12 août 2016

Goûts d'été

12 août. Apéro, dodo, pokemon go : la vie est dure.

Néanmoins, un danger vous guette : la lecture des magazines féminins, qui risque de vous faire virer bipolaire si vous étiez auparavant sain d’esprit et carrément schyzo si vous étiez déjà un peu versatile avant.

En effet, en 45 minutes et quelques 120 pages, vous passerez de « 5 exercices pour avoir un corps de rêve » à « Nos meilleurs pestos pour vos apéros de l’été », de « Arrêtez de vouloir être une mère parfaite » à « La nouvelle méthode pour apprendre la philosophie hégélienne dès 7 ans » ou de « Protégez votre peau des méfaits du soleil » à « Mini-short et épaules nues : la silhouette de l’été ».

Bref, pour vous permettre de vous reposer les neurones et profiter pleinement de l’été, voici une petite miscellanée de mets savourés ces derniers mois et qui méritaient de figurer ici. Du bon, du bon, du bon et sans aucune contradiction.

1.       L’éclair au sésame noir de la boulangerie Utopie (Paris – et je pourrais aussi vous recommander leur cinnamon roll ou leur roll au sésame noir)

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2.       La glace à la madeleine de La pause givrée (Lille – et je ne vous parle pas de la glace thé au jasmin ou du sorbet poire/caramel)

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3.       Une tranche de pastèque bien fraîche (partout en France - à condition d’avoir un frigo et de l’électricité)

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4.       Le muesli de chez Season (Paris – un must en la matière)

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5.       L’aubergine miso et noisette du Umami matcha café (Paris – vraiment umami et yummy)

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6.       La salade César de De Ysbreeker (Amsterdam – ok c’est loin mais vraiment une des toutes meilleures que j’ai mangées)   

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7.       Des grappes de groseille du jardin (non je ne vous donnerai pas l’adresse ! – parce que gorgées de soleil et cueillies avec amour par Lady Baba)

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8.       Une flammekueche (partout en France avec la diaspora alsacienne – parce que inimitable et réconfortante)

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9.       Du Délice de Pommard (en Bourgogne mais dénichable chez tous les bons fromagers – lacté du fromage frais et léger titillement des papilles dû au son de moutarde, rien que le nom fait rêver)

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10.   De la stracciatella et une pizza chez Obermamma (Paris – parce que voilà)

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Le mot de la faim

Pour être au top de la tendance cet été, ce n’est plus un spritz qu’il vous faut siroter mais du kir, comme l’explique le Elle.

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Dijon, what else ?


01 août 2014

Sésame ouvre-toi !

A l'heure des vacances, au moment des lectures de haut vol dans un transat ou dans un hamac, je propose d'ouvrir l'espace santé/beauté de ce blog !

Et je commence avec une de mes monomanies culinaires du moment (au même titre que la pastèque, les pizzas slurpissimes de Pizza dei Cioppi, le chou-fleur rôti au four ou le homard - ah ça non en fait c'est tout le temps !) : le sésame noir.
Trop souvent relégué au rôle d'acteur d'arrière-plan sur les california, il est pourtant très bon pour la santé (c'est pas moi qui le dit, c'est écrit ici !) mais on ne sait pas trop comment l'utiliser.

Je vous conseille donc de vous faire un masque visage avec de la pâte de sésame noir et de laisser agir 12 heures au moins, certes vous aurez l'air d'une mouette mazoutée mais il faut souffrir pour être beau/belle. Pas convaincu par mes conseils beauté ? Vous avez bien raison, mieux vaut suivre mes conseils gourmets !

Ainsi, pour que vous ne soyez pas complètement désorientés, voici les 4 points cardinaux du sésame, plus Ali Bab qu'Ali Baba, de différents moyens de consommation possible.

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Au nord : la version glacée

Ce n'est un secret pour personne, j'adore la glace. Alors la glace au sésame noir, c'est un peu le double effet kiss cool dans tous les sens du terme (note pour ceux qui auraient fait guatemaltais 1ère langue et népalais 2nde langue, "cool" en anglais veut dire "frais" !).
Ne vous fiez pas à sa couleur grisatre, certes un peu déroutante (c'est pour décourager les non-initiés!) car c'est aussi délicieux qu'une glace à la noisette (i.e. frais, boisé, rond, intense) ... mais au sésame !
La meilleure des meilleures ? Celle dégustée à Florence. Si ça fait un peu loin pour vous, vous pouvez aussi :
- Aller en manger une à la Mère de famille ou en dessert chez Shabu Sha, tapez 1
- La faire vous-même grâce à cette recette, tapez 2

bubble tea

A l'est : la version bullée

Pour être à la pointe de la hype catégorie liquide en ce moment, vous avez le choix entre les green juice (venus des USA) ou les Bubble Tea (venus de Taiwan). Vous vous doutez bien qu'avec mon sens exceptionnel de l'orientation, c'est des seconds dont je vais vous parler.
Bubble Tea kesako ? Littéralement "thé aux perles" (zenzoo en taiwanais dans le texte), c'est une boisson à base de thé et de perles de tapioca que l'on boit avec une grosse paille pour pouvoir tout aspirer en même temps. Thé noir, vert ou aromatisé, avec ou sans lait, chaud ou froid, avec des perles natures ou parfumées, les combinaisons sont multiples.
Très réticente au début (j'avais peur de m'étouffer en aspirant les billes et de mourir dans d'atroces souffrances), j'ai quand même testé pour vous le bubble tea chaud au lait et au sésame noir. Verdict ? C'est un dessert à part entière : les billes de tapioca apportent de la mâche et la rondeur du sésame mélangée au sucré du lait donne presque l'impression de manger un gâteau. Donc c'est bon mais ça cale !
Tendance oblige, plusieurs boutiques de bubble tea fleurissent en France. A Paris, je vous recommande Zenzoo qui sont un peu les fondateurs du mouvement.

tomates retaillées

Au sud : la version roulée

Qui dit Sud dit apéro et qui dit apéro dit petits trucs à grignoter (oui, je le reconnais, c'est un peu capilotracté).
Bref, plus qu'une recette, voici un tour de main inspiré, si mes souvenirs sont bons, du fromager de ma tante à Fontaineblau.
Le principe ? Vous détendez du fromage de chèvre frais pour qu'il soit souple et vous l'assaisonnez un peu (sel, poivre, tarama - rayez la mention inutile). Vous roulez ensuite de petites tomates cerises non pas sous les aisselles mais dans le fromage de chèvre de manière à les recouvrir complètement puis dans du sésame noir. Vous gardez au frais ensuite et vous coupez chaque tomate en 2 au moment de servir.
Non seulement c'est bon mais en plus c'est hyper beau. On dirait presque une pierre précieuse (oui je sais j'ai toujours le sens de la mesure !).

