23 octobre 2016

Pomme d'amour

Je pourrais commencer ce billet en vous disant que je suis une pomme-pomme girl.
Pas de méprise sur le sujet, aucune reconversion professionnelle en cours, mais tout simplement j’adore les pommes.

Au minimum une par jour (qui éloigne le médecin) voire plus, ratiboisée jusqu’au ras des pépins. Bref, à défaut de pouvoir manger du homard et de la truffe tous les jours (vous ai-je déjà dit que j’aimais le homard ?), je mange des pommes.

Classée parmi les fruits préférés des Français, présente toute l’année, pas fragile ni susceptible, consommée depuis l’Antiquité (voire même depuis Eve très exactement), aussi bien curative (le mot « pommade » vient du fruit qui servait initialement de base à la préparation – c’était la minute culture de ce billet) que vénéneuse, la pomme, c’est un peu le bibelot posé sur la cheminée : on la voit tellement que, finalement, on ne la voit plus.

Mais cette rentrée, Mesdames, Messieurs, votre quotidien va changer. La pomme revient en force et vous allez la voir sous un nouveau jour.

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Alors voici une petite revue des nouveautés façon contrôle de commandes Apple pour faire le Job.

 

pomme

+ G : rechercher à nouveau (ou G comme gastronomie)

La tarte aux pommes, ce basique des basiques, l’équivalent de la petite robe noire des desserts, constitue pour les chefs un challenge constant : comment arriver encore à innover visuellement et gustativement sur cette base de pâte + (crème) + pomme ?

La tarte aux pommes bouquet de rose d’Alain Passard a été la première à vraiment marquer les esprits car elle représentait une véritable évolution sur la forme.
Comme dans l’économie de la mode, cette tarte d’abord exclusivement destinée au restaurant 3* du Chef a suivi le cycle habituel de démocratisation. Elle est désormais commercialisée par Brake en France et de nombreux tutos et recettes circulent sur le net pour la reproduire.

Dans la rubrique haute-gastronomie, celle de Cédric Grolet prend désormais la relève. Bijou de maitrise, de précision et de saveurs, elle ne se trouve pour le moment qu’au Meurice. Rendez-vous dans quelques années au supermarché ?

Enfin, plus abordable, le chef Thierry Marx propose dans sa nouvelle boulangerie une tarte « Maître » : base classique de pâte sablée garnie de pommes sautées. L’originalité réside dans la pâte de macaron pochée au-dessus qui amène des saveurs et des sensations nouvelles.

 

 pomme+ C : copier (ou C comme « C’est moi qui l’ai fait »)

Pour changer de la rituelle tarte aux pommes de maman (Maman, si tu m’entends, je n’ai rien contre ta tarte aux pommes et tout particulièrement ta tarte tatin), voici 3 livres sortis cet automne qui pourront vous faire prendre de la hauteur dans la préparation de vos plats et desserts.

Pour changer le quotidien sans prendre trop de temps ni tout révolutionner, Pommes ! Mes meilleures recettes qui, en plus d’être pédagogique sur les différentes variétés de pommes et leurs utilisations respectives propose des recettes aussi bien salées que sucrées pour être happy avec la pomme (NDLA : excuses sincères pour ce très mauvais jeu de mots mais il fallait que je le dise à un moment ou un autre).

Pour les plus téméraires, Christophe Adam sort lui aussi un livre entièrement consacré à la pomme et intitulé on ne peut plus explicitement Pomme. Au menu ? Les grands classiques (Tatin, Apple Pie) avec les astuces du Chef ou d’autres recettes beaucoup plus créatives et audacieuses (glaçon de pomme, gratin dauphinois de pomme).

Enfin, pour ceux qui préfèrent nourrir leur cerveau que leur estomac, Croquer la pomme de Sylvie Brunel, revient sur la symbolique de la pomme à travers les civilisations (de Newton aux Beatles en passant par Blanche-Neige) et les problématiques auxquelles elle est actuellement confrontée (pesticides, quête de variété idéale, …).

 

pomme + N : nouveau (ou comme nouveautés de supermarché)

Pour les enfants, Monoprix distribue depuis la rentrée, dans certains magasins, des fruits, dont des pommes pour participer au bien manger et à l'éducation au goût. Après l’initiative des stickers à coller sur les pink lady, une nouvelle façon de donner aux enfants haut comme trois pommes le goût et le réflexe d’en manger plus.

