'éducation au goût et au bien-manger doit se faire dès le plus jeune âge. Malheureusement à l'heure actuelle, ceci n'est vrai que dans une frange aisée de la population. J'espère donc que la dichotomie que l'on peut parfois percevoir entre politique de santé publique (PNNS, …) et discours "santé" ambiant d'une part, et gastronomie d'autre part, s'atténuera pour laisser place à une alimentation gourmande et équilibrée accessible au plus grand nombre.

Sur ce, bon appétit et rendez-vous avant 10 ans !

Source de l'image : Reliure gourmande d’Armand Danze, détail. Arts et métiers du livre, 2009

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25 octobre 2011

Mlle Moutarde en reportage au Plaza Athénée

A la mi-octobre, le Plaza Athénée a organisé ses « Journées du patrimoine vivant » ayant pour but de valoriser le savoir-faire de son personnel dans tous les domaines (conciergerie, cuisine, mixologie, arts de la table, …).

Vous regrettez de ne pas y avoir pu y assister ? Mlle Moutarde y est allée pour vous ! Voici donc les points à retenir :

Le concept

Très intéressant car il permet de valoriser des métiers trop souvent inconnus (ex : le « Fruitier » chargé de réaliser les corbeilles de fruits de bienvenue dans les chambres) et de donner la parole à de véritables artistes passionnés par ce qu’ils font. Dix métiers étaient ainsi représentés : la pâtisserie, la haute cuisine et le cuisine de brasserie bien sûr, mais aussi la sommellerie, la mixologie (les cocktails) et la conciergerie et enfin des métiers moins connus : le stewarding, l’art de la salle, l’art floral ou le vernissage au tampon (pour les meubles vernis, pas pour les plats ! ;-)).

Les grandes tendances

La première tendance, déjà sous-jacente depuis quelques années, explose véritablement : le retour à la simplicité du produit (aussi présente dans l’industrie agro-alimentaire, je vous montrerai ça bientôt !). Ainsi, le luxe tient désormais non plus dans l’accumulation et l’abondance mais dans la mise en valeur d’un produit « simplement exceptionnel ». Comment ? Vous voulez des preuves ? Eh bien, voici la preuve en image !

DSCN0385Les somptueuses corbeilles en argent garnies de fruits exotiques ont laissé la place à de petites cagettes (mignonnes les cagettes, je vous rassure !), qui ne mettent en valeur qu’un seul produit de saison. En discutant avecle fruitier, il m’a vraiment expliqué que c’était une nouvelle démarche volontaire de sa part : proposer un fruit de saison (et donc sensibiliser les clients à la saisonnalité) mais d’une qualité visuelle et organoleptique quasi parfaite.

 

 

De même, en cuisine (gastronomique ou brasserie), l’accent est mis sur la valorisation des produits de saison fournis par des petits producteurs locaux. Le Plaza a construit un large réseau de pêcheurs, maraichers, … qui lui permet d’éviter autant que possible Rungis et de valoriser ainsi sur sa carte l’origine de ses produits. DSCN0388

La seconde tendance est déjà une tendance très installée mais qui gagne maintenant la gastronomie : la bistronomie. C’est d’autant plus paradoxal que la bistronomie est née au départ en réaction à la gastronomie (les chefs refusaient la course aux étoiles pour réinventer des plats de bistrot). Comme très souvent, ce qui était d’abord un mouvement de contestation a fini par être « absorbé » par ce qu’il refusait. Cette arrivée de la bistoronomie au Plaza se manifeste essentiellement dans les Arts de la table comme vous pouvez le voir sur la photo : des Amuse-bouche présentés dans un papier de boucherie ou une poêle  centrale dans laquelle tous les convives poichent de manière informelle et conviviale.

 

Le bonus

Eh oui, comme je me doute que vous êtes des gourmands-gourmets, voici en avant première la bûche réalisée par Christophe Michalak pour les fêtes de fin d’année ! Une bûche en hommage à la bibliothèque du bar avec, sur un fond de biscuit amande, des accords de mandarine et de chocolat. DSCN0387

Il va falloir patienter encore un peu … :-)

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