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A l'ouest : la version lactée

Parce qu'il faut bien se rendre à l'évidence qu'on ne mange pas de la glace ou qu'on ne fait pas des apéros tous les jours, la version une cuillère de pâte de sésame noir mélangée à du fromage blanc ou des petits suisses marche très bien aussi au quotidien. Vous touillez un peu l'ensemble (3 fois dans le sens des aiguilles d'une montre et 1 fois en sens inverse, on ne rigole pas !) et vous obtenez un sublime marbré blanc et noir à rendre Carrare jaloux. (Note à tous ceux que ça intéresse : ce qui est bon c'est de ne pas trop mélanger pour que les goûts se mélangent en bouche et non dans le récipient).

Enfin, pour passer au niveau 2 de l'intiation sésame, voici 4 suggestions de délices sésamés créés par de grands pâtissiers:

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- l'éclair au sésame noir de Sadaharu Aoki (dont je vous parlais ici)
- la meringue neige de Philippe Conticini au sésame noir et au praliné (malheureusement plus vendue actuellement mais dont vous pouvez trouver la recette dans le livre de la Pâtisserie des Rêves)
- le cupcake sésame noir et caramel de François Perret au Shangri La (pas pu goûter mais ça devait être sacrément bon)
- le macaron sésame noir toraya (qui, oui, à une coque blanche mais je vous garantis que la garniture est bien avec du sésame noir!)

De quoi être complètement déboussolé !

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01 juillet 2014

A vanille et framboise

J'arrête tout de suite les esprits les plus médisants : non je ne suis pas inculte, oui je sais que le titre de la chanson de Boby Lapointe est "Avanie et framboise". Mais voyez-vous, j'ai mangé beaucoup plus de glaces à la vanille ou à la framboise que de glaces à l'avanie !

Bref, ce préambule pour vous expliquer qu'en ce début d'été, je vais vous parler d'un incontournable des journées ensoleillées en total cohérence avec le titre ci-dessus: la glace à la vanille.

Rassurez-vous, je ne vais pas fatiguer vos cerveaux déjà complètement ramollis par la chaleur en vous faisant un billet exhaustif sur les glaces à la vanille du marché (nous y serions sinon encore en septembre et je pense que ni vous ni moi ne voulons passer notre été devant un écran !).
Voici donc une présentation complètement subjective de quelques nouveautés, vous verrez il y en a pour toutes les gousses et les couleurs ! (jeu de mots de l'As des As qui tient à sa propriété intellectuelle ...)

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Vanille ... pour les papilles : Vanille noire

Cette adresse de Marseille est une véritable pépite (ou plutôt gousse) pour les amateurs de glace.
Fabriqués de manière complètement artisanale et avec la juste dose de sucre (ni trop ni trop peu), tous les parfums méritent d'être goûtés. A deux (avec Mme Audrey, la mère spirituelle de ce blog !), nous avons pu tester : sorbet abricot, sorbet cassis, glace yaourt, glace vanille, glace fraise et glace amandes (oui, nous étions en petite forme ;-)).
Mention toute particulière pour la glace à l'amande, dont le goût subtil évolue tout au long de la dégustation, et le sorbet abricot qui restitue de manière absolument parfaite la texture de la chair, son parfum et sa pointe d'acidulé.
Et vanille noire pourquoi ? Car il s'agit, en termes de classification de vanille, de la plus qualitative : très humide et grasse, son parfum est exceptionnel (manque de chance, le jour où on y est allé, il n'y en avait plus !).

magnum dolce gabbana

Vanille ... pour les brindilles : Pistachio white

Deux paradoxes dans un même produit : une glace à la vanille nommée "pistachio" et une collaboration entre les couturiers italiens Dolce&Gabbana et une marque de glace ... américaine (sacrilegio !).
Pour les 25 ans de la marque Magnum, le duo de la mode a en effet créé une glace en édition limitée qui réjouira les foodistas : une glace à la vanille avec inclusion de pépites de chocolat et morceaux de pistache, recouverte de la coque caractéristique des Magnum ici en version chocolat blanc.
Disponible a priori dès le début du mois, cette glace est aussi paradoxale dans ses effets : s'en offrir une permet certes de s'acheter un produit Dolce et Gabbana sans avoir à s'amputer d'un bras ; s'en offrir plusieurs réduit cependant la capacité à rentrer dans leur robe ! (et un bras en moins n'y fera rien ...)

carte d'or dame blancheVanille ... pour Camille : Carte d'Or "façon glacier" saveur Dame Blanche

La dame blanche étant un de mes desserts préférés, il était strictement normal que cette glace me revienne.
Je vous rassure néanmoins:
1. Toutes les autres glaces précédemment citées sont AUSSI pour moi (oui, j'étais déjà très partageuse dans la cour de récréation ;-))
2. Cette glace vanille pourrait aussi être pour les familles étant donné que c'est la plus facilement trouvable dans les supermarchés.

En effet, pour cet été, Carte d'Or, l'un des leaders de la glace en GMS, lance une gamme "Façon Glacier" (ah bon, parce que leurs autres glaces avant c'était "Façon boucher-charcutier" ?).
Le propos ? Plutôt des recettes façon coupe de glace que glacier (si le marketing de Carte d'Or me lit ...) mêlant à la glace traditionnelle des inclusions et des sauces. Six parfums en tout sont proposés dont un "Saveur Dame Blanche" (mon préféré ! comme diraient les apéricubes) avec une glace à la vanille enrichie d'une sauce au cacao (et non au chocolat) et d'éclats de noisette et de chocolat.
Ne nous voilons pas la face, il ne s'agit bien évidemment pas d'une dame blanche d'anthologie mais cela peut toujours sauver en cas de fringale glacée quand tout est fermé.