Pour les moyens et les grands enfants, Saint Mamet a présenté à l’occasion du SIAL une innovation beaucoup plus rupturiste : Ze Compot. Une véritable compote à boire, façon Yop (et non pas gourde comme la pom’pote jugée trop infantilisante) pour toucher une cible ado/adulte et surtout correspondre à la tendance lourde du nomadisme/snacking en termes d’alimentation.

Enfin, pour les grands enfants (et uniquement pour eux !), Skoll a lancé une nouvelle variante de sa bière avec une aromatisation vodka pomme. Histoire de réconcilier Adam et Eve autour d’une pomme d’une bouteille. 

Le mot de la faim

On l'ignore souvent mais la pomme fait partie de la famille des rosacées au même titre que la cerise ou la rose.
Alors à quand le bouquet de pommes en lieu et place du bouquet de roses ? Beaucoup plus tendance et développement durable ! :-)

Posté par camille syren à 08:30 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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28 février 2012

Y'a pas photo ...

DSCN2465Qui n'a jamais feuilleté un magazine féminin en marmonnant "ah bah merci photoshop !". On le sait, les photos de mode sont souvent retouchées pour nous vendre du rêve plus que la réalité (même si certaines marques commencent d'ailleurs à afficher des campagnes non retouchées comme Séphora par exemple).

Mais il n'y a pas que les photos de jolies gambettes de top models qui sont retouchées : celle de la blanquette ou du cassoulet achetés au rayon "plats préparés" aussi !

Je ne vais pas vous parler ici du métier de la photographie culinaire, véritable art en soi qui mériterait un billet dédié (c'est d'ailleurs le seul secteur de la photographie professionnelle qui ne connaisse pas la crise !) mais bien des photographies alimentaires retouchées.

Au risque de vous faire monter la moutarde au nez, je peux vous dire que les retouches photos des plats sont parfois nécessaires ...
Pourquoi ? Pour deux raisons principales :
1) La nature est injuste pour tout le monde, même pour les aliments ! En effet, certains plats ou aliments sont plus ingrats que d'autres à photographier (sans aucun lien d'ailleurs avec leur goût !). Ainsi, un délicieux boeuf bourguignon longuement mijoté et compoté rendra moins bien en photo qu'un panier de jeunes carottes multicolores ... De manière plus générale, le cuit (car il "amolli" les textures) est plus difficile à photographier que le cru (plus tonique) et certains plats, néanmoins très bons, n'ont pas forcément un visuel appétissant (vous tenez vraiment à ce que je vous mette une photo de boudin noir ou d'andouillette ? ;-))

2) la photographie, même professionnelle, ne parvient pas toujours à restituer la réalité visuelle ou gustative du plat. Les couleurs peuvent par exemple être légèrement modifiées (l'appétissant rouge carmin d'une tomate sortant du four peut apparaitre, sur la photo, plus pâlot ou plus "cramé"). De même les volumes peuvent être écrasés et les belles volutes d'un gratin peuvent paraitre plates et fades)

Dans ces cas-là donc, la retouche est nécessaire car elle n'intervient pas pour enjoliver la réalité mais simplement pour la restituer dans ses différentes dimensions le plus fidèlement possible.

Là où il y a un hic (et pas un clic!), c'est quand les photos, joliment protégées sous la dénommination "photographie non contractuelle", sont mensongères. N'avez-vous jamais acheté un plat en salivant devant le magnifique visuel de paëlla richement garnie et légèrement déchanté un fois le plat déballé devant votre tas de riz où se battent en duel une rondelle de chorizo et un vague morceau de poulet (on ne parle même pas des gambas !) ? 
Si vous voulez en rire, vous consoler en constatant que vous n'êtes pas le seul à vous faire avoir ou vous méfier pour la suite (voire même poster vos propres photos pour vous défouler !), vous pouvez désormais aller sur le site "Photos non contractuelles" qui recensent les différences entre publicité et réalité.

Monoprix, avec ses nouveaux packagings, a tout compris : pas de photos retouchées mais uniquement des textes bien pensés pour nous allécher !

Monoprix, Havas City, packaging, chips     monoprix2     monoprix     monoprix3

Posté par camille syren à 09:55 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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