Enfin, pour les esprits les plus chagrins qui même durant les fortes chaleurs ne fondent pas pour la glace, voici, pour vous éviter de faire une tronche de cake tout l'été, une recette toute récente mais qui ne va pas manquer c'est sûr de faire le tour de la blogosphère : le cake à la glace !
Déjà vu ici ou , sa simplicité va vite en faire un incontournable de vos vacances quand les ustensiles des locations ou la motivation viennent à manquer : de la glace + de la farine + un peu de levure + 30 minutes de cuisson et c'est tout bon ! (ça marche aussi avec la lettre du dessous...)

Bon maintenant que vous avez toutes les glaces en main mes petits loulous, je vous laisse, je vais profiter de l'été pour goussiper un peu ! ;-)

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05 janvier 2014

Mes (vraiment) bonnes résolutions

Comme au début de chaque année, il est de bon ton de prendre des résolutions, j'ai envie, pour ouvrir 2014, de prendre moi aussi de bonnes résolutions. Sauf qu'il faut être honnête, je ne les tiens en général JAMAIS plus de 15 jours ... (vous imaginez sinon combien je serais parfaite si depuis 27 ans je m'améliorais chaque année un peu plus ? ;-))

Alors ok pour prendre de bonnes résolutions mais cette fois-ci de vraiment bonnes, savoureuses et délicieuses résolutions, bref, de celles que je n'aurai pas (trop) de mal à suivre ;-)

1. Ne plus dire "pâté croûte" mais bien "pâté EN croûte" (c'est les années "gones" qui ont laissé des traces...)
2. Aller tester la pâtisserie de Jean-François Piège (oui - shame on me, je n'ai pas encore eu le temps d'y aller. Mais aussi incroyable que cela puisse paraître ça m'arrive de travailler de temps en temps !)
3. Arrêter de prendre un air dégoûté quand l'As des As mange ses knackis froides en parlant de "gourmandise" (dire qu'on a le même patrimoine génétique...)
4. Ne plus prendre systématiquement le même plat que j'aime et que j'adore quand je vais plusieurs fois dans un même restaurant mais tester aussi les autres plats (faire ressortir mon côté aventurière quoi !)
5. Laisser une chance aux autres de manger du Ritter Sport Alpenmilch et ne pas faire une OPA systématique sur toutes les tablettes (si j'étais honnête, je devrais prendre la même résolution avec les escargots Lanvin ... mais faut pas pousser non plus !)
6. Manger un peu plus de viande rouge (oui, je sais, ce n'est pas vraiment le discours mainstream mais croyez-moi, au regard de mon volume de consommation annuelle, je peux LARGEMENT doubler !)
7. Laisser une chance de survie aux homards au lieu d'avoir systématiquement les papilles en furie à la vue de mes petits amis (vu la couleur de la carapace, ça compte comme une viande rouge ?)
8. Réfléchir à deux fois avant de manger une grosse glace dehors en plein hiver alors que je suis déjà enrhumée simplement parce que "c'est trop bon" (et le Toplexil et l'Advil après, c'est trop bon aussi ?!)
9. Être un peu moins maniaque des miettes (non, ne nous voilons pas la face, ça ce n'est vraiment pas possible)
10. Continuer à croquer la vie ! :-)

Et vous mes petits loulous, que vous souhaitez en ce début d'année ?
Une bonne louche d'optimisme, quelques cuillères de rire et de bonne humeur, un zeste d'audace, une pincée de réussite et, à plus court terme et plus concrètement, ... la fève dans la galette !

Petit bonus pour bien commencer l'année (décidément, ma générosité me perdra !), 10 photos correspondant à 10 souvenirs gourmands de 2013 et dont je ne vous ai pas forcément parlé sur ce blog avec, de gauche à droite et de haut en bas :
1. Une excellente Gelateria (découverte grâce à Edda) avec notamment une glace ricotta et zestes d'agrume absolument extraordinaire d'équilibre (à en manger des hectolitres !)
2. Un gaspacho chez Thoumieux couronné d'une quenelle de glace à la moutarde
3. Un jambon persillé home made (avec ce qu'il faut de chablis, de persil et d'ail parce qu'on est bourguignon ou on ne l'est pas !)
4. Un agréable déjeuner au Jardin de Plumes d'Eric Guérin à Giverny avec ce bel oignon comme un clin d'oeil aux fleurs des jardins de Claude Monnet
5. Une glace au thé matcha chez Toraya qui n'a rien à voir avec tous les trucs colorés vaguement en vert et qu'on appelle "matcha"
6. La traditionnelle marinade des fruits secs du Berawecka qui marque le coup d'envoi des préparations des festivités de fin d'année
7. Une omelette norvégienne pour 5-6 convives mangée à 3 parce que "faut finir, on ne peut pas la garder jusqu'à demain !"
8. Un homard qui ne doit pas vraiment se rendre compte du piège dans lequel il est tombé ...
9. De la vraie eau de coco, pour un apéro d'été dans le jardin (Vavaï peut aller se brosse !)
10. Une profiterole chez Roellinger avec une glace vanille absolument hallucinante. Du lait cru, un mélange de vanilles dont Roellinger a le secret : la meilleure glace vanille jamais mangée à ce jour !! (et pourtant, j'en ai goûté des glaces !)

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16 février 2013

C'est vacherin bien !

Pardonnez ce jeu de mots terrible dès le titre (d'habitude j'attends quand même une ou deux lignes pour vous endormir !) mais le manque de soleil et de vacances commence à se faire sentir ...
L'avantage au moins, c'est que, pour une fois, le titre, loin d'être obscur, vous renseigne assez clairement sur l'objet de ce billet : le vacherin.

Vacherin, le dessert qui revient de loin

Je vous l'avais annoncé ici (quel teasing !) le vacherin est une des tendances sucrées de cette saison. En effet, de même qu'on redécouvre avec joie les vêtements vintage de nos grands-mères (ou de nos mères, tout dépend la tranche d'âge dans laquelle on se place ! ;-)), la lame de fond alimentaire actuelle consiste à ressortir du fin fond des livres de cuisine des recettes tombées dans l'oubli. Après le grand come-back des Paris-Brest ou autres babas, c'est donc au tour du vacherin de pointer le bout de son nez... glacé !
Et le moins que l'on puisse dire c'est que le vacherin, sous ses airs un peu costauds, a plus d'un tour dans son sac (ou plutôt sous sa meringue !) pour nous faire fondre :
1) Cette sainte trinité glacée (meringue + glace + crème) est plutôt simple à réaliser (encore plus si on prend quelques raccourcis !) et fait son petit effet sur la table
2) A la fin d'un repas à services multiples, sa fraîcheur et sa relative "légèreté" (en bouche, pas forcément d'un point de vue nutritionnel !) permettent de clotûrer le repas sur une note sucrée plus nuage que menhir
3) Son côté "mécano" laisse libre court à toutes les fantaisies : variations de goût, de présentation, de couleur, tout est open ! :-)

Vacherin, le nouveau régal des becs fins

restaurant_kei_vacherin_aux_agrumesSi Kei propose depuis bien longtemps des variations de vacherin tellement élégantes et raffinées qu'elles relégueraient au rang de gros boudins toutes les mannequins du défilé Chanel, peu de restaurants proposaient juqu'alors ce dessert à leur carte, sans doute à cause de son image un peu empesée. Seulement voilà, Michalak (Christophe - pas Frédéric pour ceux qui ne feraient pas trop le distingo!) en se positionnant comme la "belle gueule" de la pâtisserie et en proposant sa variation personnelle de la pavlova a réussi à rendre "sexy" la meringue (loin de l'image de la robe de mariée "meringuée" ;-)).
Et de la meringue de la pavlova à la meringue du vacherin ... il n'y a qu'un pas(vlova!).
On trouve donc maintenant ce vacherin-mécano à la carte de bien des restos : Claire Heitzler le propose à la verveine avec un coulant framboise chez Lasserre, Hélène Darroze l'a décliné pour Noël en version pomme, Lenôtre ou Arnaud Larher en proposent de spectaculaires à consommer chez soi et les glaciers renommés tels que Raimo ou Berthillon en proposent aussi leur version.

Vacherin, le mode d'emploi clé-en-main

Voilà les raccourcis dont je vous parlais tout à l'heure ! (car oui, aussi surprenant que cela puisse paraitre, il y a quand même une certaine cohérence dans ce billet ...). En effet à chaque étape de ce dessert, vous avez la possibilité de faire ... ou de faire faire (dit de manière plus directe, ça donne : d'acheter tout fait ! :-))
Etape 1 : la meringue
Version fast, vous l'achetez chez le boulanger du quartier. Version slow (voire escar-slow !), vous la faites vous-même. L'avantage ? Vous pouvez varier à volonté la forme, la couleur et la saveur !
Etape 2 : la glace
Version fast, vous l'achetez au supermarché ou chez Picard (dans ce cas, il faudra la sortir un peu avant de la travailler pour l'assouplir). Version slow (et très équipé !), vous réalisez votre glace ou votre sorbet home-made avec l'avantage non négligeable de pouvoir frimer.
Etape 3 : la crème
Version fast, vous achetez de la crème chantilly en bombe. Version slow, vous allez traire la vache pour faire votre crème à partir de lait tout frais ! Non, sans aller jusque-là, vous pouvez quand même vous muscler un peu les bras en montant la crème en chantilly de vos blanches mains.
Si on récapitule, ce dessert-mécano vous prendra juste quelques minutes en version fast et ... un peu plus de temps en version slow mais à chaque fois, vous aurez l'avantage non négligeable de pouvoir dire que vous l'avez (plus ou moins) fait vous-même.

vacherinIl n'y a donc plus à trainer des pieds, vous allez tâter (et surtout goûter !) du vacherin cette année.
Et pour les mal-lunés ou ceux qui auraient l'esprit de contradiction, il est tout à fait possible de détourner le vacherin sucré et glacé pour le déguster version chaud et salé (et vive la boite chaude mangée chez Madame Audrey ! :-))

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06 août 2012

Vienne : un goût de reviens-y !

Grüss gott ! (avec le "r" bien roulé à la bourguignonne pour être dans le ton s'il vous plait !)

Vous l'aurez compris, ce billet est le premier d'une trilogie consacrée à .... Vienne ! (en Autriche, pas en Isère, on ne sait jamais je préfère préciser !). Avant de vous parler Sachertorte ou exploration de supermarché (encore très fructueuse !), on va commencer par la base : les bonnes adresses de Vienne.

En effet, si pour vous, la nourriture viennoise rime avec schnitzel, goulash et kaiserschmarrn (vous en trouverez ici une description détaillée), vous n'avez ni tout à fait raison ni tout à fait tort ...

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En effet, au-delà d'une première impression assez lourde et "brute de décoffrage", la cuisine viennoise, si on creuse un peu, est aussi une cuisine qui résulte de différentes influences et propose aussi de vrais bons moments pour "Feinschmecker" (gastronome en français dans le texte !).

Voici donc, si vous vous rendez là-bas, quelques bons plans à goûter absolument !

Cas n°1 : Vous courez la ville, vous avez faim, peu d'argent pour manger (bah oui, il ne fallait pas craquer sur tous les gadgets Sissi !) et surtout vous faites une overdose de saucisses et schnitzels
La bonne adresse : Trzesniewsky
Pourquoi ? Je vous rassure, l'offre est aussi simple et bonne que le nom est impossible à prononcer ! (leur slogan est d'ailleurs : "les canapés imprononçablement bons"). Véritable institution de la ville, cette petite boutique propose depuis plus de 100 ans des petits canapés variés (de la taille de la paume d'une main) pour 2-3 euros. Vous pouvez donc combiner selon vos souhaits tartine nordique au hareng, oignon et saumon fumé; tartine plus méridionale à la concassée de tomate et fromage frais et bien d'autres !

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Cas n° 2: Vous avez décidé de goûter TOUTES les spécialités viennoises et souhaité donc goûter un Tafelspitz mais dans les règles de l'art s'il vous plait !
La bonne adresse : Plachutta
Pourquoi ? Parce que chez Plachutta, le Tafelspitz est roi ! Véritable institution de la ville où se cotoient habitués, touristes et VIP, Plachutta propose en effet une déclinaison de Tafelspitz servis dans les règles de l'art. Bon, je sens que vous commencez sérieusement à vous demander ce que c'est que ce Tafelspitz ... Le Tafelspitz, pour répondre à vos interrogations, est au départ, un peu l'équivalent de notre pot-au-feu, devenu un plat très codifié au 19ème sous l'impulsion de François-Joseph (le mari de Sissi pour les midinettes !). Vous comprenez donc, que pour ne pas avoir un simple plat de viande bouillie, il faut en manger un bon ! Chez Plachutta, d'abord vous avez le choix de votre viande (à l'origine le Tafelspitz est à base d'alloyau. Nous avons pris pour tester un à l'alloyau, un à la culotte de boeuf et un à la langue). Quel que soit le morceau choisi, on vous sert l'ensemble dans une panoplie de casseroles en cuivre : chaque morceau de viande dans une casserole avec bouillon et os à moelle, épinards dans une autre, légumes racines façon rösti dans une troisième, sauce à la ciboulette et raifort aux pommes (très bizare, un peu doux et écoeurant !) dans deux saucières séparées. Le bouillon est excellent, la viande est moelleuse et pas du tout caoutchouteuse, les accompagnements parfaits : on se régale !

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Cas n°3 : Vous êtes amateur d'art et souhaitez vous régaler autant les papilles que les pupilles
La bonne adresse : le brunch dominical du Kunsthistorisches Museum
Pourquoi ? Inconcevable en France, on brunche dans l'équivalent du Louvre, en alternant, comme bon nous semble, visite (digestive) du musée et plats préparés par un des meilleurs traiteurs de la ville. Tout simplement exceptionnel ! Le cadre (sous la spectaculaire coupole du musée), les oeuvres (Arcimboldo, Bruegel, Van Eyck ou Velasquez à gogo) et le buffet (antipasti italiens, gambas poêlées, viandes rôties, risotto, assortiment de salades avec un choix incroyable d'huiles différentes, fromages autrichiens et petites confitures, fruits frais, glaces, gâteaux, ...), valses viennoises en musique de fond. Honnêtement, cela vaut le coup de réserver à l'avance (le brunch est très prisé) pour avoir l'impression de revenir au temps de la cour impériale !

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Cas n°4 : Vous subissez de plein fouet le climat continental et la chaleur écrasante (c'est sûr qu'à Paris on n'est plus trop habitué à passer les 30° !) et vous n'avez qu'une envie : manger glacé !!
La bonne adresse : Eissalon am Tuchlauben
Pourquoi ? Parce qu'à défaut de proposer les meilleures glaces du monde, l'enseigne propose des glaces très bonnes et goûtues, avec des parfums classiques (pistache, noix de coco, amarena, noisettes, cookies, café) mais aussi des parfums plus originaux (figue-fromage blanc, cranberry, orange sanguine, citron vert, noix, mousse au chocolat et même de la glace de cornouilles !). En plus, les prix sont vraiment modestes : cornet 4 grosses boules (minimum vital pour Mlle Moutarde !) pour seulement 3.20 €.

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Cas n°5 : Vous êtes nostalgique de la France et ne souhaitez qu'une chose : du fromage, du vrai (et pas du Südtyroler Käse délactosé ! ;-))
La bonne adresse : Julius Meinl am Graben
Pourquoi ? Julius Meinl est à Vienne, ce que la Grande Epicerie est à Paris : une épicerie haut de gamme qui propose le nec plus ultra des spécialités de chaque pays. Dans un cadre historique, tout de bois sombre et de verre vêtu, vous pourrez donc acheter, entre autres, le meilleur des spécialités italiennes, espagnoles, françaises, allemandes, hongroises, anglaises ou suisses. Petit détail non négligeable, le restaurant "Julius Meinl", rattaché au magasin, compte parmi les 5 meilleurs d'Autriche. Bon évidemment, les prix sont un peu plus élevés que chez Trzesniewsky (et hop ! je l'ai écrit une deuxième fois sans faute !)

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Cas n°6 : Vous voulez ramener des petits souvenirs mais vous n'êtes pas sûr que le diadème en plastique ou les Kleenex Klimt suscitent l'adhésion
La bonne adresse : Haas&Haas
Pourquoi ? Parce qu'ici, c'est la caverne d'Ali Baba de n'importe quelle foodista qui se respecte ! Que des produits 100% autrichiens, une large gamme (huiles, moutardes, sels et sucres, jus, sirops, oléagineux, ...) et de nombreuses choses introuvables en France. Là, je crois que, si je n'avais pas eu la considération bassement matériel du poids des bagages et du transport, j'aurais pu acheter la boutique ! Vous y trouverez entre autres du sirop de baies de sureau, de la moutarde miel-tomates, de l'huile de cumin noir, du sel à l'ail des ours, des amandons d'abricot torréfiés au piment, du pesto de pissenlit, du vinaigre de pomme et de sureau, ...

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Et pour finir, une petite devinette : savez-vous combien de Wiener Schnitzel ont été consommés depuis le 1er janvier à Vienne ? 12 592 743 ! ça laisse songeur ...

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NDLR : merci à M. Black Food qui, grâce à son oeil de photographe et à son super appareil, améliore nettement la qualité des photos des billets sur Vienne !

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03 juillet 2012

Frozen yogurt : la preuve par 3 !

Bon, aujourd'hui parlons peu parlons bien ! (vous me direz qu'il n'y a que moi qui parle ici ...)

On peut le dire l'été food sera définitivement blanc. Pourquoi ? Car, comme vous avez déjà pu le lire dans ce billet, "l'or blanc" est l'ingrédient à mettre sur toutes nos tables estivales. Mais pas seulement ! En effet, le dessert-encas de vos petites pauses d'été a lui aussi de très fortes chances d'être blanc en la personne du ... frozen yogurt ! (yaourt glacé en français dans le texte).

3 éléments clés du frozen yogurt (crédit photo My Berry)

frozen yoghurt1) le yaourt (oui je sais, c'est renversant tellement on ne s'y attend pas !), souvent proposé à 0%. Attention, quand on dit 0%, c'est 0% de matières grasses mais pas 0% de sucre ! (c'est pas du coca-light ...) C'est même souvent assez sucré pour contrebalancer la légère acidité du yaourt que personnellement j'adore
2) des "toppings", c'est à dire des petites touches gourmandes, que l'on va soit mixer directement avec le yaourt pour un effet homogène soit simplement poser dessus pour ponctuer la dégustation d'une petite variété gustative et visuelle. Ces toppings sont aussi nombreux et variés que mes excuses pour ne pas faire le ménage : fruits frais, fruits secs, amandes effilées, morceaux de brownies ou de macarons, bonbons, coulis et tutti quanti !
3) un congélateur (bah oui sinon le "yogurt" il est pas "frozen" !;-)) pour obtenir une texture onctueuse, plus épaisse que le yaourt de base mais moins dure qu'un bloc de glace (plus comme une glace turbinée minute, ferme mais non prise)

 

3 raisons du potentiel foodista
1) c'est glacé et l'été on a - normalement - plus envie de quelque chose de frais que d'un grog !
2) il est entièrement personnalisable (taille, toppings, ...) et peut donc plaire à tous, gros gourmand ou appétit de moineau, fan inconditionnel de junk food ou adepte du "healthy"
3) il permet à chacun de concilier "plaisir de gourmandise" et "conscience nutritionnelle" (oui, je sais ça vole haut sur le blog pour le début des vacances ! ;-)). En d'autres termes, on a le beurre et l'argent du beurre (même si c'est sans matière grasse !) car on se fait un petit plaisir tout en se faisant du bien : c'est un produit laitier (donc du calcium - je pense que si l'EFSA passe par ici elle va avoir un haut-le-coeur tellement je suis free avec les sacrosaintes allégations santé !) et relativement léger. Sur la plage, vous risquez donc moins, toutes choses égales par ailleurs, d'exploser votre maillot de bain avec un frozen yoghurt qu'avec un bon petit donut's au Nutella quotidien !

3 lieux pour le déguster
1) chez My Berry, première chaine à s'être installée en France, qui propose une base de yaourt à 0% à compléter d'un large choix de toppings des plus "sains" (fruits frais) aux plus "junk" (smarties, morceaux de brownies ou de barres chocolatées)
2) chez It Mylk, première chaine française qui, pour se différencier de son concurrent historique, propose non seulement un produit à 0% de matière grasse mais aussi sucré au sirop d'agave et non au sucre blanc basique (meilleur pour la glycémie). It Mylk frappe d'ailleurs très fort cet été en ouvrant des points de vente éphémères simultanément sur le toit des Galeries Lafayette Haussman et à la grande Epicerie de Paris (bon, là on est d'accord, ça nous signe définitivement le produit bobo ! :-))
3) chez soi (et pour vraiment pas cher en plus !) grâce à Pascale et Dorian qui ont élaboré pour Marque Repère  un menu à moins de 4 € par personne avec, en dessert (je vous le donne en mille !) : un "frozen yogurt aux fruits rouges et à la menthe".

3 raisons de ne pas attendre pour en manger
1) le retour des beaux jours est enfin annoncé
2) les produits laitiers sont nos amis pour la vie comme dirait la pub
3) c'est une glace et, comme toutes les glaces, si vous attendez pour la manger, elle fond !

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25 mai 2012

Bac à glaces : jamais 2 ... sans 3 !

Si vous lisez régulièrement ce blog, je pense que vous avez dû comprendre que je ne refuse jamais une petite (soyons honnête, même plutôt une grosse!) glace. Je commence donc à avoir testé un certain nombre de glaces, industrielles ou artisanales, classiques ou originales, grand public ou plutôt gastronomiques. Que ce soit une coupe duo tentation chez Häagen-Dazs, une glace turbinée minute chez Piège, un cône chocolat/pistache chez Picard ou une glace ricotta de brebis/écorces d'oranges confites chez Grom, croyez-moi, je ne laisse jamais à la glace le temps de fondre !

DSCN1537Et il y a une adresse que j'affectionne tout particulièrement et dont je vous ai déjà parlé ici et : le bac à glaces.
Pourquoi ? Car chacune de leurs glaces est un petit bijou de gourmandise. Honnêtement, ici on ne vient pas pour manger quelque chose de rafraîchissant et d'agréable mais pour manger quelque chose d'extrêmement bon avec lequel on se régale vraiment. Pourquoi ? Car Maria, la maitre-glacière, élabore chaque parfum comme les grands pâtissiers élaborent leurs pâtisseries : en sélectionnant les meilleurs ingrédients, en travaillant les textures (et oui, toutes ses glaces n'ont pas la même texture !) et surtout en pensant véritablement une architecture de goût pour chacune de ses créations. Bien plus qu'une glace, on a l'impression de manger un dessert gastronomique et gourmand (oui je sais, j'insiste beaucoup mais c'est parce que c'est vraiment unique !).

Ainsi, quand Maria m'a annoncé que 5 nouveaux parfums pointaient le bout de leur nez pour cet été, je me suis empressée d'aller les goûter ! C'est donc à nouveau accompagnée de l'As des As que j'ai dégusté ces nouveaux parfums (mais pas que !) avec les explications de Maria sur sa démarche et sur son travail.

DSCN1538 Avant ... après ! DSCN1543 

Premier sorbet à se laisser déguster : sorbet "Ma Chérie" (non photographié, je l'ai mangé trop vite !)
Je pense que vous avez deviné le parfum de ce sorbet non ? Il s'agit effectivement d'un sorbet griottes et kirsch avec de fins copeaux de chocolat. Ce qui est assez incroyable, c'est qu'en le mangeant, on ne ressent que la griotte et le kirsch (généreux d'ailleurs sur le kirsch, hips !). Les copeaux de chocolat sont en effet tellement fins qu'on ne les sent pas sur la langue. Par contre, une fois cette sensation glacée de griotte passée, quand nos papilles commencent à se réchauffer, le chocolat les enrobe alors de sa chaude rondeur. C'est très impressionnant comme la succession des goûts est parfaitement orchestrée.

Deuxième sorbet à entrer en scène : sorbet fromage blanc citronné (en blanc à gauche)
Oui, vous avez bien lu, il s'agit d'un sorbet au fromage blanc et non d'une glace au fromage blanc. Le résultat en est d'autant plus agréable car il en ressort une très grande sensation de légèreté et de fraîcheur. Le citron (pressé et coupé en zestes ultra-fins) complète parfaitement le fromage blanc pour prolonger cette sensation en bouche. On a ici véritablement un "double effet kiss-cool" : fraîcheur du fromage blanc acidulé prolongée par la fraîcheur acidulée du citron. Pour les amateurs de glace au yaourt et de ce petit goût si caractéristique, c'est un parfum à goûter absolument !

Troisième nouveauté de cet été : une glace à la chicorée (en haut à droite)
Autant vous l'avouer, au départ, je ne suis pas fan de la chicorée car j'ai du mal avec son amertume parfois un peu trop présente. Dans cette glace, faite à partir d'une infusion de feuilles de chicorée, on ne retrouve heureusement que la saveur si particulière de cette plante sans son amertume. Cette glace, avec son goût tirant presque sur le carambar est très étrange. En effet, ce n'est pas ma préférée mais elle a quand même un goût de "reviens-y" indescriptible ...Je pense du coup que les vrais "nordistes" élevés à la chicorée dès le biberon en raffoleront !

Quatrième parfum de cette collection d'été ? Un sorbet chocolat/praliné avec des éclats de noisette caramélisés (on ne bave pas devant son écran !!) (en haut à gauche)
Fabriqué à partir de chocolat et praliné Valrhona, ce sorbet représente pour Maria la concrétisation glacée d'un délice d'enfance. L'association fait bien entendu mouche et le praliné est dosé avec parcimonie pour être présent sans être écoeurant. On a ici une saveur classique et réconfortante mais pas enfantine ! En effet, avoir travaillé les parfums en sorbet et non en glace leur donne beaucoup plus de caractère (la douceur du lait à tendance à diminuer l'intensité des parfums originaux) et fait toute l'originalité de cette saveur par rapport à ce que l'on peut voir chez beaucoup d'autres concurrents ...

Et enfin, last but non least : un sorbet à la pâte d'amande (en blanc à droite)
Mon coup de coeur absolu, un truc incroyable à tomber par terre et à lécher jusqu'à la moindre goutte du pot !
Honnêtement, et je pèse bien mes mots, ce parfum est véritablement UNIQUE.
Pourquoi ? Car il ne s'agit pas d'une n-ième glace à l'amaretto ni au lait d'amande ni même, encore pire, à l'arôme d'amande (parce que dans ce cas-là on a vraiment l'impression de manger de la colle Cleopatra !) mais d'un sorbet à la pâte d'amande, c'est à dire un sorbet qui a non seulement le goût mais aussi la texture d'une excellente pâte d'amande. C'est vraiment très impressionnant : les amateurs de pâte d'amande (comme moi!) adorent mais, là où c'est encore plus fort, c'est que même ceux qui ne sont pas très fans (comme l'As des As) la trouvent excellente.
Pour parvenir à cette incroyable sensation de manger une pâte d'amande glacée qui fonde véritablement en bouche, Maria a travaillé avec deux pâtes de chez Valrhona : une à 70% qui apporte le goût et l'autre à 20% qui apporte la texture caractéristique et légèrement friable de la pâte d'amande, les 2 s'équilibrant niveau sucre.

Et comme on est hyper gourmand, Maria a continué, au fil de la discussion, à nous faire goûter différentes saveurs dont voici un petit aperçu :
- glace menthe fraiche et pépites de chocolat (au centre) : incroyablement frais même si on ne sent pas trop le chocolat (on a plus l'impression de mâcher des feuilles de menthe glacée). Je vois très bien cette glace déclinée en salée avec des morceaux de tomates séchées pour les apéros d'été
- sorbet abricot-thym (en bas) : top de chez top (je vous avais déjà dit dans un précédent billet que Maria excellait dans les alliances fruits/plantes aromatiques). Préparé à base de pulpe d'abricot et d'infusion de thym frais (pour restituer au mieux toutes les saveurs de cette plante), l'accord est délicat, délicieux et raffiné
- sorbet fraise-menthe : très bon (oui, je sais, je me répète un peu beaucoup dans ce billet !). Fraîcheur de la menthe d'abord suivie ensuite du goût et de la saveur sucrée de la fraise. Ce qui est frappant, c'est que chaque parfum est parfaitement restitué, ni atténué ni déformé ...
- glace à la réglisse : très étrange, le goût des bonbons Batna. A mon avis, c'est comme la glace à la chicorée, si c'est un souvenir d'enfant, on devient addict

et puis aussi, (pour la route !), une glace pistache et un sorbet noix de coco tout aussi excellent.

DSCN1536Alors que dire pour conclure ?
Eh bien qu'en sortant nous étions absolument incapables de ne choisir qu'un seul parfum tant le niveau est élevé (surtout qu'on se souvenait aussi des parfums dégustés les fois précédentes !)

Donc en un mot, à pied, en voiture, à vélo ou en trotinette, courez-y avant que je n'ai tout pris ! :-)

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14 avril 2012

Clasico Argentino : le samedi c'est resto !

Après le Mexique dans le dernier billet, je vous propose de continuer notre exploration du territoire latino-américain avec un arrêt ... en Argentine !

En effet, depuis quelques temps une adresse revenait fréquemment à mes oreilles : Clasico Argentino. Des avis plutôt positifs ici ou , un article dans Madame Figaro, un autre dans A nous Paris, un corner éphèmère à la Grande Epicerie : il n'en fallait pas plus pour que Mlle Moutarde se décide à aller tester par elle-même ces fameux empanadas, accompagnée bien sûr du meilleur goûteur depuis celui de la reine Cléopâtre, j'ai nommé : l'As des As !

Clasico Argentino : c'est quoi le propos ?
Avant d'aller tester une nouvelle adresse gourmande, j'aime bien me documenter un peu à son sujet pour mieux comprendre le concept et les intentions qui se cachent derrière l'enseigne. Pour Clasico Argentino, le principe est simple (et complexe en même temps !): nous faire découvrir le meilleur de l'Argentine, à savoir les empanadas et les glaces. Ici (ça peut paraitre évident mais je préfère le préciser) uniquement du frais, du fait maison et de la top qualité. Réservation est donc prise, nous voilà prêts à nous frotter à la cuisine argentine !

Clasico Argentino : qu'est ce qu'on y mange de beau ?

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Bien évidemment des empanadas ! (ceux qui veulent manger autre chose doivent passer leur chemin, on retrouve ici aussi le concept d'une enseigne mono-thématique). Pour nous faire une opinion, nous les avons presque tous goûtés (viande de boeuf, maïs parfumé à la coriandre, fromage-oignon, thon, poulet, jambon-fromage et saucisse argentine) accompagnés d'une salade. Détail amusant, tous les empanadas arrivent sur une grande planche en bois. A vous ensuite de reconnaitre vos moutons en fonction du feston différent suivant les variétés ! Globalement, l'ensemble est agréable à grignoter : une pâte fine et légèrement croquante et une garniture généreuse. Certains sont vraiment très bons (celui à la viande est bien épicé, celui au poulet a de la mâche, le mélange thon et câpres passe bien et celui à la saucisse est très parfumé) mais d'autres plus décevants (celui au maïs ne sent pas la coriandre et l'oignon-fromage est plutôt fade ...). Point positif, la salade servie en accompagnement a du caractère : un grand bol de roquette (pas une énième salade en sachet) bien assaisonée et vinaignée.
Après les empanadas, place à la glace ! Vous commencez à me connaitre : j'adore la glace et je me réjouissais donc de goûter les spécialités de la maison : dulce de leche (la glace culte en Argentine), sabayon, crème glacée de chèvre et crème de citron. Petite déception : deux parfums sur les quatre manquent à l'appel ... J'ai donc finalement pris 3 boules (sabayon, dulce de leche et mangue) et l'As des As a pris une valeur sûre : la coupe tout choco ! Pour avoir goûté beaucoup de glaces, j'ai trouvé que celles-ci étaient bonnes ... mais pas non plus transcendantes (il faut dire que je n'ai pas pu goûter celle que je m'intriguais le plus : la glace au chèvre !). Simplement bonnes (vous allez me dire que c'est déjà pas mal !). Petit détail amusant : la glace au chocolat a un goût de crème Mont-Blanc au chocolat.

Alors, Clasico Argentino, on y go ?
Moui ... Disons que si vous passez à côté, c'est une adresse à aller tester pour un repas rapide et original. Par contre, je ne vous encouragerai pas à traverser tout Paris (même si la faim peut parfois justifier les moyens ! ;-)). Deux petits bémols cependant : les prix qui ont tendance à s'envoler rapidement à la carte (chaque empanadas est à 4 €) et l'ambiance pas forcément très chaleureuse (service correct mais sans plus et cadre sans âme).

Pour finir, si vous y allez, j'espère que l'empanadas ne vous laissera pas de glace !

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03 avril 2012

La guerre des glaces saison 2012 : ça va être chaud !

"Y'a plus de saison ma bonne dame !"

C'est peut-être vrai pour la météo (désolée, je ne fais pas encore miss météo !) mais pas pour notre alimentation. En effet, on observe non seulement une préoccupation croissante du consommateur pour le respect de la saisonnalité (pas de fraises en hiver ou de tomates en janvier) mais aussi et surtout des envies différentes selon les saisons (avouez quand même que la fondue savoyarde vous fait moins envie par 35° au mois d'août que par 0° en février !). Ainsi, plusieurs marchés de l'industrie agroalimentaire sont très fortement marqués par la saisonnalité (c'est à dire qu'ils réalisent la majorité de leur chiffre d'affaires sur une seule saison). Des exemples ? Les chocolats à Noël et Pâques, les soupes en hiver et ... les glaces en été !

Pour gagner cette bataille estivale après une saison 2011 en demi-teinte, les marketeurs des grandes marques de glace ont eu l'automne et l'hiver pour concevoir et affiner leurs stratégies et l'arrivée des premiers beaux jours marque le coup d'envoi des offensives pour conquérir les consommateurs ! Au programme ? Une surenchère de nouveaux produits et d'opérations évènementielles pour allécher les consommateurs. Voici donc une galerie (des glaces !) des premières manoeuvres de la grande bataille de l'été ...

glaceHäagen Dazs, moteur du marché et propriété de General Mills, lance le premier l'offensive en février en annonçant pour la saison 2012 non seulement de nouveaux parfums ... mais aussi de nouveaux pots ! En effet, les "cups" historiques ont subi un léger lifting. L'objectif ? Mettre davantage en valeur l'ingrédient et la production française pour monter en gamme tout en gardant les codes historiques de la marque. Les nouveaux pots sont ainsi "bi-phasés" : en haut le motif classique de la marque et toujours les couleurs rouge et or ; en bas un applat blanc qui tranche avec le haut et permet de mieux valoriser l'ingrédient clé de chaque recette. (Au passage, pour ceux qui auraient encore des doutes, Häagen Dazs fait des crèmes glacées - et non des glaces - l'un des ingrédients majeurs est donc ... la crème ! ;-))

Miko, marque du groupe Unilever, réplique ensuite en organisant un bain de foule (au sens propre du terme !) pour déclarer ouverte la saison des glaces. En effet, à l'occasion du passage à l'heure d'été (et surtout grâce à des températures exceptionnellement douces), Miko a invité les parisiens à s'offrir leur premier bain de soleil en piquant une tête dans la Seine le dimanche 25 mars. Evidemment, pour les 100 gagnants recrutés via une opération-buzz sur la page Facebook de la marque, la dégustation des nouveautés est au bout de la baignade ... (une glace pour se réchauffer, y'a pas mieux !)

fairconenight-visuel-web-2012Troisième à entrer dans l'arène, Ben&Jerry's (aussi propriété du groupe Unilever !) avance ses pions aujourd'hui-même avec son évènement annuel : le Free Cone Day. Au programme ? Des dégustations gratuites de glace dans les boutiques en propre de la marque cet après-midi de 13 heures à 19 heures (si vous êtes à Paris, Lyon, Strasbourg ou Bordeaux c'est le moment d'en profiter !). Mais pour aller plus loin que ses éternels concurrents, la marque rend la glace non seulement gourmande et évènementielle mais aussi ... solidaire (en lien avec leur positionnement basé sur le "fair" : fair trade, gimick fair/not fair) ! En effet, ce soir aura lieu la deuxième édition de la "Fair Cone Night" : soirée de concerts très privée en partenariat avec Emmaüs (avec ici aussi un buzz pour obtenir des invitations). Tout pour faire fondre les consommateurs ...

Enfin, last but not least, Magnum (fleuron de la marque Miko et donc d'Unilever - vous suivez toujours ? :-)) va ouvrir un café éphémère à Paris en mai qui se veut être à la pointe de la tendance et dont le lieu est encore tenu secret. On retrouve ici de nouveau l'équation gagnante : glace +  éphémère + buzz.

Lequel de ces mousquetaires remportera la bataille à fleurets mouchetés cette année ? Réponse en octobre ... Pour l'instant, c'est mystère et boule de glace !

Posté par camille syren à 09:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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